THRILLER

Police – Hugo Boris

POLICE

Police – Hugo Boris – Editions Grasset – 24 août 2016 – 198 pages – 17.50 €

Résumé :

Ils sont gardiens de la paix. Des flics en tenue, ceux que l’on croise tous les jours et dont on ne parle jamais, hommes et femmes invisibles sous l’uniforme.

Un soir d’été caniculaire, Virginie, Érik et Aristide font équipe pour une mission inhabituelle : reconduire un étranger à la frontière. Mais Virginie, en pleine tempête personnelle, comprend que ce retour au pays est synonyme de mort. Au côté de leur passager tétanisé, toutes les certitudes explosent. Jusqu’à la confrontation finale, sur les pistes de Roissy-Charles-de-Gaulle, où ces quatre vies s’apprêtent à basculer.

En quelques heures d’un huis clos tendu à l’extrême se déploie le suspense des plus grandes tragédies. Comment être soi, chaque jour, à chaque instant, dans le monde tel qu’il va ?

Mon avis :

Police de Hugo Boris est une lecture sympathique mais un peu plate…je n’ai pas ressenti de grande tension pour un prétendu huis-clos et le sujet bien qu’intéressant est traité trop superficiellement selon moi. Trop de choses m’ont manqué dans cette lecture.

Le résumé était pourtant prometteur … 3 policiers dans une voiture aux côtés d’une clandestin à reconduire à la frontière pour le renvoyer dans son pays qu’il a quitté pour s’offrir une vie meilleur dans notre beau pays.

Je m’attendais à quelque chose de plus abouti, de plus fouillé sur la question de la clandestinité, du combat intérieur des policiers entre la nécessité d’accomplir leur mission et la confrontation avec la réalité de ce que vivent les étrangers chez eux et qui les pousse à partir. Mais finalement cette lecture s’est révélée bien trop linéaire, trop lisse, pas assez oppressante et même si la fin est plus porteuse d’action et donne certains éclairages c’est arrivé trop tardivement pour changer mon appréciation.

Ce qui m’a vraiment gênée c’est le point de départ, ce qui déclenche tout, comment Virginie, rien qu’en lisant le dossier du clandestin et ce qu’il avait déclaré, décide d’un coup de l’aider. J’ai trouvé que c’était trop rapide, trop survolé sans qu’on sache vraiment ce qui suscite chez la policière cette envie de mettre en jeu sa carrière pour cet homme précisément.

Ca se lit vite, ca donne une vision assez réaliste me semble-t-il de la manière dont les reconduites à la frontière se passent et les pistes éventuelles pour les empêcher mais ca ne l’a pas fait avec moi en terme de suspense, de tension et surtout d’émotions. Aucun des personnages, qu’ils soient policier ou clandestin, n’a su me toucher et je suis restée complètement hors de cette lecture que j’ai lue comme on lit un reportage. Je n’ai rien ressenti, je ne me suis pas immergée dans ce qui se déroulait sous mes yeux et mon sentiment final a été de mes dire : OK bon et alors ?!!

Une lecture rapide qui n’a pas su m’emporter, dommage !

Pour finir un petit mot sur l’auteur :

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Diplômé de l’Institut d’études politiques de Bordeaux et de l’École nationale supérieure Louis-Lumière, Hugo Boris travaille dans une école de cinéma le jour et écrit la nuit. Son premier roman , « Le baiser dans la nuque » (Belfond, 2005), a été sélectionné au festival de Chambéry et a remporté le prix Emmanuel-Roblès, remis par les membres du jury Goncourt. « La délégation norvégienne », son deuxième roman (Belfond, 2007), a reçu le premier prix littéraire des Hebdos en Région. En 2010 paraît « Je n’ai pas dansé depuis longtemps ». L’ouvrage a été récompensé par le prix Amerigo-Vespucci et a été finaliste de nombreux prix, dont le Grand Prix RTL-Lire, le prix Landerneau, et le prix Françoise-Sagan. Publié en août 2013, « Trois grands fauves » est retenu dans la sélection finale du Prix du roman Fnac. Son cinquième roman « Police » paraît en 2016. Hugo Boris a également réalisé une dizaine de films courts et a travaillé comme assistant réalisateur sur des documentaires.

