CHALLENGES

Meurtres et Mojito pour les vacances – challenge autour des softy murders

Le « cosy mystery » est un sous-genre de la fiction policière dans laquelle le sexe et la violence se produisent hors scène, le détective est un détective amateur, et le crime et sa résolution ont lieu dans une petite communauté socialement intime. Le cosy s’oppose ainsi à la fiction dure, qui met en scène la violence et la sexualité de manière plus explicite et centrale dans l’intrigue. J’ai choisi de donner l’appellation « softy murders » pour intégrer plus globalement les romans policiers gentillets, sans effusion de sang afin de pouvoir intégrer, pour ceux qui le souhaitent, les romans d’Agatha Christie et autres auteurs qui écrivent ce genre de romans policiers un peu désuet où la violence et le gore sont totalement absents.

Le challenge se déroulera du 1er juillet au 31 août 2021 et pour pimenter un peu le challenge il y a des catégories dans lesquelles il faut inclure ses lectures pour déterminer quel genre de vacancier on est.

1.quel genre de vacances ?

En solo, en famille ou en groupe style colonie de vacances?

Il s’agit ici de noter si vous avez lu le livre :

  • tout seul dans votre coin
  • en lecture commune avec de 2 à 5 autres personnes
  • en lecture commune avec plus de 5 personnes

2. quelle destination ?

Plutôt France ou à l’étranger?

Il s’agit ici de noter votre lecture en fonction de sa « nationalité »:

  • auteur français ou étranger
  • histoire qui se passe en France ou à l’étranger

On peut même sous catégoriser pour noter le pays pour avoir le circuit touristique mondial nos vacances à la fin du mois d’août.

3. quel paysage?

Ville ou campagne? Mer ou Montagne? en fonction du lieu précis de l’histoire avec la même possibilité de dresser à la fin du mois d’août le circuit touristique national de nos vacances

4. au menu?

Découverte gastronomique ou comme d’habitude?

  • lecture sans rapport avec la nourriture
  • nourriture fort présente (dans le titre ou dans l’histoire)

Plutôt sucrée ou salée?

5. activités?

Pendant les vacances vous préférez :

  • ne rien faire et vous détendre ? (activités détente dans l’histoire)
  • faire des visites culturelles et historiques? (romans dont les histoires se passent à des époques passées, connotation culturelle ou historique dans le titre))
  • faire des activités sportives ? (rythme très dynamique du roman, multiples meurtres dans l’histoire)

6. envie d’y retourner ou pas?

Changer de de lieu tous les ans ou retourner plusieurs fois au même endroit?

  • one shot : tome unique (au moment de la lecture) ou tome 1 d’une série que vous n’avez pas aimé et qui fait que vous n’y retournerez pas
  • on en redemande : tome d’une série que vous aimez.

Chaque roman peut bien évidemment permettre de cocher plusieurs cases.

Pour avoir des idées de lectures qui entrent dans ce genre, je vous encourage à aller voir sur Babelio car il y a une longue liste de romans qui entrent dans la catégorie des softy murders.

J’ai publié sur ma chaîne Youtube une vidéo explicative et où je vous montre ma PAL pour ce challenge (ici)

Rendez-vous fin août pour le bilan de nos vacances.

J’espère que ce challenge vous plaira et que vous serez nombreux à y participer. Venez me dire en commentaire s’il vous tente, si vous y participez. Le # à utiliser sur instagram est #softymurderschallenge.

ROMANCE

Le tatoueur d’Auschwitz – Heather Morris

Le tatoueur d’Auschwitz de Heather Morris paru chez City éditions le 16.05.2018 – 272 pages

Résumé :

Sous un ciel de plomb, des prisonniers défilent à l’entrée du camp d’Auschwitz. Bientôt, ils ne seront plus que des numéros tatoués sur le bras. C’est Lale, un déporté, qui est chargé de cette sinistre tâche. Il travaille le regard rivé au sol pour éviter de voir la douleur dans les yeux de ceux qu’il marque à jamais. Un jour, pourtant, il lève les yeux sur Gita et la jeune femme devient sa lumière dans ce monde d’une noirceur infinie. Ils savent d’emblée qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Mais dans cette prison où l’on se bat pour un morceau de pain et pour sauver sa vie, il n’y a pas de place pour l’amour. Ils doivent se contenter de minuscules moments de joie, qui leur font oublier le cauchemar du quotidien. Mais Lale a fait une promesse : un jour, ils seront libres, deux jeunes gens heureux de vivre ensemble. Deux personnes plus fortes que l’horreur du monde. L’histoire vraie d’un homme et d’une femme qui ont trouvé l’amour au coeur de l’enfer.

Mon avis :

La période de la seconde Guerre Mondiale est une période chère à mon coeur en littérature et je lis tous les romans que je peux trouver qui traitent de ce sujet. Alors quand Le tatoueur d’Auschwitz est sorti il a aussitôt atterri dans ma pile à lire.

