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Collisions – Emma Dayou

collisions

Du pur polar français!!

Roman policier de 220 pages publié par les éditions L’aube le 2 octobre 2014

De quoi ça parle :

La femme est nue, crucifiée sur un Abribus. Le meurtrier a violé sauvagement sa victime avant d’exhiber son corps en pleine rue. Claire, femme flic, tout juste nommée à la P.J. de Lille, se lance dans une course contre la montre pour le clouer sur le banc des accusés. Mais pour l’identifier, elle va devoir faire remonter à la surface les vérités enfouies, les histoires les plus sombres et les secrets bien gardés. Rose, lycéenne, victime de harcèlement, est submergée par la violence, la peur et la honte. Une rencontre inattendue la pousse à parler. Flics, victimes, suspects, coupables se passent à tour de rôle la parole. Dans un rythme haletant, ils dessinent d’eux-mêmes des portraits oscillant entre noirceur et humanité, entre tendresse et violence, jusqu’au dénouement final.

Parfois au détour d’un rayonnage de bibliothèque, on tombe sur un roman qui nous attire. C’est ce qui s’est passé ici. C’est plus particulièrement le titre et la couverture sobre, sombre avec une toute petite image qui m’ont fait prendre ce roman dans les rayons. La lecture de la quatrième de couverture m’a définitivement convaincue de tenter l’aventure, ce d’autant plus que cela faisait très très longtemps que je n’avais pas lu de roman purement policier français.

On découvre d’un côté, Claire, une jeune policière qui, avec son équipe composé d’un jeune informaticien et de 2 briscards de la police, va devoir découvrir qui a tué une jeune femme et a exposé son corps en pleine rue sur un panneau publicitaire. D’un autre côté, on découvre Rose, une jeune lycéenne, victime de harcèlement qui trouve le courage de dénoncer ce qu’elle a subi.

Construit sur le schéma « un chapitre un personnage », écrit simplement mais efficacement, ce roman tisse la toile de l’intrigue de manière progressive. Comme dans une recette de cuisine, les indices et les rebondissements s’ajoutent comme des ingrédients d’un bon de petit plat. Et une pincée de coïncidence troublante par ci, et un détail qui tue par là…. L’auteur nous fait mijoter.

Le rythme est assez lent et plat mais sans pour autant être rébarbatif, assez proche je trouve des polars « classiques » français comme ceux de Fred Vargas.

Et derrière l’intrigue se cache la réflexion sur le traitement du viol dans notre société, la manière dont les victimes et les auteurs sont perçus. L’auteur a su traiter d’un sujet moderne malheureusement trop fréquent et l’intégrer dans un roman policier bien construit, avec une intrigue bien ficelée.

Bref, un bon polar à découvrir!

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Bilan de juin et prévisions de juillet

papier peint fauteuil

Le mois de juin aura été le grand retour de la lecture pour moi. Après un long moment où j’avais un peu perdu l’envie de lire au profit d’une envie furieuse de tricoter, une vilaine tendinite au poignet droit et le repos forcé que j’ai dû imposer à ma main droite m’ont permis de renouer avec ma passion première.

En juin j’ai lu 6 romans, des thrillers et des romans de littérature contemporaine. Parmi eux 2 coups de coeur :

  • Chanson douce de Leïla Slimani (chronique ici) : un roman très bien écrit qui décrypte les relations qui se nouent entre les parents et leur nounou, sur fond de drame.
  • Robe de marié de Pierre Lemaître (chronique à paraître ici mercredi) : un très très bon thriller très bien mené, surprenant et flippant.

Les autres:

  • L’heure du thé de Chantal Forêt (chronique ici) : une histoire un peut simpliste qui m’a déçue car je n’ai pas trouvé le huis-clos angoissant promis.
  • Petite bombe noire de Christopher Brookmyre (chronique à paraître mardi) : un bon thriller efficace qui se démarque surtout par l’humour cynique de l’auteur et le côté réaliste de l’histoire
  • Ce que j’appelle oubli de Laurent Mauvignier (chronique à paraître jeudi) : un roman intéressant sur le fond mais dont la forme dessert la lecture
  • Mascarade de Ray Celestin (chronique à paraître) : un polar historique qui vous replonge dans le Chicago d’Al Capone, de la prohibition.