PREMIER ROMAN·THRILLER

Les illusions – Jane Robins

les illusions

Les illusions – Jane Robins – éditions Sonatine – traduction Caroline Nicolas – 4 octobre 2018 – 360 pages – 21 €

Résumé :

Jusqu’où peut-on s’immiscer dans la vie de ses proches ?
Callie a toujours vécu dans l’ombre de sa sœur, Tilda, à qui tout réussit. Celle-ci est actrice et forme un couple heureux avec Felix, un riche banquier, alors que Callie vit seule et végète dans la librairie où elle travaille. Si elle admire toujours autant sa sœur, elle ne peut néanmoins s’empêcher de penser que quelque chose se cache sous ce vernis de perfection. Tilda ne serait-elle pas sous l’emprise de Felix, dont les comportements obsessionnels sont de plus en plus inquiétants ? Ou bien Callie se fait-elle des illusions ? N’est-ce pas plutôt elle qui a un problème avec la réussite de Tilda ? Lorsque Felix décède d’une crise cardiaque, les relations entre les deux sœurs prennent un tour complètement inattendu.

La jalousie, la culpabilité, le remords… dans ce roman au suspense hitchcockien, Jane Robins joue sur tous les registres des liens familiaux. D’une étonnante acuité psychologique, elle dessine des personnages à l’humanité poignante, jusque dans leurs familles et leurs excès, pris dans une intrigue où il est impossible jusqu’à la fin de démêler le vrai du faux.

Mon avis :

Les illusions est un très bon thriller psychologique. Une histoire particulièrement malsaine de jumelles aux relations inhabituelles pour des jumelles, une ambiance sombre et glauque, des personnages intrigants, une tension grandissante malgré un début un peu longuet, bref tous les ingrédients pour une lecture prenante et surprenante. J’ai beaucoup aimé. ❤❤❤❤

C’est une lecture qui met mal à l’aise tant le comportement des deux sœurs n’est pas celui qu’on attend de la part de jumelles et on ne ressent aucune empathie pour aucune des deux. Entre Tilda qui maintient une distance et a l’air de prendre sa sœur de haut en la traitant comme un boulet et Callie qui voue un culte à sa sœur au point de manger des choses qui lui appartiennent, des rognures d’ongles, dents de lait et autres horreurs qui font qu’on s’interroge grandement sur la santé mentale de Callie.

C’est à travers elle et sa vision des choses que l’on vit cette histoire malsaine et qui devient angoissante et prenante au fil des pages. C’est un thriller anglais donc le rythme est assez lent avec un démarrage un peu longuet. Mais progressivement la tension monte, l’auteure arrive bien à faire ressentir l’ambiance glauque et pesante qui règne entre les deux sœurs, on ne sait pas trop les sentiments qui le anime, on se pose plein de questions et on a bien envie de savoir comment cette histoire va finir.

L’auteure nous offre un très bon thriller psychologique sur le thème de la gémellité et des violences conjugales qui tient la route jusqu’à la fin. L’intrigue est très bien ficelée, on ne voit rien venir du dénouement final qui est à la hauteur de l’ensemble du récit.

Un bon moment de lecture!!

Pour finir un petit mot sur l’auteure :

jane robins

Jane Robins a débuté sa carrière comme journaliste dans les années 1980, travaillant pour des médias reconnus tels que The Economist, The Independent et la BBC. Habituée à couvrir l’actualité étrangère et politique (en Inde et en Asie du Sud-Est), elle devient, à son retour en Grande Bretagne, animatrice radio puis, à partir de 2006, écrivaine. Elle commence par publier des essais historiques avant de se lancer dans le thriller. « Les illusions » (White Bodies, 2017) est son premier roman.

THRILLER

La petite fille du phare – Christophe Ferré

la petite fille du phare

La petite fille du phare – Christophe Ferré – éditions L’Archipel –  3 octobre 2018 – 448 pages – 22 €

Résumé :

« Qui a kidnappé le bébé ? Le temps d’une soirée dans un pub tout proche de leur villa située sur la côte de granit rose de Ploumanac’h, Morgane et Elouan ont laissé la garde de leur fille de 10 jours, Gaela, à son frère adolescent, Arthur. Mais au retour, un berceau vide les attend. Aucune trace d’effraction, pas de demande de rançon. À la douleur de la disparition, s’ajoute la violence du soupçon de la gendarmerie. Morgane est une mère déjà éprouvée par la perte d’un enfant, Elouan, un père souvent absent…Les pistes se multiplient mais l’enquête n’avance pas. Pourtant, près d’un mois plus tard, le miracle : Gaela est rendue à ses parents. Le soulagement l’emporte sur l’incompréhension. Sauf pour Arthur, convaincu que ce bébé n’est pas sa soeur… »

