BILAN·DIVERS

Ma vie de lectrice et sur les réseaux

Ca fait (trop) longtemps que je n’ai rien publié ici…manque de temps, perte de motivation, préférence pour d’autres réseaux, les raisons sont nombreuses mais ce blog que j’aime, je n’ai pas envie de le laisser à l’abandon, d’autant plus que malgré l’absence de publication, des visiteurs arrivent quand même ici, ce qui me laisse penser que les blogs ont toujours leur utilité.

Une réflexion sur ma vie sur les réseaux s’est donc imposée à moi, d’autant plus qu’en ce moment cette question du « rendement livresque » est apparemment au centre des questionnements de beaucoup de booktubeurs, instagrammeurs et autres « créateurs de contenus » en rapport avec les livres. (je déteste les mots que j’ai mis en gras et italique mais je n’ai pas trouvé d’autres termes). J’ai donc décidé de faire un article sur ma vie de lectrice et sur les réseaux qui vous permettra également me connaître un peu mieux.

Les débuts de ma vie de lectrice

Je lis depuis mon plus jeune âge, en tous cas depuis aussi longtemps que je m’en souvienne. J’ai vécu pendant toute ma jeunesse à la campagne, dans un petit village loin de tout, et il faut bien dire que la lecture s’est imposée comme une activité très ludique pour passer le temps. Je dévorais les romans policiers tels que Le club des cinq, Alice Détective, Michel Thérais. Ma mère était bien souvent dégoûtée car un roman acheté le matin était bien souvent fini dès le soir même. C’est face à cette boulimie livresque qu’elle m’a inscrite à la bibliothèque où je pouvais emprunter tous les livres que je voulais. Un nouveau monde s’est alors ouvert à moi et mon amour pour la bibliothèque est resté intact pendant de très nombreuses années.

A l’adolescence, j’ai découvert les romans d’amour, les fameux romans de la collection Harlequin que ma mère cachait dans sa table de nuit et que je piquais pour les lire en cachette. Le schéma m’étant très vite apparu répétitif et prévisible j’ai abandonné ces romans pour ceux de Barbara Cartland, dont les romans d’amour se déroulant durant l’époque victorienne m’ont passionnée et fait passer de très bons moments de lecture.

Au lycée, ce sont les classiques qui ont rythmé ma vie de lectrice. La dame du CDI était scotchée, c’était la première fois de sa carrière qu’elle devait créer une 2ème fiche emprunteur à une élève de seconde. Bon en même temps j’avais 45 minutes de bus le matin et le soir que je mettais à profit en dévorant des romans tels que L’écume des jours de Boris Vian, Crime et chatiment de Fiodor Dostoïevski, Madame Bovary de Gustave Flaubert, Jane Eyre de Charlotte Brontë et tant d’autres encore.

Pendant cette même période, le genre policier, cher à mon coeur, a pris de plus en plus de place dans ma vie de lectrice. Les romans de Mary Higgins Clark, puis ceux de Harlan Coben sont devenues mes lectures principales même si d’autres lectures trouvaient grâce à mes yeux. C’est aussi à cette époque que j’ai découvert Stephen King dont je dévorais les romans, à la lumière tombante du soir au camping pendant les vacances estivales.

La faculté et le début de ma vie professionnelle ont été des périodes sans lecture, ma vie étant occupée à d’autres préoccupations. Mais cela ne dura que peu de temps et la lecture a fini par reprendre une très grande place dans ma vie pour ne plus jamais disparaître. Je lisais à ce moment là de ma vie uniquement des polars et des thrillers, seul genre qui me passionnait et m’embarquait.

Comment je suis devenue une lectrice éclectique

A force de me cantonner à un seul genre, j’ai fini par me lasser et par ne plus apprécier mes lectures, trouvant les schémas toujours sensiblement identiques. Aussi, pour ne pas me dégoûter complètement du genre, j’ai intégré progressivement d’autres genres à mes lectures. La bibliothèque a eu une grande importance à ce moment là car emprunter mes lectures m’a permis d’oser différentes lectures vers lesquelles je ne serais pas allée si j’avais dû acheter les romans. C’est à cette époque que j’ai découvert la Fantasy et le genre Young Adult. Les histoires de bestioles en tous genres, vampires, loups-garous m’ont embarquée dans un univers complètement différent que j’ai pris énormément de plaisir à découvrir.