Un bon mois de juin livresque vient de s’écouler, de belles découvertes. Bon comme j’ai toujours mal à mon poignet, je pense que je vais continuer sur ma lancée livresque pour le mois de juillet.

A l’heure où j’écris cet article je suis en pleine lecture de L’atelier des miracles de Valérie Tong Cuong 

atelier des miracles

140 pages lues sur les 266 et j’aime beaucoup cette lecture, toute en sensibilité autour de 3 personnages abîmés par la vie.

Le mois de juillet sera placé sous le signe des thrillers et des polars même si je pense bien y intercaler des lectures plus détentes issues de ma PAL pour continuer sur ma lancée de lire un ou deux livres de ma PAL pour un livre emprunté à la bibliothèque.

Mes emprunts à la bibliothèque pour ce mois sont :

previsions juillet 2017

  • Soleane de Muriel Zürcher : Les survivants d’une épidémie planétaire vivent sur le Coracle, une île artificielle qui dérive au milieu des océans. Les hommes y vivent libres ou esclaves selon le rôle qui leur est attribué à l’âge adulte. C’est justement le jour où elle est déclarée libre et « saine » que Soléane, 16 ans, voit sa vie basculer : sa mère est arrêtée et emportée par les traqueurs. Elle a tout juste le temps de lui confier une mystérieuse pierre. Sa mission : Fuir à tout prix pour retrouver « les insoumis », une communauté qui tente de sauver le Coracle.Dans une course éperdue qui bouleverse ses repères, Soléane rencontre Tyll, le rebelle. Le jeune homme l’aidera à vivre en fugitive et à ouvrir les yeux sur les véritables desseins des dirigeants fanatiques de l’île…La quête initiatique palpitante d’une jeune héroïne, au coeur d’un univers foisonnant !Un roman dystopique à partir de 12 ans.

 

  • After Anna de Alex Lake : Une petite fille de cinq ans disparaît à la sortie de son école. La police n’a aucun indice. Pas la moindre piste sérieuse. La presse s’empare du fait divers et ne recule devant rien. Ses parents, Julia et Brian, vivent l’épreuve la plus effroyable qui soit. Pourtant, une semaine après l’enlèvement, Anna leur est rendue, indemne. Sans aucun souvenir de la semaine qui vient de s’écouler. Mais pour Julia, le pire reste à venir.

 

  • Tu tueras le père de Sandrone Dazieri : Non loin de Rome, un homme affolé tente d’arrêter les voitures. Son fils de huit ans a disparu et le corps de sa femme gît, décapité, au fond d’une clairière. Le commissaire Colomba Caselli ne croit pas à l’hypothèse du drame familial et fait appel à un expert en disparitions de personnes : Dante Torre. Kidnappé enfant, il a grandi enfermé dans un silo à grains avant de parvenir à s’échapper. Pendant des années, son seul contact avec l’extérieur a été son mystérieux geôlier, qu’il appelle « le Père ». Colomba va confronter Dante à son pire cauchemar : dans cette affaire, il reconnaît la signature de ce Père jamais identifié, jamais arrêté…

 

  • Collisions de Emma Dayou : La femme est nue, crucifiée sur un Abribus. Le meurtrier a violé sauvagement sa victime avant d’exhiber son corps en pleine rue. Claire, femme flic, tout juste nommée à la P.J. de Lille, se lance dans une course contre la montre pour le clouer sur le banc des accusés. Mais pour l’identifier, elle va devoir faire remonter à la surface les vérités enfouies, les histoires les plus sombres et les secrets bien gardés. Rose, lycéenne, victime de harcèlement, est submergée par la violence, la peur et la honte. Une rencontre inattendue la pousse à parler. Flics, victimes, suspects, coupables se passent à tour de rôle la parole. Dans un rythme haletant, ils dessinent d’eux-mêmes des portraits oscillant entre noirceur et humanité, entre tendresse et violence, jusqu’au dénouement final.