Mon avis :

La petite fille du phare aurait pu être un excellent thriller tant la résolution finale de l’intrigue est surprenante et explique tous les détails troublants de cette histoire … Malheureusement malgré la qualité du dénouement, quoiqu’un peu abrupt, la construction de ce récit haché, décousu bourré d’incohérences, de pseudo-rebondissements étouffés dans l’œuf agace fortement. Et que dire de cette mère aux réactions improbables et tellement peu crédibles ou du juge d’instruction qui mène l’enquête sur le terrain….il y a eu trop de choses mises bout à bout pour créer artificiellement un suspense et certes je l’ai lu jusqu’au bout mais juste pour savoir comment ça allait finir…je n’ai ressenti aucune tension, aucune passion, aucune frénésie à tourner les pages pour arriver à la fin et c’est dommage.

L’idée de base était pourtant bonne, une disparition de bébé, une maman sous les yeux suspicieux de la justice puis une réapparition mystérieuse et un frangin qui dit que le bébé rendu n’est pas sa petite sœur, tous les ingrédients étaient là pour avoir un bon thriller. Seulement à défaut de bien mélanger les ingrédients en les liant ensemble, la recette ne prend pas. Et c’est bien l’impression qui m’est restée en refermant ce roman.

Cette lecture s’est révélée agaçante à plus d’un titre, enlevant toute crédibilité aux personnages et à l’intrigue en elle-même. Des chapitres courts voire ultra courts pour donner du rythme mais sans aucune utilité puisque le chapitre suivant reprend là où le précédent finissait, des rebondissements qui arrivent mais qu’on laisse de côté immédiatement pour passer à autre chose, autant de mises en scènes qui énervent. Certes ce sont les codes du genre qui permettent de donner du rythme au récit mais quand ils sont utilisés correctement.

Le personnage de Morgane, la mère, est au centre de l’intrigue, elle en est l’héroïne mais  au lieu de porter l’intrigue elle flingue toute l’histoire, elle est plate, sans consistance, transparente, elle prend les choses comme elles viennent, sans combattre, sans se défendre. Aucun aspect de sa psychologie n’est abordé et pourtant elle devrait être au cœur du récit. Et c’est hautement agaçant.

Le juge d’instruction chargé de l’enquête n’est guère plus crédible, se déplaçant chez sa suspecte principale pour mener ses investigations comme s’il venait lui rendre des visites de courtoisie… bref autant de situations plus abracadabrantesques les unes que les autres qui font de l’intrigue une succession d’évènements sans lien entre eux et donne un récit décousu et haché qui ne présente que peu d’intérêt.

Et pourtant la résolution de cette énigme est bien surprenante, machiavélique elle te fait revoir tout le récit avec toutes les clefs et il était impossible de la voir venir. Cela aurait pu être la cerise sur le gâteau, sauf que sans tension ni suspense organisé, cette fin arrive comme un cheveu sur la soupe. J’ai eu l’impression que finalement l’auteur était parti de la résolution pour écrire son roman et avait cherché à disséminer les éléments de cette résolution au fil des pages en brodant autour pour construire son intrigue. Cela n’a pas été une réussite en ce qui me concerne et c’est vraiment dommage encore une fois parce que la résolution finale était vraiment bonne.

Bref, un thriller qui n’aura pas su me convaincre.

Pour finir un petit mot sur l’auteur :

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Christophe Ferré est romancier et auteur dramatique. Il a obtenu le Prix de la nouvelle de l’Académie française en 2010. Il est l’auteur de La Chambre d’amour (Arléa, 1995), La Septième nuit (Seuil, 2000) ou encore Paradis Turquoise (Flammarion, 2005). Son premier suspense, La Révélation de Chartres (Salvador, 2015) s’est vendu à plus de 20 000 exemplaires, toutes éditions confondues.