Pour diversifier encore plus mes lectures, je me suis tournée également vers la littérature contemporaine, en commençant par des romans très axés sur la période de la seconde guerre mondiale, période que j’affectionne particulièrement (je ferai un jour un article spécial car même là mon parcours livresque a évolué).

Cette diversification avait pour but de pouvoir alterner les genres pour les apprécier chacun à leur juste valeur, sans avoir encore à l’esprit ma précédente lecture, qu’elle soit bonne ou mauvaise.

Ma vie sur les réseaux sociaux

J’ai découvert les blogs quand j’étais enceinte de ma fille en 2010 et là je vais vous raconter une histoire un peu longue (que je suis allée récupérer sur mon tout premier blog 😉 )

Un jour de septembre 2010, enceinte de 7 mois, la sciatique a eu raison de ma capacité à aller travailler et je me suis retrouvée au repos forcé avec comme seule activité possible, la lecture. Et pour choisir un bon livre, quel autre moyen que de feuilleter mon magazine littéraire préféré, Lire. En l’ouvrant, confortablement installée dans mon canapé, mes yeux se posèrent alors sur une étrange publicité en double page :

myboox-2010.jpg

Ni une ni deux, je me suis aussitôt inscrite sur ce site MyBoox (qui n’existe plus aujourd’hui malheureusement). J’y ai rentré les livres que j’avais lus et je me suis lancée dans la rédaction d’avis sur mes lectures. Autant dire que mes premiers essais ne furent pas très travaillés, et je n’atteignais même pas le nombre d’avis positifs me permettant d’être en finale. Mais ma découverte du monde des chroniques littéraires de lecteurs par le biais de ce site m’a entraînée, au gré de mes clics sur des profils de lecteurs, vers la découverte d’autres sites littéraires tels que livraddict et Babelio où j’ai décidé de m’inscrire sous le pseudo de Tigrou4145 (pour le cas où mes avis n’intéresseraient personne) et enfin vers la blogosphère avec la création en janvier 2011 de mon tout premier blog Tigrou4145’s chroniques (le nom est complètement débile mais à l’époque c’était celui que je voulais pour garder l’anonymat)

Il m’aura fallu participer aux deux concours organisés les deux années suivantes pour enfin atteindre le graal, la 2ème année : un an de lecture, 4 livres par mois pendant un an. Autant vous dire que ma PAL a pris une claque monumentale car je continuais à emprunter beaucoup en bibliothèque suivant un adage très personnel selon lequel les livres qui m’appartiennent je peux les lire quand je veux.

Voilà j’étais arrivée sur la blogosphère et j’y prenais goût, à tel point qu’en 2013 j’ai créé un second blog plus en adéquation avec ce que je voulais. Le parloir littéraire est né parce que le nom correspondait mieux à l’univers livresque que je voulais.

A cette époque là, les blogs étaient The moyen de s’exprimer sur ses lectures, de publier des avis et d’espérer se faire repérer par une maison d’édition pour recevoir les fameux SP, ces livres que les maisons d’édition envoient aux blogueurs en échange de chroniques sur les blogs. C’était le graal et j’en rêvais….mais cela ne s’est pas fait. J’ai créé d’autres blogs, me cherchant encore dans ce qui me correspondait le mieux. Jusqu’à la création de ce blog qui me correspond parfaitement et que j’aime même si je ne l’alimente pas de façon régulière.

Car il faut dire que gérer un blog est très consommateur de temps. Entre la rédaction d’un article, la mise en page qu’on veut toujours jolie, la publication et la mise en avant sur les réseaux et différents sites, on y passe un temps fou….un temps qu’on pourrait passer à lire… pour au final être parfois blasé de voir que tous nos efforts ne sont pas récompensés comme on l’espérait (peu de visites, pas ou peu de commentaires). On ne va pas se le cacher, c’est démotivant de passer du temps à faire tout ça quand derrière le résultat attendu n’est pas au rendez-vous.