Le titre laissait penser qu’on allait découvrir la vie et surtout les sentiments de cet homme qui avait dû marquer ses compatriotes des horribles numéros qui leur rappelleraient toute leur vie par où ils étaient passé. Sauf que le titre est trompeur, il ne s’agit pas ici de savoir qui était le tatoueur d’Auschwitz mais de découvrir comment Lale et Gita se sont rencontrés et comment ils ont vécu leur vie amoureuse pendant cette triste période.

Lale, un déporté, est chargé de marquer à jamais les détenus qui, comme lui, se retrouvent à Auschwitz mais il aurait pu être balayeur ou cuisinier cela aurait été pareil vu qu’on n’a aucune information sur son ressenti d’avoir à accomplir cette sinistre tâche. Un jour, il voit Gita une déportée comme lui et en tombe immédiatement amoureux. C’est leur histoire que l’autrice nous raconte et selon moi ce roman aurait pu s’intituler Lale & Gita tout simplement. Moins accrocheur et moins vendeur, certes, mais tellement plus conforme à la réalité de ce roman.

Ce roman a été critiqué pour son côté trop romancé et force est de reconnaître qu’il ne reflète absolument pas, selon moi, ce qui se passait dans les camps de la mort. Tout est trop superficiel, facile, rapide sans aucun approfondissement des personnages. Je n’ai ressenti aucune empathie pour les deux personnages, certaines scènes sont complètement incroyables tant elles sont peu crédibles et cette histoire entre cet homme et cette femme, sympathique au demeurant, aurait pu être transposée dans un autre univers que cela n’aurait pas dérangé la lecture.

On ne ressent aucune tension, aucune peur, liée à l’endroit où l’histoire se passe.

J’attendais d’en apprendre beaucoup plus sur ce fameux tatoueur, cet homme qui doit inscrire les numéros sur la peau de ces compatriotes et les sentiments que cette horreur provoquait en lui. Je n’ai rien eu de tout ça dans le roman alors qu’en faisant des recherches sur internet je suis tombée sur des interventions de l’autrice elle-même, beaucoup plus explicites sur les sentiments de Lale et que j’aurais tellement aimé lire dans ce roman.

Cet homme, le tatoueur du camp de concentration le plus tristement célèbre, a gardé son secret en sécurité en pensant à tort qu’il avait quelque chose à cacher. Les horreurs de survivre près de trois ans dans un camp de concentration lui ont laissé une vie de peur et de paranoïa. L’histoire a mis trois ans à démêler. L’autrice a dû gagner sa confiance et il a fallu du temps avant qu’il ne soit prêt à se lancer dans l’auto-examen approfondi que certaines parties de son histoire exigeaient. Il craignait d’être considéré comme un collaborateur nazi. Garder le secret, ou ce qu’il a décrit comme un fardeau de culpabilité, protégerait sa famille.

Prasad, Ritu (8 janvier 2018). « Le tatoueur d’Auschwitz – et son amour secret ». BBC News . Récupéré le 8 janvier 2018

Etre le tatoueur signifiait qu’il était « un pas plus loin de la mort que les autres prisonniers » et il a reçu un certain nombre d’avantages tels qu’une chambre simple, des rations supplémentaires et du temps libre une fois son travail terminé. Cette situation « privilégiée » et la façon dont il devait vivre avec n’est pas abordée dans ce roman. Ce roman n’est finalement qu’une romance sur fond très léger de seconde guerre mondiale et même si la fin est un peu plus tendue et prenante, cela n’aura pas suffit à modifier mon ressenti.

Bref, une lecture sympathique si on ne regarde que l’histoire entre Lale et Gita mais pas du tout celle que j’attendais au vu du titre choisi.

Non classé·VIDEOS

YouTube et moi : mon VLOG 100 % lecture

D’origine anglophone, le terme VLOG désigne un contenu de communication à vocation de carnet, de journal ou d’agenda, réalisé sur support vidéo. C’est une succession de mini-reportages spontanés, généralement postés sur réseaux sociaux. C’est un format que j’aime beaucoup regarder sur Youtube mais uniquement dans les domaines qui m’intéressent, à savoir la lecture bien sûr et le tricot. Je trouve cela plus naturel et spontané que les vidéos classiques.

Echanger au fur et à mesure de mes lectures, commencer à exposer mon ressenti en cours de lecture me plaît bien et c’est pourquoi je me suis lancée il y a quelques temps dans cette aventure qu’est le vlogging, j’enregistre des VLOGS uniquement consacrés à la lecture que je mets en ligne en général tous les samedis. Avec cette particularité en ce qui me concerne d’être confortablement assise dans mon canapé, sans autres morceaux ce vie, pour discuter de mes lectures … avec mon téléphone 😉

Parce que je ne vis pas pour créer du contenu sur Youtube, je ne me filme pas quand je marche dans la rue, ni dans les librairies où je peux aller, j’enregistre juste des séquences où je parle de mes lectures, de mes craquages livresques, de mes réceptions de livres et j’y glisse, souvent, du blabla mais toujours sur les livres et la lecture en général.