THRILLER

Réveille-toi – François-Xavier Dillard

reveille toi

Réveille-toi – François-Xavier Dillard – éditions Belfond – 7 juin 2018 – 368 pages – 19 €

Résumé :

« C’est lorsque vous vous réveillerez que le cauchemar va vraiment commencer…
Basile Caplain est un greffé du coeur qui vit reclus, sans travail ni perspective. Sa seule obsession : dormir le moins possible, car ses nuits sont peuplées de cauchemars. Son unique ami, Ali, le gérant d’une station-service, est passionné par les faits divers. Un soir, ce dernier lui parle du meurtre barbare d’une jeune femme. Or, ce crime atroce, c’est exactement le rêve que Basile a fait deux jours plus tôt…

Paul est un paraplégique de dix-huit ans, génie de l’informatique, qui développe pour la police scientifique un programme baptisé Nostradamus – un algorithme révolutionnaire devant permettre de réaliser des portraits-robots hyperréalistes des criminels présumés.

Alors que des meurtres sauvages sont perpétrés à Paris, la police judiciaire met sur le coup son meilleur atout : le Dr Nicolas Flair, psychiatre mentaliste, qui a déjà résolu de nombreuses affaires.

Lorsque les chemins de ces trois protagonistes se croiseront, l’Inconscient, la Science et la Psychiatrie vont devoir collaborer pour essayer d’arrêter le pire des monstres… »

Mon avis :

Réveille-toi est un effroyable thriller, glaçant, passionnant qu’on lit en apnée du début à la fin. L’auteur nous offre une intrigue complexe aux multiples ramifications, avec de nombreux personnages forts et attachants. On ne voit rien venir et quand tout se met en place on se prend une claque monumentale.

Dès les premiers chapitres, l’auteur plonge le lecteur dans la perplexité la plus totale. En effet, l’auteur ouvre son roman sur la fin sans qu’aucun nom ne soit énoncé et à la fin de ce chapitre de 4 ou 5 pages, c’est fini le lecteur est alpagué et dévore les pages suivantes pour savoir comment on en arrive à ce qu’il vient de lire. Et c’est avec un talent indéniable que l’auteur tisse la toile de son récit car ce genre de construction est assez risqué dans la mesure où, si le lecteur devine, avant la fin du roman, les tenants et les aboutissants, le château de cartes s’écroule et le roman ne devient qu’un thriller convenu et sans grand intérêt.

L’auteur a axé son histoire autour de nombreux personnages au passé torturé et dont on apprend au fil des pages quelles sont les épreuves de la vie qu’ils ont dû affronter et qui les ont rendu tels qu’ils sont. Ces personnages sont extrêmement travaillés et deviennent peu à peu très attachants. On a vraiment envie de savoir comment ils vont s’en sortir et surtout on se demande comment l’auteur va articuler sont intrigue autour d’eux. Les passages sur Basile Caplain et ses cauchemars sont particulièrement durs. Outre la violence et les horreurs qui nous sont racontées, on ressent extrêmement bien toute la douleur du personnage qui subit ces cauchemars. C’est ce personnage qui m’a le plus plu.

Les thèmes abordés par l’auteur sont également très intéressants et interrogent profondément. La mise en place d’un logiciel qui, à partir de tous les documents d’un dossier, serait capable de déterminer le coupable et d’en dresser un portrait robot est une vision très futuriste du métier de policier. Et indéniablement, se pose la question de savoir si l' »heureux élu » désigné par le logiciel sera incontestablement le coupable… l’éternel débat machine/humain… j’ai trouvé cet aspect très intéressant et traité de manière intelligente.

L’auteur arrive à maintenir une tension et un suspens constants, le lecteur ne sachant absolument pas où tout ce qu’il lit va le mener… jusqu’aux toutes dernières pages qui révèlent le pot-aux-roses et qui laisse le lecteur pantois et ébahi par ce qu’il n’avait pas vu venir.

J’aime les thrillers qui passionnent, qui retiennent le lecteur entre les pages pendant tout le déroulement de l’intrigue et quant ils surprennent à la fin avec un dénouement qu’on n’avait pas vu venir, c’est le graal, le coup de coeur assuré. Et c’est ce que l’auteur a su m’offrir ici pour mon plus grand bonheur. C’est officiel je suis fan de la plume de l’auteur et des histoires qu’il nous propose.

