HISTORIQUE·POLARS/THRILLERS

Le violoniste – Mechtild Borrmann

Le violoniste de Mechtild Borrmann paru le 6.01.2016 chez Le livre de poche

Résumé :

Moscou, 1948. Alors que le célèbre violoniste Ilia Grenko quitte la salle de concert sous un tonnerre d’applaudissements, son Stradivarius à la main, il est arrêté par le KGB, sans comprendre ce qu’on lui reproche. Après des jours de privations, d’humiliations et d’interrogatoires, Ilia signe des aveux absurdes qui le condamnent à vingt ans de goulag. Sa famille est envoyée en exil. Et son violon, d’une valeur inestimable, disparaît à jamais.
Deux générations plus tard, Sacha, le petit-fils d’Ilia, se met en quête du Stradivarius et découvre l’histoire de sa famille, broyée par le régime totalitaire et ses hommes de main, indifférents à toute dignité humaine.

Mon avis :

J’ai découvert Mechtild Borrman avec son roman Sous les décombres qui m’avait tellement emportée que j’ai eu envie de découvrir ses autres romans alors quand je suis tombée sur Le violoniste , je n’ai pas hésité…et ce fût encore une belle lecture même si j’ai été moins touchée par cette lecture.

Le violoniste est un bon thriller historique qui nous emmène en 1948 aux côtés d’Ilia Grenko, musicien talentueux, qui se retrouve arrêté à la sortie d’un concert sans avoir le temps de parler à sa femme Galina. Son étui à violon contenant son stradivarius, disparaît en même temps que lui. Galina sa femme va devoir assurer sa survie et celle de ses enfants tout en cherchant à savoir ce qui est arrivé à son époux.

En 2008, Sasha Grenko se retrouve embarqué dans une course poursuite qui le conduira à découvrir les secrets de cette sombre histoire.

En alternant les deux époques, l’auteure nous raconte les histoires d’Ilia, de Galina et de Sasha. La vie dans le goulag, les atrocités, les difficultés, la peur, tout y est et donne envie de savoir comment Ilia et Galina vont s’en sortir. L’époque actuelle avec Sasha, dynamique et rythmée, trop rapide à mon goût m’a laissé un peu de marbre. J’ai aimé suivre les personnages mais j’ai trouvé qu’ils manquaient un peu de profondeur et ils n’ont pas su provoquer chez moi ces sentiments d’empathie et de compassion que j’aime ressentir dans mes lectures.

Peut-être être qu’à cause de mon énorme coup de coeur pour Sous les décombres j’en attendais trop de cette lecture…

Cependant, l’intrigue est bien menée, on reste embarqué dans l’histoire et la révélation finale est surprenante et effrayante, ce qui en fait une très bonne lecture.

POLARS/THRILLERS

Révélée – Renée Knight

Révélée de Renée Knight chez Fleuve en 2015 et chez 10/18 en 2016

Résumé :

Catherine ne sait plus comment ce livre lui est parvenu, mais depuis qu’elle l’a commencé, elle ne dort plus. Angoissée, obsédée par cette lecture, elle ne parvient pourtant pas à la terminer, terrifiée par ce que la fin pourrait révéler. Car le personnage de ce livre, c’est elle. Elle en est convaincue. Et l’auteur, E. J. Preston, y expose un secret qu’aucune personne vivante n’est censée connaître. Derrière ce pseudonyme, se cache Stephen Brigstocke. Cet ancien professeur voit sa vie déraper doucement et sûrement depuis le décès de son épouse. Jusqu’au moment où il découvre dans les affaires de celle-ci les photos d’une femme sur une plage et posant nue dans une chambre d’hôtel. Stephen n’a alors plus qu’un but : voir sombrer celle qu’il juge être la source de son malheur…

Mon avis :

Renée Knight est réalisatrice, productrice et auteur de documentaires pour la télévision et le cinéma. Révélée est son premier roman. Best-seller en Angleterre, traduit dans le monde entier et en cours d’adaptation cinématographique, ce roman fût une très belle lecture qui frôle le coup de cœur.

Contrairement aux thrillers anglais classiques, il démarre sur les chapeaux de roue et la tension installée dès les premières pages se poursuit jusqu’à la révélation qui vous retourne le cerveau.

C’est un pur thriller psychologique qui explore en profondeur la nature humaine, les relations de couple et d’autres thèmes qu’il serait cruel de révéler ici.