Ma vie aujourd’hui sur les réseaux

Instagram, son instantanéité, la rapidité, la facilité d’utilisation avec son téléphone, le plus grand nombre d’échanges grâce aux commentaires, est devenu mon réseau social de prédilection, celui où je suis la plus active. J’aime partager mes avis, essayer de prendre des photos assez jolies même si je ne suis pas une pro, j’aime lire les avis des autres lecteurs et je peux vous dire que la perte de contrôle totale de ma PAL est due en grande partie à ce réseau. Voir les avis des autres, tous ces livres qui défilent sur mon feed, j’ai envie de tout lire et du coup j’achète, parfois de façon compulsive, tous les romans qui me font envie…pour qu’ils attendent ensuite dans ma PAL.

La discussion du moment sur le « rendement livresque et le rythme de lecture » qui circule sur les réseaux tend à s’interroger sur notre (sur)consommation livresque motivée par la nécessité de publier sur Instagram. Il est clair qu’Instagram a eu une influence sur ma frénésie d’achat mais pas dans le but de publier sur Instagram puisque pour moi Instagram est un moyen de partager ma passion et mes avis sur mes lectures. Je suis passionnée de lecture, je lis et je partage sur Instagram. Pas l’inverse. Publier sur Instagram n’est pas mon but et la lecture et le partage d’avis les moyens d’avoir du contenu à publier. Mais il est clair que mes achats livresques sont très fortement influencés par les avis vus sur Instagram. Ma PAL est devenue complètement hors de contrôle et je dois agir la dessus car outre que la place va commencer à me manquer, trop de livres sont en attente d’être lus depuis trop longtemps.

Youtube me faisait de l’œil depuis longtemps, j’adore regarder les points lecture, les book haul, TAG et autres vidéos livresques des booktubeurs. J’avais peur de me lancer, déjà parce que je déteste ma voix en vidéo, et parce que je me sentais moins à l’aise à l’oral qu’à l’écrit. Et puis j’ai fait quelques vidéos IGTV sur Instagram que j’ai bien aimées faire. Sauf que sur Instagram on est limité à 15 minutes et que c’est parfois trop court (je suis très bavarde, il n’y a qu’à voir la longueur de cet article). Les VLOGS sont des formats de vidéo qui me plaisent beaucoup parce que le principe d’enregistrer des séquences de vidéo qu’on met ensuite bout à bout pour en faire une vidéo unique me plait énormément. J’aime échanger au fur et à mesure de ma lecture et je ne peux pas le faire sur Instagram car les stories sont trop compliquées à gérer pour moi.

Je me suis donc lancée récemment sur Youtube (lien ici) en publiant des VLOGS (le dernier ici) que j’enregistre du lundi au vendredi et où je peux parler de ma lecture en cours au fil des jours, donner mon avis final et montrer les livres qui arrivent dans ma PAL. C’est un format qui me convient bien même si je ne suis pas sûre qu’on puisse parler vraiment de VLOG puisque je suis assise tranquillement sur mon canapé et que je parle à mon téléphone ;-). Je prends plaisir à tourner les séquences et à parler de mes lectures en cours de route (même si du coup l’échange est limité puisque je parle toute seule à mon téléphone mais au moins je peux formuler mon ressenti et ça m’aide pour la rédaction de mon avis final) et je trouve que cela complète bien mon compte Instagram où je mets mes avis en fin de lecture.

J’étais partie dans l’idée de laisser tomber le blog mais je me suis rendue compte qu’il y avait quand même des gens qui venaient lire mes articles et que finalement laisser une trace écrite sur ce blog était quand même utile et pouvait apporter quelque chose. Moi la première quand je veux des avis sur un livre je tape le titre dans Google et même si Babelio arrive en bonne position et permet de voir de nombreux avis d’un seul clic, j’aime faire défiler les résultats Google et cliquer sur des articles de blog. Il faut juste que je retrouve un rythme et une organisation qui me permette de gérer le tout.

En attendant de voir de nouveaux articles publiés sur ce blog, vous pouvez toujours suivre mes avancées livresques soit sur Instagram (sandrine_bouquine) soit sur Youtube en regardant mes VLOGS

Si vous êtes arrivés jusque là merci de m’avoir lue jusqu’au bout, n’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me dire si cet article vous a plu… ou pas, pour me dire quel est votre rapport aux réseaux sociaux, bref pour échanger tout simplement.