THRILLER

Le Manufacturier – Mattias Köping

le manufacturier

Le Manufacturier – Mattias Köping – Editions Ring – 25/10/2018 – 548 pages – 21.90 €

Résumé :

Le 19 novembre 1991, une poignée de paramilitaires serbes massacrent une famille à Erdut, un village de Croatie. Laissé pour mort, un garçonnet échappe aux griffes des tortionnaires, les Lions de Serbie. Un quart-de-siècle plus tard, l’avocate Irena Ilić tente de remonter la piste jusqu’à la tête du commando, le sinistre Dragoljub.

Le 1er avril 2017, les cadavres d’une femme et de son bébé sont retrouvés dans la banlieue du Havre, atrocement mutilés. Niché dans le dark Web, un inconnu sous pseudonyme revendique le double meurtre et propose les vidéos de ses crimes à la vente sur son site Internet… Depuis quand sévit-il ? Prêt à transgresser la loi, le capitaine de police Vladimir Radiche s’empare de l’affaire qui sème la panique sur le pays, au risque de voir l’inimaginable s’en échapper.

Les deux investigations vont se percuter avec une violence inouïe. L’avocate et le flic ont des intérêts divergents et sont prêts à se livrer une guerre sans merci. Emportés dans l’abîme du terrifiant conflit yougoslave, les enquêteurs évoluent dans un vertige noir, gangrené par la violence et la corruption, où les plus pourris ne sont peut-être pas ceux que l’on croit. Crimes contre l’humanité, meurtres en série, fanatismes religieux, trafics entre mafias sans scrupules, l’étau se resserre au fil des chapitres. Les égouts de l’Histoire finiront par déborder, et vomir des monstres trop vite oubliés.

N’ayez pas peur.

Oui, il y a tout cela dans Le Manufacturier. Non, il n’y a pas d’autre issue.

Mon avis :

Je ne garde pas mes livres lus, je les revends pour en acheter d’autres…je ne relis jamais un livre lu…voilà les 2 règles qui réagissaient ma vie de lectrice depuis plus de 20 ans… Mais ça c’était avant de lire Le Manufacturier. Non seulement je vais conserver précieusement ce thriller mais en plus je me sens capable de le relire rien que pour l’écriture, l’ambiance et les émotions procurées par cette lecture hors normes. Mattias Köping intègre directement ma liste de valeurs sûres, les auteurs dont je peux acheter les romans sans appréhension, ceux dont je sais qu’ils me feront passer un très bon moment livresque. Vous l’aurez compris il s’agit d’un énorme coup de coeur 💞💞💞💞💞💞

Le Manufacturier est une lecture, non plutôt une expérience livresque, hors du commun. Je ne suis pas un public averti, je lis en général des thrillers plutôt « classiques » mais l’horreur ne me fait pas peur et je dois avouer que j’ai kiffé cette tension, cette violence qui imprègnent cette histoire. Parce qu’il y en a de la violence dans cette histoire, oui, mais il ne s’agit nullement de mettre de la violence pour mettre de la violence, il y a une cohérence dans tout ce déferlement d’horreurs et tout ce que l’auteur a mis dans son récit a une utilité et sert l’intrigue. C’est du travail d’orfèvre et c’est hautement addictif (pour les plus sensibles, pensez à manger léger avant de lire…).

L’écriture est ciselée, directe, sans fioritures, percutante, l’auteur ne tourne pas autour du pot, n’enjolive pas les choses pour les rendre plus tolérables, il dépeint les situations telles qu’elles sont et c’est très plaisant à lire. Il n’y a pas de longueurs, chaque mot, chaque phrase a sa place et la succession des chapitres assez courts sur les différents protagonistes et les différentes « histoires » donne un rythme très fluide à cette lecture et un visuel très explicite. On lit un film (d’ailleurs j’ai lu sur le site de la maison d’édition que Netflix étudierait la possibilité d’une adaptation en film – qu’est-ce qu’il est bien ce Netflix !!!)

L’intrigue en elle-même est riche et dense. Elle est complexe et on ne peut absolument pas imaginer où l’auteur veut nous emmener. Il tisse les fils des différentes histoires qui vont se ramifier en une toile dans laquelle on se retrouve, nous lecteur, prisonniers, en apnée, avides de savoir ce qui va se passer et comment tout ça va finir.