De belles lectures en perspective !!!

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Poulets grillés – Sophie Henaff

poulets grilles

Un délice !

Roman policier de 332 pages publié le 30 mars 2016 par Le livre de poche, ayant obtenu le prix des lecteurs polar et le prix Arsène Lupin

De quoi ça parle:

« Le 36 quai des Orfèvres s’offre un nouveau patron. Le but de la manœuvre : faire briller les statistiques en placardisant tous ceux qu’on ne peut pas virer et qui encombrent les services.
Nommée à la tête de ce ramassis d’alcoolos, de porte-poisse, d’homos, d’écrivains et autres crétins, Anne Capestan, étoile déchue de la Judiciaire, a bien compris que sa mission était de se taire. Mais voilà, elle déteste obéir et puis… il ne faut jamais vendre la peau des poulets grillés avant de les avoir plumés ! »

En entendant une lectrice de mon club de lecture en parler j’ai eu envie de découvrir ce roman policier apparemment déjanté. Et ce fût une très belle réussite!!!

C’est un roman policier original de par ses personnages. Point de héros policier sombre, à la vie difficile, fâché avec le monde entier, ni de beau gosse en costume. On est loin de l’image classique des flics de polar. Le grand chef de la police l’a dit au commissaire Capestan « on nettoie la police pour faire briller les statistiques. Les alcoolos, les brutes, les dépressifs, les flemmards et j’en passe, tout ce qui encombre nos services mais qu’on ne peut pas virer, on les rassemble dans une brigade et on l’oublie dans un coin ». On ne peut être plus clair. Un policier de l’IGS déchu pour cause d’homosexualité, une policière auteur de romans policiers à succès qui, adaptés à la télé, l’ont rendue richissime, un policier dont aucun coéquipier n’a survécu bien longtemps sans être blessé…ou pire, autant de personnages hauts en couleur qui, regroupés en une seul et même équipe, forment une brigade atypique et très attachante.

C’est un roman bourré d’humour qui tire des sourires de son lecteur. Courses poursuites en moto-crottes, écoutes policières par baby-phone, grève de la faim en binôme avec pause déjeuner incluse, quand on est une brigade déchue mais motivée, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a.

Mais attention ce roman est aussi un véritable roman policier avec une intrigue extrêmement bien ficelée. Parmi les cartons d’affaires anciennes qui leur ont été attribuées, au milieu de vulgaires plaintes pour des clopinettes, notre équipe infernale tombe sur une affaire de cambriolage qui a mal tourné et décide d’enquêter sur la mort de la victime de ce cambriolage. Après tout ils n’ont que ça à faire !! Et c’est le début d’une enquête passionnante.

C’est fluide, direct, ça se lit tout seul, c’est bourré d’humour et de situations truculentes, un vrai délice!!!

Le second volet est sorti en mars 2017 et autant vous dire qu’il a déjà intégré ma liste de livres à lire en 2017. Incontestablement je suis fan de cette « série » et ne peux que vous inviter à la découvrir à votre tour.

rester groupés

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Mon podcast – épisode n°9

Aujourd’hui j’ai enregistré et publié mon 9ème épisode de podcast, le dernier de cette année 😉

 

Projets terminés:

  • gilet abalone (2) de Hedgehogfibres pattern en laine Charly de Phildar coloris jean
  • châle Bryum (2) de Lilofil en laine de chez Action de 2 nuances de gris, un clair et un foncé

Projets en cours:

  • bonnet « Bryum » avec les restes de laine de chez Action. Patron personnel inspiré du motif du Bryum
  • gilet Couleur du ciel de Sandrine et Compagnie en laine de chez Action, un bleu reine des neiges
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After – Anna Todd

after image

After – tomes 1 à 5 – de Anna Todd publiés par Le livre de poche

« Tessa est une fille gentille avec un adorable petit ami, Noah. Elle est décidée, ambitieuse et sa mère veille à ce que cela continue. Mais elle vient à peine de s’installer dans son dortoir d’étudiante qu’elle se heurte à Hardin. Avec ses cheveux châtains ébouriffés, son p… d’accent anglais, ses tatouages et son piercing sur la lèvre, Hardin est vraiment mignon et tellement différent des garçons qu’elle connaît. Mais il est aussi grossier, voire violent et Tessa devrait donc le détester… Ce qu’elle fait jusqu’au jour où elle se retrouve seule avec lui. Quelque chose du caractère sombre d’Hardin l’attire et leur baiser fait naître en elle une passion jusqu’alors inconnue. Il lui dit qu’elle est belle, qu’il n’est pas un garçon pour elle et il disparait, et ce à plusieurs reprises. Malgré la façon dont il la traite, Tessa va chercher au plus profond d’Hardin et derrière ses mensonges qui il est réellement. Plus il la repousse et plus Tessa sera entraînée plus près du gouffre. Tessa a déjà un petit ami parfait. Alors pourquoi fait-elle tant d’efforts pour surmonter sa fierté blessée et les ravages qu’Hardin fait à de belles filles comme elle ? À moins que… ce ne soit ça l’amour ? » (tome 1)

Qui l’eut cru, j’ai lu des livres « hot »!!! Et j’ai adoré !!! oui oui ceux qui me connaissent savent que le sexe dans les romans me hérisse le poil (et pas dans le bon sens hein) mais ça c’était avant 😉 Je vous explique tout maintenant.

Les livres du genre Romance, new adult, connaissent un succès retentissant depuis le fameux 50 nuances de Grey mais je disais toujours que non je ne lirai pas ce genre de romans parce que les histoires de cul, limite sado maso, très peu pour moi. Alors pourquoi j’ai lu After? Déjà parce qu’avant de critiquer il faut essayer, parce que le résumé du tome 1 m’a plu et donné envie de tenter l’aventure et aussi parce qu’il me fallait une lecture ultra détente pour ma semaine de vacances à la mer, une lecture que l’on peut arrêter brusquement au milieu d’une phrase parce que les enfants, sur la plage, sont une source d’angoisse permanente et qu’il faut sans cesse lever les yeux de sa lecture 😉 Le 1er tome faisant plus de 800 pages je me suis dit que c’était la lecture idéale qui me tiendrait la semaine et que cela ne me ferait qu’un livre à glisser dans ma valise 😉

Sauf que je n’avais pas imaginer ce qui allait m’arriver en entrant dans l’univers d’Anna Todd. Je ne vous cache pas que les débuts furent assez lents, (il faut dire que je venais de terminer le dernier Camilla Läckberg et que j’étais encore dedans…), j’avais du mal à entrer dans ce premier tome me demandant comment une histoire de « je t’aime moi non plus » pouvait durer … 5 tomes … dont les deux premiers de plus de 800 pages. J’ai beaucoup lu de romans Harlequin durant mon adolescence que je piquais en cachette dans la bibliothèque de ma mère et qui étaient tous construits sur le même schéma : une fille rencontre un mec, ils se détestent mais finissent inévitablement par coucher ensemble et par tomber amoureux et bla bla bla…Bref, mes a priori avaient la dent dure.

Et puis petit à petit, page après page, les personnages de Tessa et d’Hardin ont su me toucher et me faire entrer dans leur vie, leur histoire et ma lecture a pris une autre tournure. Je me suis mise à dévorer cette lecture qui devenait de plus en plus palpitante et prenante au fil des pages. Oui oui palpitante parce que l’on se retrouve à avoir envie de savoir si Tessa et Hardin vont vraiment finir ensemble, comment ce bad boy et cette jeune fille plutôt coincée vont-ils pouvoir s’accorder et ce d’autant plus que l’auteur dissémine des indices qui titillent la curiosité et liassent présager des drames et des rebondissements. Et c’est peu de le dire parce que le tome 1 se termine sur un « …à suivre » après une révélation finale plutôt surprenante.