DIVERS

Mes lectures de février en vidéo

mes lectures de février

Hello, j’ai décidé de faire une petite vidéo de mes lectures de février pour ceux qui n’aiment pas lire les chroniques écrites et parce que j’avais envie tout simplement.

J’espère que ça vous plaira et si vous avez des suggestions d’amélioration je prends volontiers.

 

livres évoqués dans la vidéo :
– Satan était un ange de Karine Giebel (Pocket)
– Agatha Raison enquête tome 2 remède de cheval de M.C Beaton (Albin Michel)
– Au nom de ma mère de Hanni Münzer (L’Archipel)
– Mille oetits riens de Jodi Picoult (Actes Sud)
– Ce soir on ragardera les éroiles de Alis Ehsani (Belfond)
– Pyromane de Wojciech Chmielarz (Agullo)
– Par amour de Valérie Tong Cuong (JC Lattès)

Bon visionnage !

DIVERS

Bilan de juillet et prévisions d’août

papier peint fauteuil

Un nouveau mois s’est écoulé et, poursuivant ma frénésie livresque, j’ai lu 9 romans, des thrillers et des romans de littérature contemporaine en alternance histoire de varier les plaisirs.

Ce mois-ci, j’ai eu 3 coups de coeur :

  • L’atelier des miracles de Valérie Tong Cuong (chronique ici) : une histoire merveilleusement bien écrite, passionnante et émouvante
  • Soléane de Muriel Zürcher (chronique ici) : un très bon roman dystopique, une belle aventure
  • Tu tueras le Père de Sandrone Dazieri (chronique ici) : un excellent thriller palpitant

D’autres lectures que j’ai bien aimées:

  • After Anna de Alex Lake (chronique ici ) : un thriller efficace, angoissant
  • Collisions de Emma Dayou (chronique ici) : du pur polar français, un premier roman intéressant.
  • Baby love de Joyce Maynard (chronique ici) : une lecture émouvante sur la maternité, une belle découverte de la plume de l’auteur
  • Tu tueras l’ange de Sandrone Dazieri (chronique ici) : un thriller palpitant, une confirmation du talent de l’auteur mais avec un petit bémol sur le procédé de fin
  • Le temps de la sorcière d’Arni Thorarinsson (chronique ici) : une enquête journalistique du grand nord intéressante, une belle découverte de l’auteur dont je vais découvrir les autres publications avec intérêt

Ma 9ème lecture étant un partenariat avec Babelio et le roman ne devant sortir que le 16 août je ne peux rien vous en dire pour le moment, juste le titre : Ils vont tuer Robert Kennedy de Marc Dugain. Rendez-vous le 16 août prochain pour savoir ce que j’ai pensé de cette lecture.

Pour le mois d’août qui vient de commencer, j’espère faire aussi bien en terme de qualité puisque j’ai aimé toutes mes lectures de juillet.

J’ai commencé ce matin un nouveau roman policier du grand nord:

danse avec l'ange

Dans une banale chambre d’hôtel au sud de Londres, un jeune Suédois est retrouvé sauvagement assassiné. Peu de temps après, un meurtre tout aussi sadique est commis à Göteborg. Des indices semblent pourtant relier les deux crimes : des empreintes sanglantes qui, chaque fois, laissent imaginer une danse macabre. 

Ce roman est le premier d’une série mettant en scène le commissaire Erik Winter, célibataire de trente-sept ans, dandy qui aime John Coltrane et les chemises anglaises.
Thriller réaliste, polar extrême sur l’aliénation, la dégradation et les secrets qui hantent les consciences, Danse avec l’ange subjugue par sa vigueur, son empathie et son humour noir.

Comme je pars une semaine à la mer je vais taper dans ma PAL de livres de poches. Et je vous montre les romans que j’ai choisis :

pal estivale

Bonnes vacances à toutes et tous et à très vite !!!

DIVERS

Des blogs au top n°2

des blogs au top

Voici venu le temps de vous présenter de nouveaux blogs qui me plaisent énormément et pour ce second numéro il y en a 2 ;-).

Le premier est le blog d’Aline au pays des mailles, un blog très bien fait où l’auteur nous montre ses belles réalisations au tricot principalement mais aussi dans d’autres domaines. C’est grâce à elle que j’ai découvert le point étoile au crochet qui m’a permis de faire une belle finition du col du pull de ma fille (ici)

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J’aime beaucoup tout ce qu’elle fait et c’est toujours un plaisir de lire ses articles et de découvrir ses ouvrages modernes et inspirants.