Ma chaîne est par ici et mon dernier VLOG en ligne est ici. Si cela vous intéresse, passez me faire un petit coucou, ça me fera plaisir et n’hésitez pas à laisser un commentaire pour que l’on puisse échanger et papoter 😉

POLARS/THRILLERS

… Et pour le pire – Noël Boudou

…Et pour le pire de Noël Boudou – éditions Taurnada – 13.05.2021 – 250 pages

Résumé :

Bénédicte et Vincent auraient pu vieillir paisiblement ensemble. Malheureusement, le destin en a décidé autrement, il y a vingt ans…
Vingt ans. Vingt ans à attendre… à attendre que les assassins de sa femme sortent de prison.
Depuis vingt ans, Vincent Dolt n’a qu’une seule idée en tête : venger sa douce Bénédicte…
Depuis vingt ans, seule la haine le maintient en vie.
Mais une vengeance n’est jamais simple, surtout à 86 ans.
Il a vécu le meilleur, il se prépare au pire…

Mon avis :

Noël Boudou est un auteur que j’ai découvert avec la lecture de son précédent roman, Benzos, paru en 2019 chez Taurnada, et que j’avais beaucoup aimé tant pour la plume de l’auteur que pour l’intrigue très bien menée . Alors quand Joël des éditions Taurnada m’a proposé de découvrir son nouveau roman, je n’ai pas hésité une seconde…et je ne regrette absolument pas (comme d’habitude avec les romans de cette maison d’édition) car …Et pour le pire a été un coup de coeur.

Dès les premières pages on s’attache au personnage de Vincent Dolt, ce vieux monsieur de 85 ans qui vit reclus, isolé dans sa maison avec son chien Bill depuis plus de vingt ans après que sa femme, Benedicte, ait été sauvagement assassinée. Les émotions qui nous étreignent à la lecture de ce qui s’est passé il y a vingt ans, la détresse de Vincent qui a perdu celle qu’il aimait, attrapent le lecteur par le coeur et il est impossible de le quitter. Il rumine sa haine, il attend depuis 20 ans que ceux qui lui ont pris ce qu’il avait de plus cher à son coeur sortent de prison pour pourvoir régler ses comptes, il est cynique, son regard sur la vieillesse est truculent, il nous fait sourire souvent par ses petites réflexions. Il m’a énormément fait penser à Clint Eastwood dans le film Gran Torino, c’est lui que j’ai vu dans ma tête pendant toute ma lecture. Bref, ce personnage est tellement attachant et les émotions tellement fortes dès le début que lâcher ce roman est complètement impossible.

Et si le résumé laisse à penser que cette histoire va être cousue de fil blanc, il ne faut absolument pas se fier aux apparences car l’auteur a parfaitement maitrisé l’art des révélations et des rebondissements qui font qu’on a l’impression d’être une boule de flipper, on se prend des taquets qui nous retournent et pimentent cette lecture et lui font prendre une tournure inattendue et surprenante mais tellement addictive. On est complètement pris dans l’histoire et on la dévore pour savoir comment tout cela va finir.

C’est violent, sombre, très émouvant et très bien construit, une très belle réussite. J’ai tout adoré dans cette lecture, tant les personnages forts, les pointes d’humour, les rebondissements qui amènent de la complexité et de la densité à cette intrigue qui se révèle passionnante du début à la fin.

Cette lecture a été un coup de coeur, il est disponible en librairie à partir d’aujourd’hui et je ne peux que vous conseiller de découvrir Vincent Dolt, vous l’aimerez à coup sûr.

Je remercie encore une fois Joël des éditions Taurnada pour sa confiance

BILAN·DIVERS

Ma vie de lectrice et sur les réseaux

Ca fait (trop) longtemps que je n’ai rien publié ici…manque de temps, perte de motivation, préférence pour d’autres réseaux, les raisons sont nombreuses mais ce blog que j’aime, je n’ai pas envie de le laisser à l’abandon, d’autant plus que malgré l’absence de publication, des visiteurs arrivent quand même ici, ce qui me laisse penser que les blogs ont toujours leur utilité.

Une réflexion sur ma vie sur les réseaux s’est donc imposée à moi, d’autant plus qu’en ce moment cette question du « rendement livresque » est apparemment au centre des questionnements de beaucoup de booktubeurs, instagrammeurs et autres « créateurs de contenus » en rapport avec les livres. (je déteste les mots que j’ai mis en gras et italique mais je n’ai pas trouvé d’autres termes). J’ai donc décidé de faire un article sur ma vie de lectrice et sur les réseaux qui vous permettra également me connaître un peu mieux.

Les débuts de ma vie de lectrice

Je lis depuis mon plus jeune âge, en tous cas depuis aussi longtemps que je m’en souvienne. J’ai vécu pendant toute ma jeunesse à la campagne, dans un petit village loin de tout, et il faut bien dire que la lecture s’est imposée comme une activité très ludique pour passer le temps. Je dévorais les romans policiers tels que Le club des cinq, Alice Détective, Michel Thérais. Ma mère était bien souvent dégoûtée car un roman acheté le matin était bien souvent fini dès le soir même. C’est face à cette boulimie livresque qu’elle m’a inscrite à la bibliothèque où je pouvais emprunter tous les livres que je voulais. Un nouveau monde s’est alors ouvert à moi et mon amour pour la bibliothèque est resté intact pendant de très nombreuses années.

