POLARS/THRILLERS

Resurrection bay – Emma Viskic

Resurrection bay d’Emma Viskic paru le 13.02.2020 aux éditions du Seuil

Résumé :

Caleb Zelic, détective privé à Melbourne, est bien décidé à retrouver le meurtrier de son meilleur ami Gary, un flic intègre, retrouvé égorgé chez lui. Mais Caleb est sourd depuis l’enfance et lire sur les lèvres peut parfois porter à confusion… Il sait toutefois parfaitement lire les expressions et le moindre geste de ses interlocuteurs. De plus, Caleb n’oublie jamais un visage. Avec l’aide de son associée Frankie, ex flic alcoolo, il mène son enquête mais se fait brutalement agresser. Et Frankie disparaît. Blessé, aux abois, il se réfugie chez son ex-femme à Resurrection Bay, sa ville natale.

Alors qu’il commence à remonter le fil des derniers événements menant à la mort de Gary, il réalise que tous autour de lui ont quelque chose à cacher…

Mon avis :

Résurrection bay est le premier roman d’Emma Viskic, clarinettiste professionnelle et professeure de musique et il l’a propulsée en tête des ventes dans son pays puis en Angleterre après qu’il ait remporté le Ned Kelly Award en 2016 ainsi que le Davitt Award dans trois catégories.

Resurrection bay est un bon polar, rythmé, sans temps mort, avec une intrigue bien ficelée servie par un personnage principal atypique. En effet, Caleb Zelic, détective privé à Melbourne, sourd depuis l’enfance, peut lire sur les lèvres pour peu qu’on le regarde en face et qu’on articule mais il ne comprend pas forcément tout ce qu’on lui dit. Il peut lire également les expressions et le moindre geste de ses interlocuteurs et surtout il n’oublie jamais un visage. Aidé par son associée et amie Frankie, ex flic, ex alcoolique, il enquête sur la mort de son ami Gary, égorgé par des méchants alors qu’il aidait Caleb dans une enquête sur un cambriolage. Et cette enquête menée tambour battant, sans laisser au lecteur le temps de respirer, va conduire Caleb à se dépasser.

Si l’on peut regretter une écriture (ou une traduction) un peu alambiquée, cherchant vainement à se faire poétique, et un trop léger aspect australien de cette histoire, ce roman n’en demeure pas moins un très bon polar qui se lit bien, vite et qui tient sa promesse d’une enquête prenante et au dénouement convaincant.

L’écriture m’a semblé quelque peu forcée et manquant parfois de fluidité. Les phrases sont parfois très courtes, sans queue ni tête ce qui donne une lecture hachée peu cohérente avec le rythme soutenu de cette histoire. C’est un style auquel il faut s’habituer afin d’entrer pleinement dans l’ambiance.

Si ce n’est que l’histoire se passe près de Melbourne en Australie, on ne ressent pas vraiment la réalisme du pays dans lequel se déroule cette intrigue. Je m’attendais à un plus fort accent sur le côté australien, tant dans les lieux que dans les personnages. Là on pourrait tout aussi bien être en Angleterre ou aux Etats-Unis tant le lieu de situation de l’intrigue n’est pas marqué.

Mais l’auteure rattrape ces petits défauts par une intrigue haletante et originale dans la personnalité du héros qui est très attachant. Il refuse de faire jouer son handicap et préfère se débrouiller pour réussir à lire sur les lèvres de ses interlocuteurs…ou pas, ce qui donne des situations et des conversations parfois assez loufoques. On ressent très bien, en tant que lecteur, les difficultés qu’il peut rencontrer pour comprendre les autres. On sent bien le travail de l’auteur sur le thème de la surdité, de ses conséquences et des limites que ce handicap cause à ceux qui en sont victimes. A travers les échanges entre Caleb et différents personnages, l’auteur explore les différentes façon de communiquer avec un malentendant.

L’auteure nous plonge dans le bain dès les premières pages en nous faisant assister au décès de Gary dans les bras de Caleb et à son interrogatoire par des policiers assez perturbés par le comportement de Caleb. Il se retrouve malgré lui dans une situation complexe et son envie de savoir ce qui s’est passé va le plonger dans la tourmente. Et nous aussi, par la même occasion. L’auteure arrive à maintenir la tension en continu, plaçant judicieusement les rebondissements pour rendre ce polar trépidant et haletant. On est pris complètement dans le déroulement des évènements, on ne voit pas les pages défiler et c’est très agréable de se sentir happé comme ça, d’avoir envie de tourner les pages pour connaître la fin. Et la tension ne redescend qu’à la dernière ligne de ce court polar pour le grand plaisir du lecteur.