Tout commence avec un livre « Elle l’observe, posé à l’envers, encore ouvert tel qu’elle l’a laissé : ce livre auquel elle s’est fiée. Les premiers chapitres l’on amadouée et mise en confiance, ils lui ont procuré un sentiment de confort tout en lui laissant deviner le léger frisson à venir, le petit quelque chose qui l’incitait à poursuivre sa lecture, mais sans fournir aucun indice sur ce que le livre lui resservait. Il l’a appâtée, attirée dans ses pages, toujours plus loin, jusqu’à ce qu’elle se rende compte qu’elle était prise au piège. Alors les mots ont ricoché dans sa tête et claqué dans sa poitrine, les uns après les autres. Comme si toute une file de gens avait sauté devant un train et qu’elle, conductrice impuissante, était incapable d’éviter la collision fatale. Trop tard pour freiner. Impossible de faire machine arrière. Malgré elle. Catherine s’est retrouvée coincée dans les pages du livre » et moi aussi par la même occasion.

Catherine est une quadragénaire qui vient d’emménager dans un nouvel appartement avec son mari Robert, après le départ, un peu forcé, de leur fils Nicholas pour vivre sa vie d’adulte. On ressent assez vite une certaine tension, une vie de famille assez particulière finalement. Catherine apparaît froide et distante, accaparée par son métier de journaliste visant à dénoncer les actes de pédophilie, elle semble être une femme droite et intègre, plus en phase avec sa vie professionnelle qu’avec sa vie de mère et de femme. Mais elle a un secret, qu’elle pensait ne jamais voir refaire surface et pourtant….ce livre qu’elle dévore n’est pas une lecture anodine, elle en est l’héroïne, et ce qu’elle y lit va bouleverser sa vie.

Construite sur une alternance de chapitres entre Catherine et l’auteur du livre, l’intrigue est machiavéliquement orchestrée, on ne voit rien venir, on dévore les pages pour connaître tous les tenants et les aboutissants de cette histoire.

Le seul petit bémol qui fait s’envoler le coup de cœur pour cette lecture c’est l’épilogue. Je crois que Mattias Köping a définitivement mis fin à mon goût pour les « happy end » et cela s’est vérifié ici. Si la révélation est une vraie claque qu’on ne voit absolument pas venir et qu’on se prend en plaine face, elle arrive trop tôt ; elle aurait dû être le point final de cette lecture et nous laisser ainsi, abasourdi et estomaqué. Parce que ce sont vraiment les sentiments ressentis à ce moment-là. Sauf qu’il reste encore 50 pages, des pages qui nous font douter encore de connaître le fin mot de l’histoire, qui nous font espérer une nouvelle fin….qui ne s’est pas révélée à la hauteur de ce que j’attendais au regard de la qualité de l’intrigue qui s’était déroulée sous mes yeux. J’ai espéré, attendu un twist final qui n’est pas venu. J’aurai préféré une fin plus punchy.

Mais malgré tout cette lecture est une totale réussite. Pour un premier roman, Renée Knight a mis la barre très haute en se démarquant de tous ses compatriotes anglais. C’est le meilleur thriller anglais que j’ai lu jusqu’à ce jour, rythmé, passionnant, maintenant une tension constante pendant quasi tout le récit, un suspense exceptionnel. J’ai énormément aimé cette lecture.

***

Renée Knight revient le 27 août 2020 avec son nouveau roman qui sera publié chez Fleuve et je peux vous assurer que moi je serai au rendez-vous

Résumé :

Il n’y a qu’un pas entre la loyauté…et l’obsession.

Regardez autour de vous. Qui détient le plus de pouvoir dans la pièce ? Est-ce celui qui parle le plus fort ou celui qui a le plus d’argent ?
Ou peut-être est-ce quelqu’un comme Christine Butcher : une figure douce et invisible, un témoin silencieux lorsque les informations sont partagées et les secrets murmurés.
Quelqu’un qui, tranquillement, parfois même sans le vouloir, accumule des connaissances sur ceux qu’elle est venue servir — ceux qui ne vont pas faire attention à elle.
Mais lorsque quelqu’un comme Christine Butcher est poussé à bout, elle pourrait bien devenir la personne la plus dangereuse et la plus puissante de la pièce…