A l’adolescence, j’ai découvert les romans d’amour, les fameux romans de la collection Harlequin que ma mère cachait dans sa table de nuit et que je piquais pour les lire en cachette. Le schéma m’étant très vite apparu répétitif et prévisible j’ai abandonné ces romans pour ceux de Barbara Cartland, dont les romans d’amour se déroulant durant l’époque victorienne m’ont passionnée et fait passer de très bons moments de lecture.

Au lycée, ce sont les classiques qui ont rythmé ma vie de lectrice. La dame du CDI était scotchée, c’était la première fois de sa carrière qu’elle devait créer une 2ème fiche emprunteur à une élève de seconde. Bon en même temps j’avais 45 minutes de bus le matin et le soir que je mettais à profit en dévorant des romans tels que L’écume des jours de Boris Vian, Crime et chatiment de Fiodor Dostoïevski, Madame Bovary de Gustave Flaubert, Jane Eyre de Charlotte Brontë et tant d’autres encore.

Pendant cette même période, le genre policier, cher à mon coeur, a pris de plus en plus de place dans ma vie de lectrice. Les romans de Mary Higgins Clark, puis ceux de Harlan Coben sont devenues mes lectures principales même si d’autres lectures trouvaient grâce à mes yeux. C’est aussi à cette époque que j’ai découvert Stephen King dont je dévorais les romans, à la lumière tombante du soir au camping pendant les vacances estivales.

La faculté et le début de ma vie professionnelle ont été des périodes sans lecture, ma vie étant occupée à d’autres préoccupations. Mais cela ne dura que peu de temps et la lecture a fini par reprendre une très grande place dans ma vie pour ne plus jamais disparaître. Je lisais à ce moment là de ma vie uniquement des polars et des thrillers, seul genre qui me passionnait et m’embarquait.

Comment je suis devenue une lectrice éclectique

A force de me cantonner à un seul genre, j’ai fini par me lasser et par ne plus apprécier mes lectures, trouvant les schémas toujours sensiblement identiques. Aussi, pour ne pas me dégoûter complètement du genre, j’ai intégré progressivement d’autres genres à mes lectures. La bibliothèque a eu une grande importance à ce moment là car emprunter mes lectures m’a permis d’oser différentes lectures vers lesquelles je ne serais pas allée si j’avais dû acheter les romans. C’est à cette époque que j’ai découvert la Fantasy et le genre Young Adult. Les histoires de bestioles en tous genres, vampires, loups-garous m’ont embarquée dans un univers complètement différent que j’ai pris énormément de plaisir à découvrir.

Pour diversifier encore plus mes lectures, je me suis tournée également vers la littérature contemporaine, en commençant par des romans très axés sur la période de la seconde guerre mondiale, période que j’affectionne particulièrement (je ferai un jour un article spécial car même là mon parcours livresque a évolué).

Cette diversification avait pour but de pouvoir alterner les genres pour les apprécier chacun à leur juste valeur, sans avoir encore à l’esprit ma précédente lecture, qu’elle soit bonne ou mauvaise.

Ma vie sur les réseaux sociaux

J’ai découvert les blogs quand j’étais enceinte de ma fille en 2010 et là je vais vous raconter une histoire un peu longue (que je suis allée récupérer sur mon tout premier blog 😉 )

Un jour de septembre 2010, enceinte de 7 mois, la sciatique a eu raison de ma capacité à aller travailler et je me suis retrouvée au repos forcé avec comme seule activité possible, la lecture. Et pour choisir un bon livre, quel autre moyen que de feuilleter mon magazine littéraire préféré, Lire. En l’ouvrant, confortablement installée dans mon canapé, mes yeux se posèrent alors sur une étrange publicité en double page :

myboox-2010.jpg

Ni une ni deux, je me suis aussitôt inscrite sur ce site MyBoox (qui n’existe plus aujourd’hui malheureusement). J’y ai rentré les livres que j’avais lus et je me suis lancée dans la rédaction d’avis sur mes lectures. Autant dire que mes premiers essais ne furent pas très travaillés, et je n’atteignais même pas le nombre d’avis positifs me permettant d’être en finale. Mais ma découverte du monde des chroniques littéraires de lecteurs par le biais de ce site m’a entraînée, au gré de mes clics sur des profils de lecteurs, vers la découverte d’autres sites littéraires tels que livraddict et Babelio où j’ai décidé de m’inscrire sous le pseudo de Tigrou4145 (pour le cas où mes avis n’intéresseraient personne) et enfin vers la blogosphère avec la création en janvier 2011 de mon tout premier blog Tigrou4145’s chroniques (le nom est complètement débile mais à l’époque c’était celui que je voulais pour garder l’anonymat)

Il m’aura fallu participer aux deux concours organisés les deux années suivantes pour enfin atteindre le graal, la 2ème année : un an de lecture, 4 livres par mois pendant un an. Autant vous dire que ma PAL a pris une claque monumentale car je continuais à emprunter beaucoup en bibliothèque suivant un adage très personnel selon lequel les livres qui m’appartiennent je peux les lire quand je veux.