J’ai bien aimé cette lecture et je lirai avec plaisir les autres enquêtes de Caleb Zelic déjà parues en Australie dès qu’elles seront traduites et publiées en France (message subliminal si par hasard les éditions du Seuil passaient par là et avaient envie de renouveler l’expérience)

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T’en souviens-tu mon Anaïs? et autres nouvelles de Michel Bussi

paru le 4.01.2018 aux éditions Pocket

Quatrième de couverture :

Voilà treize jours qu’Ariane a posé ses valises dans cette villa de la Côte d’Albâtre. Pour elle et sa fille de 3 ans, une nouvelle vie commence. Mais sa fuite, de Paris à Veules-les-Roses, en rappelle une autre, plus d’un siècle plus tôt, lorsqu’une fameuse actrice de la Comédie-Française vint y cacher un lourd secret. Se sentant observée dans sa propre maison, Ariane perd peu à peu le fil de la raison…

Bienvenue au pays de Caux, terre de silences, de pommiers et de cadavres dans les placards…

Dans les romans de Michel Bussi, vous étiez surpris jusqu’à la dernière page…
Dans ses nouvelles, vous le serez jusqu’à la dernière ligne.

Mon avis :

T’en souviens-tu mon Anaïs ? et autres nouvelles de Michel Bussi est un recueil de nouvelles agréable à lire où l’auteur nous livre 4 histoires bien différentes où il est question de faux semblants et de manipulation.

Le rythme est irrégulier, parfois lent et plat mais relevé par la fin, parfois prenant mais qui retombe à la fin.

J’en ai aimé une pour le côté touchant de l’explication finale, une autre m’a, à la fois, surprise et fait rire avec son twist final, une autre était bien mystérieuse et prenante et enfin une était originale dans la construction.

Toutes avaient des qualités et des défauts mais toutes m’ont fait passer un agréable moment de lecture et c’est bien là le principal ❤️❤️❤️

POLARS/THRILLERS

Dans la peau de Nicci French

paru le 10.05.2011 aux éditions Pocket

Quatrième de couverture :

Zoé, institutrice fraîchement débarquée à Londres, n’a qu’une hâte : se débarrasser de son appartement sordide acheté trop vite.

Jennifer, mère de famille bourgeoise, s’investit dans la rénovation de sa maison du nord de Londres.

Nadia, animatrice de spectacles pour enfants, essaie de remettre de l’ordre dans sa vie… et dans son appartement.

Ces trois femmes ont un point commun : un tueur les observe, les connaît, les aime, et leur écrit…

Mon avis :

Dans la peau de Nicci French est un pur thriller anglais.

On suit 3 femmes différentes, Zoé, Jennifer et Nadia, mais qui ont toutes reçu une lettre qui leur annonce à l’avance qu’elles vont mourir.

La construction de l’intrigue est très linéaire, avec comme seul point de vue celui de ces 3 femmes, le lecteur ne suit absolument pas l’enquête de police, il doit se contenter des discussions entre les femmes et les policiers.

Les personnages sont froids, on a du mal à s’y attacher même si on ressent un peu d’empathie en lisant comment elles vivent la situation et l’impact de ces lettres sur leurs vies.

Le couple d’auteurs a choisi de nous montrer à un moment qui est la personne qui envoie ces fameuses lettre et c’est perturbant, surtout quand on reste extérieur à l’enquête de police.

On ressent bien la tension de la menace et on attend avec impatience de savoir comment tout va se résoudre à la fin, avec en même temps la crainte que cette fin ne soit pas à la hauteur.

Tout se fait dans les dernières pages et c’est très bien fait, c’est un poil surprenant, c’est cohérent avec tout le reste, c’est crédible et ça fait le job.

Bref, ce n’est pas un coup de coeur mais cette première découverte thriller de Nicci French est une très bonne lecture. ❤️❤️❤️

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Le miroir des âmes de Nicolas Feuz

paru le 21.08.2019 aux éditions Le livre de poche

Quatrième de couverture :

Lorsque le procureur Jemsen se réveille à l’hôpital, il ne lui reste que quelques bribes de souvenirs : le centre-ville de Neuchâtel, la terrasse d’un café, des visages souriants, puis l’explosion. Ensuite, le trou noir.
Tandis que le procureur, aidé de sa greffière, tente de remonter le fil de sa mémoire pour comprendre qui était visé par la bombe, deux policiers se lancent sur les traces d’un mystérieux tueur en série qui sévit dans la région. On le surnomme Le Vénitien à cause d’un procédé singulier : il coule du verre de Murano dans la gorge de ses victimes.