S’en était fini de moi et comme ma semaine de vacances n’était pas finie, je me suis précipitée dans le 1er supermarché en sortant de la plage pour me procurer le tome 2 et poursuivre ma lecture… J’ai enchaîné les tomes les uns derrière les autres et en 2 semaines et demi j’ai dévoré cette saga de près de 3200 pages.

Pourquoi je fais un article général sur la saga et pas un article pour chacun des tomes ? Parce que ce serait vous priver de la découverte de cette histoire, parce que raconter pourquoi j’ai aimé le tome 2 vous enlèverait tout l’intérêt de lire le tome 1 et ainsi de suite. Je préfère vous expliquer pourquoi j’ai aimé cette saga dans sa globalité.

Alors tout d’abord ce qui m’a bien plus c’est le côté très réaliste de cette histoire avec ses aspects douloureux (j’avoue avoir versé quelques larmes…) et ses rebondissements plutôt surprenants. je ne m’attendais pas à autant de retournements de situation et de suspense dans une romance.

Ensuite l’auteur a extrêmement bien travaillé ses personnages et leur psychologie. Le passé et les mystères qui entourent les deux héros tiennent une place importante dans la saga et amènent des interrogations qui participent à l’attrait du lecteur.

J’ai aimé qu’au fil des tomes et déjà dans le tome 2, l’aspect « sexe » laisse la place à la révélation de sentiments qu’ils soient bons ou mauvais d’ailleurs parce que cette histoire a un côté sombre, pas gnagnan. Tessa est certes une jeune femme un peu naïve mais elle a aussi du caractère et Hardin est quant à lui un véritable « connard » mais qui montre parfois un autre aspect de sa personnalité. L’ambivalence des personnages donne du relief à cette saga et qu’on aime ou non les personnages on a envie de savoir comment ils vont évoluer et comment tout cela va se terminer.

Bref, j’ai énormément apprécié cette lecture et ne regrette absolument pas d’avoir tenté l’aventure des romans New Adult.

L’auteur a aussi écrit Before qui raconte l’histoire de Hardin avant sa rencontre avec Tessa. Elle a aussi écrit un roman sur Landon, un autre personnage de la saga After.

Si je ne suis pas sûre de lire les Before (parce que je crains une overdose de sexe…) , je lirai très certainement le Landon. A cet égard je préfère vous avertir qu’il ne faut pas lire le résumé de Landon avant d’avoir fini les After parce que vous pourriez être spoilés, je le sais parce que j’ai fait cette erreur ;-(

En tous cas pour moi et pour une première découverte du genre New adult ce fut une réussite et j’ai passé un très bon moment de lecture.

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Traducteur/trice, un métier passionnant

Quand on lit un roman, qu’on se plonge dedans et qu’on adore sa lecture, on félicite l’auteur  de nous avoir procuré un aussi bon moment de lecture et c’est normal me direz-vous!! Je suis bien d’accord, sauf que lorsque ledit roman est un roman étranger, c’est oublier une personne très importante : le traducteur / la traductrice!!!

Car il faut bien l’avouer, peu de personnes peuvent se vanter de savoir lire les romans dans leur langue d’origine, moi la première j’en suis incapable, et il est fort agréable de pouvoir découvrir tout un panel d’auteurs dans notre belle langue française. Et si cela nous est possible, c’est bien parce qu’il existe des personnes qui consacrent leur temps à traduire les romans étrangers pour les rendre accessibles au public français et bien souvent on les oublie.

Je n’ai pas honte de dire que moi la première (jusqu’à hier, mais j’y viens) quand je dévore un roman étranger et que j’adore j’en attribue l’intégralité du mérite à son auteur sans penser que l’auteur du roman n’est pas l’auteur du texte français que je viens de lire et que j’ai tant aimé. (Je ne parle que des romans qui nous plaisent car après tout le traducteur ne peut pas faire de miracle et rendre attractif et plaisant un roman voué à ne pas nous plaire). Mais ça c’était avant comme le dit une publicité connue.