Voilà j’étais arrivée sur la blogosphère et j’y prenais goût, à tel point qu’en 2013 j’ai créé un second blog plus en adéquation avec ce que je voulais. Le parloir littéraire est né parce que le nom correspondait mieux à l’univers livresque que je voulais.

A cette époque là, les blogs étaient The moyen de s’exprimer sur ses lectures, de publier des avis et d’espérer se faire repérer par une maison d’édition pour recevoir les fameux SP, ces livres que les maisons d’édition envoient aux blogueurs en échange de chroniques sur les blogs. C’était le graal et j’en rêvais….mais cela ne s’est pas fait. J’ai créé d’autres blogs, me cherchant encore dans ce qui me correspondait le mieux. Jusqu’à la création de ce blog qui me correspond parfaitement et que j’aime même si je ne l’alimente pas de façon régulière.

Car il faut dire que gérer un blog est très consommateur de temps. Entre la rédaction d’un article, la mise en page qu’on veut toujours jolie, la publication et la mise en avant sur les réseaux et différents sites, on y passe un temps fou….un temps qu’on pourrait passer à lire… pour au final être parfois blasé de voir que tous nos efforts ne sont pas récompensés comme on l’espérait (peu de visites, pas ou peu de commentaires). On ne va pas se le cacher, c’est démotivant de passer du temps à faire tout ça quand derrière le résultat attendu n’est pas au rendez-vous.

Ma vie aujourd’hui sur les réseaux

Instagram, son instantanéité, la rapidité, la facilité d’utilisation avec son téléphone, le plus grand nombre d’échanges grâce aux commentaires, est devenu mon réseau social de prédilection, celui où je suis la plus active. J’aime partager mes avis, essayer de prendre des photos assez jolies même si je ne suis pas une pro, j’aime lire les avis des autres lecteurs et je peux vous dire que la perte de contrôle totale de ma PAL est due en grande partie à ce réseau. Voir les avis des autres, tous ces livres qui défilent sur mon feed, j’ai envie de tout lire et du coup j’achète, parfois de façon compulsive, tous les romans qui me font envie…pour qu’ils attendent ensuite dans ma PAL.

La discussion du moment sur le « rendement livresque et le rythme de lecture » qui circule sur les réseaux tend à s’interroger sur notre (sur)consommation livresque motivée par la nécessité de publier sur Instagram. Il est clair qu’Instagram a eu une influence sur ma frénésie d’achat mais pas dans le but de publier sur Instagram puisque pour moi Instagram est un moyen de partager ma passion et mes avis sur mes lectures. Je suis passionnée de lecture, je lis et je partage sur Instagram. Pas l’inverse. Publier sur Instagram n’est pas mon but et la lecture et le partage d’avis les moyens d’avoir du contenu à publier. Mais il est clair que mes achats livresques sont très fortement influencés par les avis vus sur Instagram. Ma PAL est devenue complètement hors de contrôle et je dois agir la dessus car outre que la place va commencer à me manquer, trop de livres sont en attente d’être lus depuis trop longtemps.

Youtube me faisait de l’œil depuis longtemps, j’adore regarder les points lecture, les book haul, TAG et autres vidéos livresques des booktubeurs. J’avais peur de me lancer, déjà parce que je déteste ma voix en vidéo, et parce que je me sentais moins à l’aise à l’oral qu’à l’écrit. Et puis j’ai fait quelques vidéos IGTV sur Instagram que j’ai bien aimées faire. Sauf que sur Instagram on est limité à 15 minutes et que c’est parfois trop court (je suis très bavarde, il n’y a qu’à voir la longueur de cet article). Les VLOGS sont des formats de vidéo qui me plaisent beaucoup parce que le principe d’enregistrer des séquences de vidéo qu’on met ensuite bout à bout pour en faire une vidéo unique me plait énormément. J’aime échanger au fur et à mesure de ma lecture et je ne peux pas le faire sur Instagram car les stories sont trop compliquées à gérer pour moi.

Je me suis donc lancée récemment sur Youtube (lien ici) en publiant des VLOGS (le dernier ici) que j’enregistre du lundi au vendredi et où je peux parler de ma lecture en cours au fil des jours, donner mon avis final et montrer les livres qui arrivent dans ma PAL. C’est un format qui me convient bien même si je ne suis pas sûre qu’on puisse parler vraiment de VLOG puisque je suis assise tranquillement sur mon canapé et que je parle à mon téléphone ;-). Je prends plaisir à tourner les séquences et à parler de mes lectures en cours de route (même si du coup l’échange est limité puisque je parle toute seule à mon téléphone mais au moins je peux formuler mon ressenti et ça m’aide pour la rédaction de mon avis final) et je trouve que cela complète bien mon compte Instagram où je mets mes avis en fin de lecture.

J’étais partie dans l’idée de laisser tomber le blog mais je me suis rendue compte qu’il y avait quand même des gens qui venaient lire mes articles et que finalement laisser une trace écrite sur ce blog était quand même utile et pouvait apporter quelque chose. Moi la première quand je veux des avis sur un livre je tape le titre dans Google et même si Babelio arrive en bonne position et permet de voir de nombreux avis d’un seul clic, j’aime faire défiler les résultats Google et cliquer sur des articles de blog. Il faut juste que je retrouve un rythme et une organisation qui me permette de gérer le tout.