Un attentat sans commanditaire, des meurtres sans mobile apparent, tout est trouble dans ce polar essoufflant où se mêlent assassinats barbares, corruption politique, réseau de prostitution et mafia albanaise…

Mon avis :

Un rythme décoiffant, une intrigue passionnante mêlant enquête policière et quête de réponses pour le procureur amnésique, une plongée au coeur d’un réseau de prostitution, c’est le côté le plus noir des hommes qu’exploite l’auteur de façon très intelligente. Orchestré de main de maître, ce ballet entre les différents personnages, trépidant, captivant vous capture dès les premières pages et c’en est fini de votre vie personnelle, impossible d’en sortir avant la fin. Bref tout ce que j’aime dans un roman

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Horrora Borealis de Nicolas Feuz

paru le 22.08.2018 aux éditions Le lire de poche

Quatrième de couverture :

Sur les rives du lac de Neuchâtel, en Suisse, des coups de feu éclatent en plein festival de musique. Le site est évacué. La grande scène devient le théâtre d’une prise d’otages. Un négociateur intervient. Le groupe d’intervention de la police s’organise. Dans l’esprit de Walker, une seule question compte : que s’est-il passé en Laponie ? Ses souvenirs sont flous. Mais il est clair que, de longue date, il ne croit plus au Père Noël. Et vous, y croyez-vous encore

Mon avis :

Quel kiffe ce thriller !!! Horrora Borealis de Nicolas Feuz ou comment se prendre de multiples uppercut au fil des pages !!!

Un rythme hyper dynamique, l’alternance très vive de chapitres entre le moment présent et ce qui s’est passé en Laponie pour la famille Walker, un style direct sans fioritures ont rendu cette lecture addictive. J’ai été complètement happée dans ces pages dans lesquelles l’auteur nous livre une intrigue dense, extrêmement bien construite, impossible d’en sortir avant la fin. Le lecteur est malmené, il se fait manipuler d’un bout à l’autre et c’est très plaisant quand on adore tourner les pages encore et encore et vivre pleinement les histoires qu’on lit.

Cette première découverte de l’auteur est une pure réussite et propulse immédiatement Monsieur Feuz dans mon top 5 de mes auteurs francophones chouchous ❤️❤️❤️❤️❤️

POLARS/THRILLERS

Le cri de Nicolas Beuglet

paru le 8.09.2016 chez XO éditions – 496 pages

Quatrième de couverture :

Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre…
Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l’hôpital semble si peu à l’aise avec l’identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?
Pour Sarah, c’est le début d’une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l’île de l’Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.
Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d’un journaliste d’investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…
Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultrasecrets, pourrait bien affoler plus encore que la question !

Mon avis :

Le cri de Nicolas Beuglet est un thriller qui démarre lentement mais qui se révèle assez vite être un page turner palpitant et passionnant. L’intrigue est bien menée, il y a de l’action, du suspense c’est très addictif et emmène le lecteur jusqu’à la fin qui le laisse pantois et provoque une intéressante réflexion intérieure.

Le début est très lent. Entre la découverte du corps et le démarrage de l’enquête j’ai trouvé que ça peinait à se mettre en place. Il m’aura fallu attendre la page 136 pour accrocher pleinement à l’histoire et m’immerger complètement dans cette lecture.

Les 300 pages restantes ont été dévorées en un éclair. Les évènements s’enchaînent, il y a des rebondissements, une alternance de point de vue se met en place et cette intrigue est devenue captivante.

J’ai beaucoup aimé et c’est avec plaisir que je récidiverai en lisant les romans suivants de l’auteur ❤️❤️❤️❤️

POLARS/THRILLERS

Blessures invisibles d’Isabelle Villain

paru le 9.01.2020 aux éditions Taurnada

Quatrième de couverture :

Le major Maraval est retrouvé mort à son domicile, une balle dans la tête, son arme à la main.
La thèse du suicide est pourtant très vite abandonnée par le groupe du commandant Rebecca de Lost, et les pistes militaires et familiales se multiplient.
Dans le même temps, le « tueur au marteau », demeuré silencieux depuis l’enterrement du capitaine Atlan, décide de reprendre du service.
Deux enquêtes sous haute tension. Un final explosif !

Mon avis :

Dans cette « suite » de Mauvais genre, un nouveau crime doit être élucidé par le commandant de Lost et son équipe.