POLARS/THRILLERS

Resurrection bay – Emma Viskic

Resurrection bay d’Emma Viskic paru le 13.02.2020 aux éditions du Seuil

Résumé :

Caleb Zelic, détective privé à Melbourne, est bien décidé à retrouver le meurtrier de son meilleur ami Gary, un flic intègre, retrouvé égorgé chez lui. Mais Caleb est sourd depuis l’enfance et lire sur les lèvres peut parfois porter à confusion… Il sait toutefois parfaitement lire les expressions et le moindre geste de ses interlocuteurs. De plus, Caleb n’oublie jamais un visage. Avec l’aide de son associée Frankie, ex flic alcoolo, il mène son enquête mais se fait brutalement agresser. Et Frankie disparaît. Blessé, aux abois, il se réfugie chez son ex-femme à Resurrection Bay, sa ville natale.

Alors qu’il commence à remonter le fil des derniers événements menant à la mort de Gary, il réalise que tous autour de lui ont quelque chose à cacher…

Mon avis :

Résurrection bay est le premier roman d’Emma Viskic, clarinettiste professionnelle et professeure de musique et il l’a propulsée en tête des ventes dans son pays puis en Angleterre après qu’il ait remporté le Ned Kelly Award en 2016 ainsi que le Davitt Award dans trois catégories.

Resurrection bay est un bon polar, rythmé, sans temps mort, avec une intrigue bien ficelée servie par un personnage principal atypique. En effet, Caleb Zelic, détective privé à Melbourne, sourd depuis l’enfance, peut lire sur les lèvres pour peu qu’on le regarde en face et qu’on articule mais il ne comprend pas forcément tout ce qu’on lui dit. Il peut lire également les expressions et le moindre geste de ses interlocuteurs et surtout il n’oublie jamais un visage. Aidé par son associée et amie Frankie, ex flic, ex alcoolique, il enquête sur la mort de son ami Gary, égorgé par des méchants alors qu’il aidait Caleb dans une enquête sur un cambriolage. Et cette enquête menée tambour battant, sans laisser au lecteur le temps de respirer, va conduire Caleb à se dépasser.

Si l’on peut regretter une écriture (ou une traduction) un peu alambiquée, cherchant vainement à se faire poétique, et un trop léger aspect australien de cette histoire, ce roman n’en demeure pas moins un très bon polar qui se lit bien, vite et qui tient sa promesse d’une enquête prenante et au dénouement convaincant.

L’écriture m’a semblé quelque peu forcée et manquant parfois de fluidité. Les phrases sont parfois très courtes, sans queue ni tête ce qui donne une lecture hachée peu cohérente avec le rythme soutenu de cette histoire. C’est un style auquel il faut s’habituer afin d’entrer pleinement dans l’ambiance.

Si ce n’est que l’histoire se passe près de Melbourne en Australie, on ne ressent pas vraiment la réalisme du pays dans lequel se déroule cette intrigue. Je m’attendais à un plus fort accent sur le côté australien, tant dans les lieux que dans les personnages. Là on pourrait tout aussi bien être en Angleterre ou aux Etats-Unis tant le lieu de situation de l’intrigue n’est pas marqué.

Mais l’auteure rattrape ces petits défauts par une intrigue haletante et originale dans la personnalité du héros qui est très attachant. Il refuse de faire jouer son handicap et préfère se débrouiller pour réussir à lire sur les lèvres de ses interlocuteurs…ou pas, ce qui donne des situations et des conversations parfois assez loufoques. On ressent très bien, en tant que lecteur, les difficultés qu’il peut rencontrer pour comprendre les autres. On sent bien le travail de l’auteur sur le thème de la surdité, de ses conséquences et des limites que ce handicap cause à ceux qui en sont victimes. A travers les échanges entre Caleb et différents personnages, l’auteur explore les différentes façon de communiquer avec un malentendant.

L’auteure nous plonge dans le bain dès les premières pages en nous faisant assister au décès de Gary dans les bras de Caleb et à son interrogatoire par des policiers assez perturbés par le comportement de Caleb. Il se retrouve malgré lui dans une situation complexe et son envie de savoir ce qui s’est passé va le plonger dans la tourmente. Et nous aussi, par la même occasion. L’auteure arrive à maintenir la tension en continu, plaçant judicieusement les rebondissements pour rendre ce polar trépidant et haletant. On est pris complètement dans le déroulement des évènements, on ne voit pas les pages défiler et c’est très agréable de se sentir happé comme ça, d’avoir envie de tourner les pages pour connaître la fin. Et la tension ne redescend qu’à la dernière ligne de ce court polar pour le grand plaisir du lecteur.