Car depuis hier soir ma vision des choses à changé. Grâce à la Médiathèque La pléiade de Beaugency (dans le Loiret pour ceux qui ne connaissent pas) et au Club de lecture La Marguerite dont je fais partie, une rencontre a été organisée avec une traductrice qui est venue nous parler de son métier.

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Il s’agit de Carine Chichereau qui a traduit pas moins de 70 romans dont le roman de Julie Otsuka Certaines n’avaient jamais vu la mer, les romans de Joseph O’Connor, le roman de Darragh Mckeon Tout ce qui est solide se dissout dans l’air.

Et cette rencontre fut très riche d’enseignements sur ce métier qu’elle exerce et dont elle parle avec passion et honnêteté. Elle nous a expliqué tout le processus qui permet d’aboutir à la version française d’un roman étranger, comment elle est contactée par les maisons d’éditions, comment elle choisit les romans qu’elle accepte de traduire, les recherches qu’elle effectue pour rendre un travail au plus près du style et du travail de l’auteur original.

Elle nous a également parlé du travail d’écriture qu’implique la traduction d’un roman étranger pour en faire une véritable roman français accessible sans pour autant dénaturer le travail de l’auteur initial et respecter l’esprit du texte d’origine. Un véritable travail d’auteur en soi qui mérite tout autant que celui de l’auteur initial la reconnaissance des lecteurs car après tout si on apprécie notre lecture c’est aussi grâce au travail du traducteur.

C’était une rencontre très intéressante qui m’a permis de découvrir tout un univers que j’étais loin d’imaginer ainsi et qui a changé ma façon de voir les romans qui m’attendent dans ma PAL. D’ailleurs, en rentrant chez moi je me suis précipitée sur mes roman préférés pour découvrir qui les avait traduit et je pense que maintenant je noterai, dans mon carnet de livres lus, le nom du traducteur aux côtés du nom de l’auteur.

Et si près de chez vous vous apprenez que Carine Chichereau est invitée pour parler de son métier alors n’hésitez pas une seconde à aller la rencontrer, sa gentillesse et sa conversation vous raviront et vous feront passer un très agréable moment.

Et encore un énorme MERCI  à la Médiathèque La pléiade de Beaugency pour cette belle rencontre

rencontre carine chichereau

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Médiathèque La Pléiade, Allée Pierre de Ronsard 45190 BEAUGENCY

 

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Les chaussettes – le talon

chuassettes talon

La semaine dernière je vous parlais des chaussettes et plus particulièrement des orteils (ici). Aujourd’hui, je viens vous parler du talon.

Il y a plusieurs façons de réaliser le talon. Soit en même temps que l’on avance dans la chaussette, soit une fois la chaussette finie après avoir laissé un fil en attente pour faire le talon après. On appelle cette technique « After Thought Heel ». On trouve de nombreuses vidéos sur Youtube qui expliquent cette manière de procéder.

Les 3/4 des vidéos sont en anglais mais il n’est pas indispensable de maîtriser la langue, regarder les images suffit çà comprendre comment faire. Je n’ai pas encore essayer cette méthode mais elle rencontre un certain succès sur instagram.

On peut aussi rester plus classique et faire le talon au moment où il se présente dans la réalisation de la chaussette. Du reste la méthode est la même pour le After Thought Heel car une fois les mailles remises sur les aiguilles, on est libre de réaliser le talon selon notre méthode préférée.

Il existe là encore plusieurs méthodes.

Il y a la méthode que je trouve bien compliquée et peu esthétique (mais ce n’est que mon avis) du talon tricoté en 3 parties (gousset puis heel extension puis heel flap) très bien décrit dans le patron gratuit des chaussettes de la schtroumpfette de Elise Dupont. Je ne l’ai pas testé parce que je trouve que cela fait bizarre comme rendu.

Il y a la méthode plus simple selon moi du talon en rangs raccourcis . La encore vous trouverez sur Youtube de nombreuses méthodes pour faire les rangs raccourcis.

 

J’avais également entendu parler du Fisk lips kiss heel, un patron révolutionnaire paraît-il pour faire les talons des chaussettes. Il est payant sur ravelry mais quelques euros seulement.