Un ancien soldat victime du syndrome post traumatique est retrouvé mort chez lui. Suicide ou assassinat? L’équipe du 36 quai des orfèvres du commandant de Lost va devoir démêler les fils de cette toile d’araignée dans laquelle ils se retrouvent coincés. Et ce, d’autant plus que le tueur en série qui communique avec Rébecca n’a pas fini son oeuvre et continue, dans ce roman, de jouer avec les nerfs de Rebecca.

C’est un énorme coup de coeur que j’ai eu pour ce polar trépidant dans lequel l’auteure nous embarque complètement dans la vie de ses policiers du 36 quai des Orfèvres.

Le rythme est effréné, le suspense en augmentation constante pour une résolution finale époustouflante, je suis conquise.

Je suis sûre que vous le serez aussi alors foncez vous offrir ce pur moment de plaisir livresque et « polaresque ». ❤️❤️❤️❤️❤️


Petit conseil en plus : même s’il peut se lire seul je vous conseille quand même de commencer par Mauvais genre, le ressenti n’en sera que meilleur surtout si, comme moi, vous les enchaînez l’un derrière l’autre.

Un énorme merci à Joël des éditions @taurnada pour m’avoir proposé cette lecture 😘. Cela confirme tout le bien que je pense de cette maison d’éditions qui propose des lectures courtes mais intenses en émotions

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Mauvais genre d’Isabelle Villain

paru le 15.11.2018 aux éditions Taurnada – 252 pages

Quatrième de couverture :

Hugo Nicollini est un garçon différent des autres gamins de son âge. Un père brutal. Une maman protectrice. Un soir, il est témoin d’une dispute entre ses parents. Une de plus. Une de trop. Cette fois-ci, sa mère succombera sous la violence des coups.
Vingt-trois ans plus tard, l’équipe du commandant Rebecca de Lost enquête sur la mort d’une jeune femme, sauvagement poignardée dans son appartement. Pas d’effraction. Pas de vol. Pas de traces de défense. L’entourage de la victime est passé au crible, et l’histoire du petit Hugo va refaire surface bien malgré lui.

Mon avis :

Une très belle découverte de la plume de l’auteure associée à une intrigue passionnante et très bien ficelée

Mauvais genre d’Isabelle Villain paru aux éditions Taurana est un excellent polar où l’auteure mêle habilement vie personnelle de son personnage principal et enquête policière aux multiples facettes.On suit deux histoires en parallèle.

Tout d’abord celle d’un crime sur une jeune fille assassinée dans son appartement sans aucun signe d’effraction. Pour le commandant Rebecca de Lost et son équipe, commence alors une série d’interrogatoires afin d’éclaircir de mystère. De conversations en conversations, au fil des pistes qui se présentent pour aboutir parfois à des impasses, l’enquête se déroule un peu à la manière du jeu Labyrinthe.

Ensuite, un tueur en série remet le couvert. Sauf qu’il est censé être en prison après avoir été arrêté par Rebecca et son équipe. Comment cela est-il possible ? Copycat ou erreur judiciaire? Là est la question. Et Rebecca et son équipe devront y trouver rapidement une réponse, car les crimes s’enchaînent.

Dans ces deux enquêtes des éléments troublants interrogent le lecteur qui ne sait pas à qui se fier au point de soupçonner même les plus insoupçonnables.

C’est vif, incisif, ultra dynamique, ça prend dès les premières pages et il est impossible de lâcher ce roman avant d’en connaître la fin tout à fait à la hauteur, surprenante, bien menée et amenée.

J’ai adoré cette première découverte de l’auteure.

Je remercie vivement Joël des éditions Taurnada pour sa confiance

POLARS/THRILLERS

La vérité sur Frankie de Tina Uebel

paru le 23.01.2013 chez Ombres noires – 374 pages

Quatrième de couverture :

« Christoph, Judith et Emma sont étudiants. La vie s’offre à eux… jusqu’à ce que leur route croise celle du charismatique Frankie. Ensemble, ils passent un été de rêve. Un jour, Frankie confie à Christoph qu’il appartient aux services de l’anti-terrorisme. Il a besoin de son aide. Crédule, Christoph accepte une première mission. L’engrenage est en place. C’est bientôt au tour de Judith et d’Emma de se laisser convaincre et de s’imaginer traquées. Disparaître et faire aveuglément confiance à Frankie devient la seule solution. Commencent alors des années de cavale, mais aussi de sévices physiques et psychologiques. » 

Mon avis :

Une lecture quelque peu décevante

Tout d’abord je tiens à remercier Babelio et les éditions Ombres Noires pour m’avoir permis de découvrir un thriller allemand et un nouvel auteur quand bien même le résultat n’est pas probant.