J’ai bien aimé cette lecture et je lirai avec plaisir les autres enquêtes de Caleb Zelic déjà parues en Australie dès qu’elles seront traduites et publiées en France (message subliminal si par hasard les éditions du Seuil passaient par là et avaient envie de renouveler l’expérience)

POLARS/THRILLERS

T’en souviens-tu mon Anaïs? et autres nouvelles de Michel Bussi

paru le 4.01.2018 aux éditions Pocket

Quatrième de couverture :

Voilà treize jours qu’Ariane a posé ses valises dans cette villa de la Côte d’Albâtre. Pour elle et sa fille de 3 ans, une nouvelle vie commence. Mais sa fuite, de Paris à Veules-les-Roses, en rappelle une autre, plus d’un siècle plus tôt, lorsqu’une fameuse actrice de la Comédie-Française vint y cacher un lourd secret. Se sentant observée dans sa propre maison, Ariane perd peu à peu le fil de la raison…

Bienvenue au pays de Caux, terre de silences, de pommiers et de cadavres dans les placards…

Dans les romans de Michel Bussi, vous étiez surpris jusqu’à la dernière page…
Dans ses nouvelles, vous le serez jusqu’à la dernière ligne.

Mon avis :

T’en souviens-tu mon Anaïs ? et autres nouvelles de Michel Bussi est un recueil de nouvelles agréable à lire où l’auteur nous livre 4 histoires bien différentes où il est question de faux semblants et de manipulation.

Le rythme est irrégulier, parfois lent et plat mais relevé par la fin, parfois prenant mais qui retombe à la fin.

J’en ai aimé une pour le côté touchant de l’explication finale, une autre m’a, à la fois, surprise et fait rire avec son twist final, une autre était bien mystérieuse et prenante et enfin une était originale dans la construction.

Toutes avaient des qualités et des défauts mais toutes m’ont fait passer un agréable moment de lecture et c’est bien là le principal ❤️❤️❤️

POLARS/THRILLERS

Dans la peau de Nicci French

paru le 10.05.2011 aux éditions Pocket

Quatrième de couverture :

Zoé, institutrice fraîchement débarquée à Londres, n’a qu’une hâte : se débarrasser de son appartement sordide acheté trop vite.

Jennifer, mère de famille bourgeoise, s’investit dans la rénovation de sa maison du nord de Londres.

Nadia, animatrice de spectacles pour enfants, essaie de remettre de l’ordre dans sa vie… et dans son appartement.

Ces trois femmes ont un point commun : un tueur les observe, les connaît, les aime, et leur écrit…

Mon avis :

Dans la peau de Nicci French est un pur thriller anglais.

On suit 3 femmes différentes, Zoé, Jennifer et Nadia, mais qui ont toutes reçu une lettre qui leur annonce à l’avance qu’elles vont mourir.

La construction de l’intrigue est très linéaire, avec comme seul point de vue celui de ces 3 femmes, le lecteur ne suit absolument pas l’enquête de police, il doit se contenter des discussions entre les femmes et les policiers.

Les personnages sont froids, on a du mal à s’y attacher même si on ressent un peu d’empathie en lisant comment elles vivent la situation et l’impact de ces lettres sur leurs vies.

Le couple d’auteurs a choisi de nous montrer à un moment qui est la personne qui envoie ces fameuses lettre et c’est perturbant, surtout quand on reste extérieur à l’enquête de police.

On ressent bien la tension de la menace et on attend avec impatience de savoir comment tout va se résoudre à la fin, avec en même temps la crainte que cette fin ne soit pas à la hauteur.

Tout se fait dans les dernières pages et c’est très bien fait, c’est un poil surprenant, c’est cohérent avec tout le reste, c’est crédible et ça fait le job.