 

Le second est le blog de Chut ! Maman bavarde, un blog sur la vie en général où l’auteur nous raconte plein de choses avec beaucoup d’humour.

Visiter son blog et lire ses articles vous affiche toujours un sourire tant elle respire la joie de vivre et met tellement de bonne humeur et d’humour sans ses articles que c’est contagieux.

Ces blogs furent de belles découvertes pour moi et j’espère bien qu’il en sera de même pour vous.

DIVERS

Mes petites réflexions n°3 – Ebook ou livre papier ?

liseuse vs papier
Le 23 juin 2012, quand je tenais mon premier blog Tigrou4145’s chroniques j’avais publié l’article suivant :

Depuis un petit moment déjà sont sorties ces mystérieuses petites machines qu’on appelle liseuses et qui permettent de lire des livres sans livres. On parle maintenant de e-books (tiens ça me rappelle quelque chose : les grammabooks de La ballade de Lila K de Blandine Le Callet) et un débat s’est instauré pour savoir quel pourra être l’avenir des livres papiers face aux e-books à notre époque gouvernée par Internet et les petites nouveautés technologiques où un téléphone portable ne sert aujourd’hui qu’accessoirement à téléphoner.

Les e-books sont une belle invention…

En effet, les e-books sont bien pratiques car ils prennent moins de place et une liseuse pèse moins lourd dans un sac à mains qu’un bon vieux livre papier de 700 pages.

Encore les e-books sont un excellent moyen de communication pour les auteurs qui peuvent ainsi, à moindre frais, faire lire leurs oeuvres par des blogueurs et faire connaître leurs romans ; ils peuvent ensuite aller trouver des maisons d’éditions pour être publiés avec peut être un peu plus de poids s’ils peuvent présenter des avis de lecteurs en même temps que leur oeuvre.

Et les maisons d’édition qui participent aux systèmes de partenariat organisés par de nombreux sites comme Livraddict, Club de lecture, Patarge lecture, Masse critique de Babélio et bien d’autres finiront aussi par y venir aussi car c’est de la publicité à moindre coût.

…Mais jamais ils ne détronneront les livres papiers.

En effet, les e-books n’existent que parce que le livre papier existe et a du succès. C’est parce que le livre papier est présent dans les librairies et attire le regard des lecteurs que l’e-book pour le même livre a une chance d’être acheté. Les e-books sont à mon sens comme les livres de poche. Le livre se fait connaître et apprécier par son format papier et c’est par ce biais que l’envie de lire l’e-book pourra se révéler tout comme certains lecteurs attendent la sortie d’un livre en format poche.

Encore, un livre papier est réel, beau, ça tient bien dans les mains et ça fait très joli bien rangé dans une bibliothèque.

Et pour finir vu le prix des e-books, quite à payer autant avoir un livre papier.

Bref, tout ça pour dire que même si les e-books peuvent avoir un certain succès, jamais au grand jamais ils ne remplaceront le livre papier. Au mieux ces deux supports se complètent.

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Aujourd’hui je n’ai pas changé d’avis sur les ebooks. Je trouve même d’ailleurs qu’ils sont beaucoup trop chers par rapport aux formats papiers (et déjà que je trouve les grands format chers ) pour être préférés à ces derniers.

Mais il faut bien leur reconnaître certains avantages, qui à mon sens, font leur succès. On peut emmener à moindre poids de nombreux livres en vacances et pour les pavés papiers de plus de 700 pages il vaut mieux avoir un ebook qui tiendra dans une liseuse de moins de 500 g.

J’ai même depuis ma rédaction de mon article investi dans une liseuse et je dois avouer que la sensation à la lecture n’est pas aussi désagréable que ce à quoi je m’étais attendue ; avec l’étui de protection ouvert la prise en main est assez proche de celle d’un vrai livre papier.

cela étant rien ne remplacera pour moi le livre papier et quand vient l’heure de choisir ma nouvelle lecture c’est indiscutablement vers mas PAL papier, plus visible que ma PAL numérique, que je me tourne.