Tout est magistralement orchestré et le travail de l’auteur sur l’Histoire est phénoménal. On sent la recherche et la profondeur dans le récit qui lui donne un aspect hautement réaliste et ce n’en est que plus captivant. J’ai tout adoré dans cette lecture qui m’a embarquée totalement et à laquelle je pense encore après avoir refermé le roman. C’est d’ailleurs la première fois que l’envie de relire un livre me taraude.

Bref, cette lecture fût un coup de coeur monumental, une claque, une histoire que je n’ai jamais eu envie de quitter et qui me hante encore.

Si vous faites partie des rares personnes qui ne l’ont pas encore lu, mais qu’est-ce que vous attendez nom de d…!!!!

Pour finir quelques mots sur l’auteur :

mattias koping

Né au Havre en 1972, Mattias Köping est un passionné de littérature Nord-américaine et de boxe anglaise, écrivain de littérature noire primé deux fois en 2018 pour son premier thriller, acclamé, « Les Démoniaques ». Le Manufacturier est son second thriller.

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Toutes blessent la dernière tue – Karine Giebel

toutes blessent

Toutes blessent la dernière tue – Karine Giebel – Editions Belfond – 29 mars 2018 – 744 pages – 21.90 €

Résumé :

Maman disait de moi que j’étais un ange.
Un ange tombé du ciel.
Mais les anges qui tombent ne se relèvent jamais…
Je connais l’enfer dans ses moindres recoins.
Je pourrais le dessiner les yeux fermés.
Je pourrais en parler pendant des heures.
Si seulement j’avais quelqu’un à qui parler…

Tama est une esclave. Elle n’a quasiment connu que la servitude. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer. Une rencontre va peut-être changer son destin…

Frapper, toujours plus fort.
Les détruire, les uns après les autres.
Les tuer tous, jusqu’au dernier.

Gabriel est un homme qui vit à l’écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures.
Un homme dangereux.
Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique.
Qui est-elle ? D’où vient-elle ?

Mon avis :

Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel n’est, pour moi, pas vraiment un thriller, en tous cas pas celui auquel on s’attend mais c’est un roman difficilement qualifiable. C’est une histoire passionnante, émouvante, violente qui traite de l’esclavage «moderne» et qui se dévore très vite. L’auteure a un talent certain pour surprendre son lectorat… une lecture que j’ai énormément aimée.

Je n’ai finalement lu que peu de romans de cette auteure et jusqu’à ce jour, chacune de mes lectures a été une belle découverte même si pour celle-ci il y a bien failli y avoir un MAIS…

C’est une histoire violente tant physiquement que moralement que nous raconte l’auteure, celle de Tama, 9 ans, que son père a laissé partir en France en espérant qu’elle aurait une meilleure vie que celle qui l’attend au pays et qui se retrouve enfermée dans un placard, esclave d’une famille bien sous tous rapports, vivant chaque jour un enfer. C’est horrible à lire, on a beaucoup de mal à imaginer que des humains puissent être aussi méchants, violents et considérer autrui comme une chose…bref, c’est violent à lire dès les premières pages on s’attache à Tama, on a envie de rentrer dans le livre pour la sauver et on attend fébrilement et avec impatience de voir si et comment elle va s’en sortir.

En parallèle, l’auteure nous montre un homme, Gabriel, dont on ne sait pas grand chose si ce n’est qu’il tue des gens et qui se retrouve devant une situation qui va bouleverser sa vie et nous par la même occasion.

Le problème de ce roman est qu’il est long, très long et même si j’ai dévoré les 740 pages en 3 jours parce que j’ai aimé particulièrement l’histoire de Tama, force est de reconnaître, objectivement qu’il n’y avait pas besoin de consacrer autant de pages à la vie de Tama, moitié moins auraient suffi à nous faire prendre la mesure de toute l’horreur qu’elle a subie.

L’alternance des chapitres entre la vie de nos deux personnages est disproportionnée, pour 20 pages de Tama on en a 2 de Gabriel et les pages de Gabriel sont tellement peu instructives qu’elles agacent, on veut retourner avec Tama. J’avoue qu’au bout d’un moment ça m’a un peu lassée, j’avais même une idée du déroulement de l’intrigue et j’attendais avec appréhension de voir si j’avais raison. Bon après c’est aussi là le talent de l’auteure qui arrive toujours à surprendre son lectorat par des twists inattendus ce qui a été le cas ici et a redonné à cette lecture un regain de suspens et de tension.