Bref, ce n’est pas un coup de coeur mais cette première découverte thriller de Nicci French est une très bonne lecture. ❤️❤️❤️

POLARS/THRILLERS

Le miroir des âmes de Nicolas Feuz

paru le 21.08.2019 aux éditions Le livre de poche

Quatrième de couverture :

Lorsque le procureur Jemsen se réveille à l’hôpital, il ne lui reste que quelques bribes de souvenirs : le centre-ville de Neuchâtel, la terrasse d’un café, des visages souriants, puis l’explosion. Ensuite, le trou noir.
Tandis que le procureur, aidé de sa greffière, tente de remonter le fil de sa mémoire pour comprendre qui était visé par la bombe, deux policiers se lancent sur les traces d’un mystérieux tueur en série qui sévit dans la région. On le surnomme Le Vénitien à cause d’un procédé singulier : il coule du verre de Murano dans la gorge de ses victimes.

Un attentat sans commanditaire, des meurtres sans mobile apparent, tout est trouble dans ce polar essoufflant où se mêlent assassinats barbares, corruption politique, réseau de prostitution et mafia albanaise…

Mon avis :

Un rythme décoiffant, une intrigue passionnante mêlant enquête policière et quête de réponses pour le procureur amnésique, une plongée au coeur d’un réseau de prostitution, c’est le côté le plus noir des hommes qu’exploite l’auteur de façon très intelligente. Orchestré de main de maître, ce ballet entre les différents personnages, trépidant, captivant vous capture dès les premières pages et c’en est fini de votre vie personnelle, impossible d’en sortir avant la fin. Bref tout ce que j’aime dans un roman

POLARS/THRILLERS

Horrora Borealis de Nicolas Feuz

paru le 22.08.2018 aux éditions Le lire de poche

Quatrième de couverture :

Sur les rives du lac de Neuchâtel, en Suisse, des coups de feu éclatent en plein festival de musique. Le site est évacué. La grande scène devient le théâtre d’une prise d’otages. Un négociateur intervient. Le groupe d’intervention de la police s’organise. Dans l’esprit de Walker, une seule question compte : que s’est-il passé en Laponie ? Ses souvenirs sont flous. Mais il est clair que, de longue date, il ne croit plus au Père Noël. Et vous, y croyez-vous encore

Mon avis :

Quel kiffe ce thriller !!! Horrora Borealis de Nicolas Feuz ou comment se prendre de multiples uppercut au fil des pages !!!

Un rythme hyper dynamique, l’alternance très vive de chapitres entre le moment présent et ce qui s’est passé en Laponie pour la famille Walker, un style direct sans fioritures ont rendu cette lecture addictive. J’ai été complètement happée dans ces pages dans lesquelles l’auteur nous livre une intrigue dense, extrêmement bien construite, impossible d’en sortir avant la fin. Le lecteur est malmené, il se fait manipuler d’un bout à l’autre et c’est très plaisant quand on adore tourner les pages encore et encore et vivre pleinement les histoires qu’on lit.

Cette première découverte de l’auteur est une pure réussite et propulse immédiatement Monsieur Feuz dans mon top 5 de mes auteurs francophones chouchous ❤️❤️❤️❤️❤️

POLARS/THRILLERS

Le cri de Nicolas Beuglet

paru le 8.09.2016 chez XO éditions – 496 pages

Quatrième de couverture :

Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre…
Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l’hôpital semble si peu à l’aise avec l’identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?
Pour Sarah, c’est le début d’une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l’île de l’Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.
Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d’un journaliste d’investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…
Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultrasecrets, pourrait bien affoler plus encore que la question !

Mon avis :

Le cri de Nicolas Beuglet est un thriller qui démarre lentement mais qui se révèle assez vite être un page turner palpitant et passionnant. L’intrigue est bien menée, il y a de l’action, du suspense c’est très addictif et emmène le lecteur jusqu’à la fin qui le laisse pantois et provoque une intéressante réflexion intérieure.

Le début est très lent. Entre la découverte du corps et le démarrage de l’enquête j’ai trouvé que ça peinait à se mettre en place. Il m’aura fallu attendre la page 136 pour accrocher pleinement à l’histoire et m’immerger complètement dans cette lecture.

Les 300 pages restantes ont été dévorées en un éclair. Les évènements s’enchaînent, il y a des rebondissements, une alternance de point de vue se met en place et cette intrigue est devenue captivante.