En attendant de voir de nouveaux articles publiés sur ce blog, vous pouvez toujours suivre mes avancées livresques soit sur Instagram (sandrine_bouquine) soit sur Youtube en regardant mes VLOGS

Si vous êtes arrivés jusque là merci de m’avoir lue jusqu’au bout, n’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me dire si cet article vous a plu… ou pas, pour me dire quel est votre rapport aux réseaux sociaux, bref pour échanger tout simplement.

COUP DE COEUR·LITTERATURE CONTEMPORAINE

Les lendemains – Melissa Da Costa

Le lendemains de Mélissa Da Costa paru chez Albin Michel le 26.02.2020 et disponible chez Le livre de poche depuis le 3.02.2021 – 352 pages

Résumé :

Ce que la vie prend, elle le redonne aussi.

Amande ne pensait pas que l’on pouvait avoir si mal. En se réfugiant dans une maison isolée en Auvergne pour vivre pleinement son chagrin, elle tombe par hasard sur les calendriers horticoles de l’ancienne propriétaire des lieux. Guidée par les annotations manuscrites de Madame Hugues, Amande s’attelle à redonner vie au vieux jardin abandonné. Au fil des saisons, elle va puiser dans ce contact avec la terre la force de renaître et de s’ouvrir à des rencontres uniques. Et chaque lendemain redevient une promesse d’avenir.

Mon avis ;

L »année dernière, j’avais découvert cette autrice avec Tout le bleu du ciel et cette lecture avait été merveilleuse. Les lendemains son second roman venait de sortir en grand format et même si j’avais très envie de le lire, ma maniaquerie des mêmes formats m’avait poussée à attendre la sortie en poche….mais ne voyant rien venir, quand je suis tombée il y a peu de temps sur le grand format d’occasion, j’ai craqué. Et j’ai profité de sa sortie, en ce mois de février, chez Le livre de poche, pour le sortir de la PAL. Et une nouvelle fois cette lecture a été merveilleuse.

Cette autrice est exceptionnellement douée pour faire passer les émotions dans sa plume et dans ses histoires qui peuvent paraître « simples » mais qui en fait sont très profondes. Ici il est question du deuil et de la façon dont chacun le vit.
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Amande a vécu un drame qui l’a anéantie et qui l’a poussée à tout quitter pour s’isoler dans une vieille maison loin de tout en pleine nature et laisser libre cours à son chagrin.

« Il n’y a plus d’heures. Il n’y a plus de dates. Désormais, il n’existe que des prochainement, des plus tard. Plus de jours, plus de nuit non plus. Juste moi dans cette maison silencieuse et mon chagrin ».

On est page 19 et autant vous dire j’étais déjà embarquée, attachée à Amande et triste pour elle. Et puis cette vie toute simple qui défile jour après jour, petit pas par petit pas, en cultivant ce jardin en friche pour lui redonner sa beauté d’antan saura-t-elle sauver Amande, la faire reprendre goût à la vie?
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J’ai adoré cette histoire, suivre Amande dans son cheminement, se laisser apprivoiser par un chat, faire des tartes aux pommes, des choses toutes simples mais qui m’ont énormément plu. On ne s’ennuie jamais, c’est un vrai bonheur de vivre avec Amande au milieu de la nature et d’espérer pour elle un avenir plus apaisé et une renaissance, un monde fait à nouveau de beaux lendemains.
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Tout en douceur, avec une plume magnifique, fluide et très porteuse d’émotions, l’autrice nous emmène en pleine nature au milieu des fleurs et des arbres où il est question de  » faire renaître la vie sur une terre stérile et depuis longtemps abandonnée « . Et c’était superbe.
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J’ai été conquise par cette lecture et je vous conseille vivement de partir à votre tour avec Amande dans sa maison au fin fond de la campagne. Vous ne serez pas déçus par le voyage.

JEUNESSE

Mort et déterré – Jocelyn Boisvert

Mort et déterré de Jocelyn Boisvert paru chez Fleurus le 12.02.2021 – 304 pages

Résumé :

Yann Faucher, 14 ans, a la mort devant lui !
Fauché par un 35 tonnes, mort et enterré et pourtant toujours conscient, Yann croupit au fond de son cercueil en essayant de comprendre pourquoi il ne sombre pas dans le repos éternel…
Jusqu’au jour où, par miracle, il parvient enfin à sortir de sa tombe !
Son premier réflexe ? Retrouver sa famille qu’il a imaginé continuer à vivre paisiblement. Sauf que la réalité est tout autre : ses parents, bouleversés par la mort de leur fils, sont au bord du divorce ; son petit frère s’est replié dans le silence et sa soeur aînée, autrefois si épanouie, est devenue pleine de colère et de rancoeur.
Yann doit à tout prix les aider à retrouver le goût de vivre !
Qui a dit qu’il fallait être vivant pour sauver sa famille ?