Personnellement je fais un mixte des rangs raccourcis en utilisant la méthode de Sox Therapist qui explique comment faire des mailles qui permettent de tourner son ouvrage quand on fait des rangs raccourcis sans passer son fil par devant ou par derrière la maille laissée en attente.

Certes la vidéo est en anglais mais avec les fils de couleurs et les gestes très lents, on comprend très vite comment faire. Il y aussi ma même vidéo pour les mailles envers.

J’aime beaucoup cette méthode et je l’ai donc utilisée pour faire le talon de ma première paire de chaussette.

Et vous quelle est votre méthode préférée pour le talon?

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Les chaussettes : les orteils

Tricoter des chaussettes est à la mode en ce moment et il est parfois difficile de s’y retrouver sur la manière de procéder. Je suis également tombée dedans et en cherchant comment faire je suis tomber sur des très bonnes informations que j’ai envie de partager avec vous.

Pour tricoter des chaussettes, on peut utiliser soit 4 ou 5 aiguilles à double pointes soit des aiguilles circulaires avec un câble fixe (ce que je conseille fortement car les interchangeables vont avoir tendance à se dévisser plus facilement) en utilisant la technique du magic loop

 

On peut aussi soit commencer par le haut (les côtes) ou par les orteils et personnellement même si je débute, je préfère commencer par les orteils car cela me permet de tester plus facilement la taille de la chaussette sur mon pied.

Pour commencer par les orteils, il existe plusieurs façons de monter les mailles ais c’est la façon présentée par Letipanda qui me plait le plus. Très bien expliquée, c’est la méthode la plus simple pour moi.

Une fois les mailles montées, moi j’en monte 12 sur chaque aiguilles, il suffit de faire des augmentations à une maille du bord de chaque côté, un rang sur 2 jusqu’à avoir 32 mailles sur chaque aiguille puis continuer tout en jersey jusqu’à ce que soit venu le temps de s’attaquer au talon.

Mais ça c’est une autre histoire que je vous raconterai dans un autre article 😉

En attendant voici le début de ma première paire de chaussette :

 

 

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Une écharpe large bien chaude

echarpe large

Tricoter un écharpe est un projet ambitieux et trèèèèèèèèèèès long mais j’en suis venue à bout au bout de 2 mois, youpi.

Comme pour mon bonnet torsadé dont je vous parlais l’autre jour (ici), cette écharpe est encore un modèle issu du magazine Tricot création d’octobre 2015

tricot creation

Je l’ai commencé le 20 novembre 2015

projet en cours n°3

Un mois plus tard j’en étais là (seulement !!!) :

echarpe large en cours

Et plus de 400 rangs de point de dentelle plus tard, elle était finie le 20 janvier. Plus de 300 rangs quasiment en un mois, j’ai fait fort 😉 (bon mon repassage en a un peu souffert mais que ne faut-il pas sacrifier pour le plaisir du tricot 😉

Le modèle n’est pas très compliqué, des mailles endroit, des jetés, des surjets, des mailles ensemble, le plus difficile est de ne pas se tromper en comptant les mailles du motif à répéter. D’où l’utilisation de marqueurs qui permettent de savoir si on tombe juste ou pas au fur et à mesure de notre avancée sous peine de devoir détricoter tout un rang (et je parle par expérience car cela m’est arrivé).

Il est tout à fait possible d’adapter la largeur selon son goût en diminuant le nombre de répétition du motif et aussi la longueur en faisant beaucoup plus de rangs. J’avoue que je l’aurai bien aimée encore un peu plus longue car là je peux faire une fois le tour de mon cou et nouer les deux bouts qui pendent mais j’en avais un peu marre et j’étais contente de l’avoir finie donc elle me va comme cela. En plus malgré les petits trous elle est très chaude et permet de bien se couvrir le cou et même les oreilles si on en a envie.

Le magazine étant encore en vente sur Internet je ne peux pas donner le diagramme mais dès qu’il ne sera plus du tout disponible je reviendrai ici pour publier les explications.