Une couverture tout simplement magnifique et une quatrième de couverture bien mystérieuse ont suffi à me convaincre de postuler pour ce roman dans le cadre de la dernière opération Masse Critique organisée par Babélio. Et imaginez ma joie quand dans ma boîte mail est apparu le résultat : j’étais sélectionnée pour recevoir ce petit bijou.

Tout était bien parti. La construction, originale, de ce roman, une écriture simple mais dynamique laissaient présager une intrigue palpitante. En effet, les trois personnages principaux du roman, Christoph, Judith et Emma nous racontent chacun à leur tour leur histoire avec Frankie. Et quand je dis « nous », on a vraiment l’impression qu’ils nous parlent puisqu’on les trouve dans une salle où ils racontent leurs aventures en s’adressant à quelqu’un dont on ne sait rien (flic, journaliste, donnez libre court à votre imagination) mais dans la peau duquel on se retrouve fatalement au bout d’un certain moment. Chaque chapitre est consacré à l’un des trois, et toujours dans le même ordre même si certains chapitres sont plus courts que d’autres. Comme chaque personnage nous raconte sa version, apparaissent au fil des pages des contradictions et des différences de points de vue qui rajoutent au mystère et font espérer une révélation finale époustouflante.

Seulement voilà, au bout d’un moment, le récit s’essouffle et perd en action. On n’en sait pas plus sur le fameux Frankie et l’on peine à comprendre comment sans être présent physiquement il a pu exercer un tel pouvoir sur nos trois victimes. 

Je ne me suis pas non plus attachée aux personnages que j’ai trouvés plutôt fades ce qui a rendu ma lecture plutôt fastidieuse sur la fin. J’aurai aimé qu’ils soient un peu plus « fouillés » en ce qui concerne leur personnalité et les raisons plus profondes qui les ont poussés à croire ce que Frankie leur disait.

Bref, c’est un roman qui avait bien démarré mais qui n’a pas su tenir ses promesses sur la longueur. Dommage !!

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Benzos – Noël Boudou

benzos

Benzos de Noêl Boudou – éditions Taurnada – 14 novembre 2019 – 222 pages – 9.99 €

Résumé :

« Vous est-il déjà arrivé de vous réveiller avec cette sensation de déjà-vu ?
Sauriez-vous faire la différence entre le vrai et le faux ?
Avez-vous une confiance absolue en vos proches ?
Nick semble mener une vie tranquille, entouré de sa femme et de ses voisins. Pourtant, le jour où des amis de longue date arrivent, son existence tout entière va basculer dans l’étrange et l’impensable.
Réalité ? Psychose ? Quelle preuve avez-vous finalement de votre réalité ? »

Mon avis :

Chaque lecture des éditions Taurnada ayant été un très bon moment de lecture, c’est avec grand plaisir que j’ai accepté ce nouveau partenariat pour découvrir un nouveau titre de cette maison d’édition…et ce fût, encore une fois, une très belle découverte.

Nick est un personnage assez peu sympathique au début, on le sent accro aux drogues et on se dit que cela ne doit pas être facile de vivre à ses côtés. Quand ses amis, Pierre et Cath, débarquent pour passer le weekend avec lui pendant que sa compagne est partie pour le travail, sa vie – et celle du lecteur – prend une tournure cauchemardesque très plaisante à lire. Le lecteur, qui ne prend aucune drogue, se retrouve plongé au cœur d’une histoire très perturbante où démêler le réel de l’imaginaire du narrateur est bien difficile.

C’est très bien fait car on ne s’ennuie jamais alors que le même schéma se répète inlassablement. Tout en distillant de petits indices qui laissent présager une belle manipulation, l’auteur arrive à maintenir l’attention constante du lecteur sur ce que vit Nick et qui pose pleins de questions.

Et cette fin !!!! hum magnifique !!!!

Bref, Benzos est un excellent thriller qui tient le lecteur en haleine du début à la fin. C’est rythmé, space, on ne comprend rien comme le personnage principal à ce qui lui arrive, on a hâte de connaître le pourquoi du comment, c’est très agréable à lire avec des références musicales sympathiques. J’ai tout aimé dans cette histoire très bien orchestrée et je ne peux que vous en recommander la lecture.

Un grand merci à Joël des éditions Taurnada pour sa confiance.