J’ai beaucoup aimé et c’est avec plaisir que je récidiverai en lisant les romans suivants de l’auteur ❤️❤️❤️❤️

POLARS/THRILLERS

Blessures invisibles d’Isabelle Villain

paru le 9.01.2020 aux éditions Taurnada

Quatrième de couverture :

Le major Maraval est retrouvé mort à son domicile, une balle dans la tête, son arme à la main.
La thèse du suicide est pourtant très vite abandonnée par le groupe du commandant Rebecca de Lost, et les pistes militaires et familiales se multiplient.
Dans le même temps, le « tueur au marteau », demeuré silencieux depuis l’enterrement du capitaine Atlan, décide de reprendre du service.
Deux enquêtes sous haute tension. Un final explosif !

Mon avis :

Dans cette « suite » de Mauvais genre, un nouveau crime doit être élucidé par le commandant de Lost et son équipe.

Un ancien soldat victime du syndrome post traumatique est retrouvé mort chez lui. Suicide ou assassinat? L’équipe du 36 quai des orfèvres du commandant de Lost va devoir démêler les fils de cette toile d’araignée dans laquelle ils se retrouvent coincés. Et ce, d’autant plus que le tueur en série qui communique avec Rébecca n’a pas fini son oeuvre et continue, dans ce roman, de jouer avec les nerfs de Rebecca.

C’est un énorme coup de coeur que j’ai eu pour ce polar trépidant dans lequel l’auteure nous embarque complètement dans la vie de ses policiers du 36 quai des Orfèvres.

Le rythme est effréné, le suspense en augmentation constante pour une résolution finale époustouflante, je suis conquise.

Je suis sûre que vous le serez aussi alors foncez vous offrir ce pur moment de plaisir livresque et « polaresque ». ❤️❤️❤️❤️❤️


Petit conseil en plus : même s’il peut se lire seul je vous conseille quand même de commencer par Mauvais genre, le ressenti n’en sera que meilleur surtout si, comme moi, vous les enchaînez l’un derrière l’autre.

Un énorme merci à Joël des éditions @taurnada pour m’avoir proposé cette lecture 😘. Cela confirme tout le bien que je pense de cette maison d’éditions qui propose des lectures courtes mais intenses en émotions

POLARS/THRILLERS

Mauvais genre d’Isabelle Villain

paru le 15.11.2018 aux éditions Taurnada – 252 pages

Quatrième de couverture :

Hugo Nicollini est un garçon différent des autres gamins de son âge. Un père brutal. Une maman protectrice. Un soir, il est témoin d’une dispute entre ses parents. Une de plus. Une de trop. Cette fois-ci, sa mère succombera sous la violence des coups.
Vingt-trois ans plus tard, l’équipe du commandant Rebecca de Lost enquête sur la mort d’une jeune femme, sauvagement poignardée dans son appartement. Pas d’effraction. Pas de vol. Pas de traces de défense. L’entourage de la victime est passé au crible, et l’histoire du petit Hugo va refaire surface bien malgré lui.

Mon avis :

Une très belle découverte de la plume de l’auteure associée à une intrigue passionnante et très bien ficelée

Mauvais genre d’Isabelle Villain paru aux éditions Taurana est un excellent polar où l’auteure mêle habilement vie personnelle de son personnage principal et enquête policière aux multiples facettes.On suit deux histoires en parallèle.

Tout d’abord celle d’un crime sur une jeune fille assassinée dans son appartement sans aucun signe d’effraction. Pour le commandant Rebecca de Lost et son équipe, commence alors une série d’interrogatoires afin d’éclaircir de mystère. De conversations en conversations, au fil des pistes qui se présentent pour aboutir parfois à des impasses, l’enquête se déroule un peu à la manière du jeu Labyrinthe.

Ensuite, un tueur en série remet le couvert. Sauf qu’il est censé être en prison après avoir été arrêté par Rebecca et son équipe. Comment cela est-il possible ? Copycat ou erreur judiciaire? Là est la question. Et Rebecca et son équipe devront y trouver rapidement une réponse, car les crimes s’enchaînent.

Dans ces deux enquêtes des éléments troublants interrogent le lecteur qui ne sait pas à qui se fier au point de soupçonner même les plus insoupçonnables.

C’est vif, incisif, ultra dynamique, ça prend dès les premières pages et il est impossible de lâcher ce roman avant d’en connaître la fin tout à fait à la hauteur, surprenante, bien menée et amenée.

J’ai adoré cette première découverte de l’auteure.

Je remercie vivement Joël des éditions Taurnada pour sa confiance