Et vous vous êtes plus papier ou ebook?

DIVERS

Mes petites réflexions n°2 – Les à-priori / préjugés / jugements en lecture

Quoiqu’on en dise, on a tous des à-priori, des idées qu’on se fait avant de lire une livre ou sur un genre de lecture. Mais faut-il se cantonner à ces idées préconçues sans chercher à vérifier si elles sont réelles ou seulement des « illusions »? Et surtout, nos à-priori nous autorisent-ils à juger les autres ?

Alors de quels à-priori parlons-nous? De ceux du genre « lire du Lévy ou du Musso c’est nul, c’est pas vraiment de la lecture » ou encore « ton avis ne vaut rien parce tu lis du Young adult« ….D’abord on ne dit pas c’est nul mais je n’aime pas et comme tous les goûts sont dans la lecture, chacun lit ce qui lui plait.

Comme Guillaume Gallienne l’a dit dans le magazine Lire n°437 du mois de juillet « La lecture quelle qu’elle soit est bénéfique, que ce soit Stendhal, Philip Roth ou Marc Lévy« . Je ne peux qu’approuver cela car après tout ce qui compte c’est de lire et d’y trouver du plaisir, quoiqu’en pensent les autres.

En ce qui me concerne, je n’ai jamais « critiqué » Marc Lévy puisque jusqu’à très récemment, je ne l’avais jamais lu… et après avoir lu Et ci c’était vrai, force m’a été de constater que c’était agréable à lire et intéressant à tel point que je retenterai l’expérience. Et cet été, dans le cadre du challenge Livra deux pour PAL addict de Livraddict, c’est Musso que je vais découvrir avec La fille de papier. 

Tout ça pour dire que quoiqu’on lise, du moment que cela nous plaît et qu’on y trouve notre compte, je trouve vraiment nullissime de voir les lecteurs de ces auteurs être jugés et critiqués parce que ils ont le « malheur » d’apprécier. Et cela vaut pour tout, même les genres qui font fureur en ce moment comme le Young Adult ou les romans érotiques.

Ensuite je pense qu’il faut savoir dépasser ses à-priori.

Il m’arrive que des auteurs me proposent de ire leur roman et très souvent j’accepte, à condition bien entendu que le résumé m’intéresse, comme je le serai par un roman publié par une maison d’édition connue et reconnue. Et je me suis rendue compte dernièrement que je pouvais être victime d’à-priori négatif. Voici mon expérience :

Une auteure m’avait demandé de lire son livre et parce que le résumé me tentait, j’ai accepté. Sauf que par la suite, sans que je puisse me l’expliquer, m’est venue la désagréable sensation que j’allais lire un roman « sans légitimité » parce auto-publié et non préalablement « validé » par une maison d’édition. Un peu comme la blogueuse de Onirik qui explique qu’elle qu’elle aime lire les livres de poche entre autres parce qu’elle est sûre qu’ils sont bons (puisqu’ils sont publiés en poche) (cf Mes petites réflexions n°1). Seuls les livres publiés par les maisons d’éditions connues et reconnues seraient des livres méritant d’être lus. Ouh le vilain à-priori !!!! … auquel je ne me suis pas arrêté. Et heureusement car après avoir fini le roman en question (L’élément 119 de Cara Vitto) mon à-priori débile avait complètement disparu et j’étais ravie d’avoir pu découvrir un roman aussi intéressant.

D’ailleurs, avant d’être des romans publiés par des grandes maisons d’édition, les romans sont tous les œuvres d’un auteur et alors pourquoi seule la publication par une « vrai » maison d’édition donnerait la qualité d’auteur à celui qui a écrit un livre. Je crois d’ailleurs que parfois c’est le succès d’un livre auprès des lecteurs qui l’ont découvert par des voies atypiques qui incite les éditeurs classiques à publier ledit roman. Il me semble que c’est ce qui est arrivé à Céline Landressis avec sa saga Rose Morte, dont j’ai adoré le tome 1 soit dit en passant, puisqu’elle avait fait découvrir les chapitres de son premier tome sur son site internet avant d’être publiée par les éditions HSN au regard du succès fulgurant de son roman.

En fait, avoir des à-priori/préjugés/jugements n’est pas un problème, là où cela devient dérangeant, à mon sens, c’est quand on reste campé sur cette position sans essayer de dépasser ce sentiment.