Mon avis :

Je l’avais repéré sur Instagram alors imaginez ma joie quand la maison d’édition me l’a proposé en SP…. je me suis empressée d’accepter et ce fût une très belle découverte.

Yan Faucher, jeune adolescent de 14 ans, se fait faucher par un poids lourd et au lieu de rejoindre le royaume des morts, il devient un zombie qui un an après sa mort, ressort de son cercueil. Il découvre alors que sa famille, ses parents, sa grande sœur et son petit frère ont très mal vécu sa disparition. Voulant absolument leur redonner le sourire et le goût à la vie, il va se heurter à moultes difficultés inhérentes à son nouveau statut.
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Le lecteur se retrouve alors embarqué dans une folle aventure, rocambolesque, aux multiples rebondissements. C’est bourré d’humour et de situations cocasses, c’est bien écrit, ça se lit tout seul et on passe un excellent moment de lecture.
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L’auteur traite très adroitement le thème du deuil, les différentes façons dont chaque membre de la famille l’appréhende, les conséquences de cette perte d’un être cher encore plus émouvante quand il s’agit d’un enfant. Sans tomber dans le larmoyant, au travers d’une histoire moderne et un brin loufoque, l’auteur a réussi le pari de nous offrir une histoire drôle et émouvante à la fois.
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J’ai beaucoup aimé cette lecture, malgré mon grand âge, et je ne peux que vous recommander de suivre Yan dans son périple zombiesque, vous passerez assurément un très bon moment.

Je remercie les éditions Fleurus pour leur confiance

LITTERATURE CONTEMPORAINE·PREMIER ROMAN

Canyons – Samuel Western

Canyons de Samuel Western paru chez Gallmeister le 6.06.2019 – 224 pages – traduction Juliane Nivelt

Résumé:

Idaho, 1970. Ward, sa petite amie Gwen, et Eric, le frère jumeau de cette dernière, partent chasser sous un ciel d’azur. La vie semble sourire à ces trois jeunes gens insouciants à peine sortis de l’adolescence. Mais par un coup cruel du destin, Ward tue accidentellement Gwen et anéantit ainsi à tout jamais leur avenir. Vingt-cinq ans plus tard, Ward, abîmé par l’alcool et hanté par le passé, recroise la route d’Eric. Sa rage intérieure a consumé son talent de musicien et fait le vide autour de lui. Le moment est désormais venu pour chacun d’affronter ses démons, et Ward invite Eric à une partie de chasse dans son ranch au pied des Bighorn Mountains. Les deux hommes se préparent alors à une nouvelle expédition : Ward espère y trouver sa rédemption, Eric sa vengeance.

Mon avis :

Tout commence par un terrible accident de chasse, terrible car tellement stupide…un fusil dans une main, chargé, un doigt qui appuie accidentellement, bêtement sur la détente, et malheureusement la tête de Gwen dans la ligne de mire. Voilà ce qui est arrivé lorsque Gwen, son frère jumeau Éric et son petit ami Ward étaient tous les trois, pour la dernière fois…de la vie de Gwen.
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Ce drame a eu un impact considérable sur la vie d’Éric, musicien talentueux qui a sombré. Ward ne s’en est guère mieux sorti même s’il s’est marié et a eu des enfants, son acte dramatique est resté dans ses pensées. Quand les 2 hommes se retrouvent 25 ans plus tard et décident de partir ensemble pour une chasse au cerf, que va-t-il se passer?
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J’ai globalement bien aimé cette lecture où on voit évoluer les sentiments des 2 hommes, cette histoire où la nature joue aussi un rôle. Entre vouloir tuer et pouvoir passer à l’acte il y a une différence. Cette expédition à la chasse au cerf est une occasion pour les 2 hommes de se retrouver, de s’expliquer et comme ils n’ont pas le même but, ce périple est source de tension.
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Cela étant je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, si au début Eric m’a touchée, ce sentiment a été trop fugace et au final je suis ressortie de ma lecture assez mitigée dans mes sentiments. J’ai bien aimé mais j’ai trouvé que ça restait assez superficiel. Il m’a manqué un petit quelque chose pour faire de cette histoire une excellente lecture. Elle restera dans mes souvenirs une lecture sympathique mais sans plus.

COUP DE COEUR·HISTORIQUE·LITTERATURE CONTEMPORAINE·PREMIER ROMAN

L’hiver de Solveig – Reine Andrieu

L’hiver de Solveig de Reine Andrieu chez Préludes le 10.02.2021 – 448 pages

Résumé :

Été 1940. Dans la France occupée par les Allemands, les habitants sont contraints de donner gîte et couvert à l’ennemi. À Lignon, paisible bourg du Bordelais, les Lenoir, une famille de notables, doivent héberger Günter Kohler. Passée sa répulsion première, Noémie, la jeune épouse, éprouve une violente attirance pour l’adjudant qui vit désormais sous leur toit.
Printemps 1946. La guerre est terminée, mais elle a laissé derrière elle son lot de malheurs, et de nombreux déplacés. Parmi eux, une fillette, retrouvée assise sur un banc, dans un village non loin de Bordeaux. Qui est-elle ? d’où vient-elle ? et pourquoi semble-t-elle avoir tout oublié ? Justin, un gendarme de vingt-quatre ans, décide de la prendre sous son aile et de percer le mystère qui l’entoure.