Je suis bien curieuse de connaître votre avis sur la question alors n’hésitez pas à m’en faire part.

DIVERS

Mes petites réflexions n°1 : poche ou grand format ?

Avez-vous comme moi vu  passer sur FB hier, une vidéo d’un reportage de TF1 sur les livres de poche et où quelques blogueuses et notamment la créatrice du blog Onirik étaient à l’honneur ? non, alors petite séance de rattrapage ici.

En plus en ce moment circule sur la blogosphère, un TAG consacré au duel poche/grand format. Je l’ai découvert chez Lire sous la lune et apparemment il a été créé par Florent.

Et bien tout ça m’a donné envie de réfléchir et d’exprimer quelques idées, d’où ce petit article.

Dans le reportage de TF1, Valérie la créatrice du blog Onirik nous fait entrer chez elle et nous explique sa passion pour les livres. Elle explique qu’elle aimait le format poche notamment (je dis notamment parce que bien sûr il y a d’autres raisons) parce qu’ainsi elle était sûre que le livre serait bon parce que s’il n’avait pas eu suffisamment de ventes, il n’aurait pas fait l’objet d’une publication en format poche. La voix off du reportage expliquait qu’il fallait attendre 12 à 18 mois avant qu’un grand format sorte en poche mais que les français étaient assez friands de ce format.

En ce qui me concerne je préfère les grands format parce qu’ils sont plus agréables à tenir en main même s’ils sont plus lourds, parce que les couvertures sont plus jolies et parce que la mise en page est plus aérée et permet une lecture plus aisée.

Je ne suis pas fan des format poche parce que les pages sont fines et la mise en page plus tassée, ce qui donne l’impression de ne pas avancer et perturbe mon ressenti.

Seulement voilà les grands format coûtent un bras, surtout pour les passionnés de lecture qui avalent 1 livre par semaine minimum. A 20 € le livre grand format, le calcul est vite fait du budget mensuel à consacrer à cette passion si on ne prend que des grands format. Mais comme je suis aussi une gentille maman qui ne va pas priver ses enfants de nourriture physique pour se nourrir livresquement, je me sacrifie et n’achète que rarement des grands format ou des poche d’ailleurs parce que je prends mes livres essentiellement à la bibliothèque de ma ville, ce qui me permet de choisir des livres qui au départ ne me tentaient pas forcément mais comme ils sont « gratuits » ils deviennent des « pourquoi pas? ».

Et c’est là que je vous parle de mes petites réflexions sur les format poche qui sortent 12 à 18 mois après les grands formats et qui ne concernent que les titres ayant atteint un certain nombre de ventes en grand format. Mais reste-t-il des lecteurs pour les formats poche?

Parce que les bibliothèques bien achalandées offrent bien souvent à leurs abonnés la possibilité de découvrir des « nouveautés » très rapidement après la sortie en grand format, et choisis parmi les plus gros succès ou les très prometteurs. Je sais que beaucoup répondront préférer posséder leur propre exemplaire d’un roman.

Mais d’autres solutions seraient à mon sens à envisager.

Déjà, pourquoi réserver les éditions en format poche aux « élus » ayant atteint un certain « score » de ventes? Pourquoi ne pas donner sa chance à un roman passé plus « inaperçu » en grand format et qui n’aura pas atteint ledit score, non parce qu’il est mauvais mais parce que le prix aura dissuader le lecteur d’investir sans avoir la certitude d’être ravi à la lecture ?

Parce qu’il est bien fini le temps de l’insouciance où on pouvait choisir ses lectures au feeling spontané dans une librairie. Maintenant, vu le prix des romans grands format, chaque lecture devient un choix raisonné d’un roman dont on a été voir avant de l’acheter sur internet ce que les autres en ont pensé.

Et en plus faire beaucoup de ventes ne veut pas forcément dire que le roman est bon, juste qu’il s’est bien vendu. Si ça se trouve la proportion de lecteurs ayant adoré leur lecture est finalement moins élevée par rapport au nombre de livres vendus que celle générée par un roman n’ayant pas été beaucoup acheté. La qualité avant la quantité.

Voilà mes petites réflexions et je serai curieuse de connaître votre avis sur la question.