Mon avis :

Ce roman il m’avait tapé dans l’œil dès que la maison d’édition en avait parlé sur Instagram en novembre dernier et j’attendais février avec impatience pour découvrir cette histoire sur un de mes thèmes préférés de lecture. Alors quand la maison d’édition me l’a proposé en service presse, c’était à nouveau Noël pour moi. Et je n’ai du tout été déçue après sa lecture.

Alternant des périodes pas si éloignées et les personnages, l’autrice nous offre une magnifique histoire, prenante et passionnante sur la seconde guerre mondiale.
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La parole est donnée à chaque personnage et c’est très agréable d’avoir les pensées de chacun des protagonistes. On se retrouve pris dans une intrigue savamment orchestrée où la tension s’amplifie au fil des pages et de l’écoulement du temps qui fait se rapprocher les deux « périodes » principales de cette histoire.
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L’aspect historique est très bien mené, on est vraiment immergés dans cette horrible période, on vit avec les personnages les événements qui se déroulent, on tremble avec eux car on sait qu’il va se passer quelque chose de dramatique mais dont on ignore encore tout.
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J’adore ce genre de romans où on est plongés au milieu d’une énigme, où on cherche nous-mêmes à trouver la solution et où on tourne chaque page avec frénésie parce que l’histoire est palpitante, parce que plus on avance plus on se rapproche du dénouement.
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Porté par une très belle plume, très agréable à lire, offrant une intrigue riche, dense et passionnante, ce roman se dévore d’une traite. Le commencer c’est accepter de ne pas pouvoir le lâcher avant la fin tant les personnages sont attachants.
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J’ai vraiment adoré cette lecture, c’est un coup de cœur que je vous recommande vivement de découvrir dès le 10 février 2021 en librairie.

Je remercie Maud des éditions Préludes de m’avoir envoyé ce roman dont j’attendais la parution avec impatience.

HISTORIQUE·POLARS/THRILLERS

Les suppliciées du Rhône – Coline Gatel

Les suppliciées du Rhône de Coline Gatel paru le 6.02.2019 chez Préludes – 448 pages

Résumé :

Lyon,1897. Alors que des corps exsangues de jeunes filles sont retrouvés dans la ville, pour la première fois des scientifiques partent à la recherche du coupable, mettant en pratique sur le terrain toutes les avancées acquises en cette fin de XIXe siècle. Autopsies des victimes, profils psychologiques des criminels, voilà ce que le professeur Alexandre Lacassagne veut imposer dans l’enquête avec son équipe, mais sait-il vraiment ce qu’il fait en nommant à sa tête Félicien Perrier, un de ses étudiants aussi brillant qu’intrigant ? Entouré d’Irina, une journaliste pseudo-polonaise, et de Bernard, un carabin cent pour cent janséniste, Félicien va dénouer, un à un, les fils enchevêtrés de cette affaire au coeur d’un Lyon de notables, d’opiomanes et de faiseuses d’anges.
Jusqu’à ce que le criminel se dévoile, surprenant et inattendu, conduisant le jeune médecin au-delà de ses limites.

Mon avis :

Les suppliciées du Rhône est un savant mélange de polar et d’historique qui donne un roman passionnant et instructif.
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Pour le côté intrigue, des jeunes femmes sont retrouvées mortes après avoir subi, toutes, d’atroces mutilations. Deux jeunes étudiants en médecine légale, Félicien et Bernard, sont chargés de mener l’enquête pour trouver le coupable. Et c’est là qu’entre en scène le côté historique de cette histoire car nous sommes en 1897 et pour la première fois ce ne sont pas des policiers qui vont enquêter mais des médecins légistes. Avec leurs techniques particulières, toutes les connaissances acquises, ils vont se baser sur la science et les constatations sur les scènes de crime pour essayer de résoudre cet énigme. Entre prises d’empreintes, techniques pour savoir si un cheveu est celui d’une femme ou d’un homme, autopsies et détermination de l’heure du décès, nous sommes au tout début de la naissance de la criminologie, et c’est passionnant.
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Il y a aussi, Irina, une journaliste qui se joint à eux. Indépendante, n’ayant pas froid aux yeux, elle incarne le côté féminin de cette histoire et illustre la façon dont les femmes étaient considérées à cette époque où porter un pantalon pour une femme exigeait d’être titulaire d’un certificat de travestissement !!!
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L’autrice a su entremêler tous les aspects pour nous offrir un polar historique haletant, avec des indices, des pistes, des rebondissements et des questions qui tout en baladant le lecteur, donnent l’impression de participer activement à l’enquête. J’ai beaucoup aimé me forger des impressions…fausses bien sûr…et me faire surprendre par le final de cette histoire.
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Il n’y a rien à redire, ce roman policier est vraiment très bon, porté également par une très belle plume, et j’ai passé un excellent moment de lecture.
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Coline Gatel entre dans ma liste d’autrices à suivre et j’ai hâte de lire son prochain polar qu’elle m’a annoncé être prévu pour le mois de mai 2021 .