Au final et malgré une petite baisse de régime au milieu, j’ai énormément aimé cette lecture parce que j’aime les « belles » histoires avec des personnages attachants et profonds qui m’embarquent dans leur vie et c’est ce que l’auteure a su m’offrir avec Tama dans un premier temps puis avec Gabriel qui se révèle dans le dernier tiers du roman. Il y a du suspens pour savoir comment tout cela va finir, c’est captivant et la tension est maintenue jusqu’à la toute dernière page.

Encore une belle découverte de la plume de l’auteure même s’il y a un petit bémol.

 

Pour finir une petit mot sur l’auteur :

Karine Giebel

Grande collectionneuse de prix littéraires et maître du thriller psychologique, Karine Giébel est née en 1971. Son premier roman, Terminus Elicius (collection « Rail Noir », 2004), reçoit le prix marseillais du Polar en 2005. Suivront Meurtres pour rédemption (« Rail Noir », 2006), finaliste du prix Polar de Cognac, Les Morsures de l’ombre (Fleuve Noir, 2007), prix Intramuros du festival Polar de Cognac 2008 et prix SNCF du polar 2009, Chiens de sang (Fleuve Noir, 2008), et Juste une ombre (Fleuve Noir, 2012), pour lequel elle est couronnée par le prix Polar francophone 2012 et reçoit pour la deuxième fois le prix Marseillais du Polar. Purgatoire des innocents (Fleuve Noir 2013) confirme son talent et la consacre définitivement « reine du polar « . Après Satan était un ange (Fleuve Noir 2014), De force est son premier roman à paraître chez Belfond.
Ses livres sont traduits en italien, néerlandais, russe, espagnol, allemand, polonais, tchèque, vietnamien et coréen. Certains d’entre eux sont en cours d’adaptation audiovisuelle.

THRILLER

Anatomie d’un scandale – Sarah Vaughan

anatomie d'un scandale

Anatomie d’un scandale – Sarah Vaughan – Editions Préludes – 9 janvier 2019 – 448 pages – 16.90 €

Résumé :

Kate vient de se voir confier l’affaire de sa vie, celle qui accuse l’un des hommes les plus proches du pouvoir d’un terrible crime. Kate doit faire condamner James Whitehouse. Sophie adore son mari, James. Elle est prête à tout pour l’aider et préserver sa famille. Sophie doit trouver la force de continuer comme avant.

Comme avant, vraiment ? Quels sombres secrets dissimule le scandale, et à quel jeu se livrent réellement ces deux femmes et cet homme ?

ELLE VEUT LE DÉTRUIRE. ELLE VEUT LE SAUVER. LA VÉRITÉ EST UNE CHOSE DANGEREUSE.

Mon avis :

Anatomie d’un scandale est un thriller psychologique bien construit et captivant. Sous des airs de thriller classique et manquant singulièrement d’originalité se cache un récit palpitant aux personnages profonds, humains et mystérieux qui font tout l’intérêt de cette lecture.

Construit de manière assez classique en alternant les différents points de vue des personnages ainsi que les époques, le procès de James Whitehouse, bras droit d’un homme politique, accusé de viol par une de ses collaboratrice est l’occasion pour l’auteure de décortiquer en profondeur la question du consentement dans les relations sexuelles et des conséquences que cela peut avoir pour chacune des personnes concernées.

Les personnages sont le point fort de ce roman. Travaillés en profondeur ils sont très attachants et portent le récit lui-même très bien construit. J’ai été un peu perplexe au départ parce que je m’étais énormément attachée aux personnages, parce que j’étais captivée autant par le procès que par la période de la faculté, et surtout parce qu’au détour d’une page proche du milieu, j’ai deviné quelque chose qui m’a perturbée. Cela ne pouvait pas être aussi évident,… et là c’est le drame, tu te dis que non, l’auteure ne peut pas avoir fait ça, avoir servi un thriller classique et sans aucune originalité. C’est un mauvais moment à passer mais l’écriture est tellement fluide et les personnages tellement attachants que le plaisir de les suivre demeure. Et si l’intérêt de cette lecture était ailleurs et dépassait la simple question de la culpabilité ou non de James Whitehouse?

Et c’est là que l’auteure distille son talent et que cette lecture se révèle une excellente lecture. Outre l’intrigue très bien construite autour du procès, des témoignages, des ressentis de chacun des protagonistes jusqu’au verdict, l’auteure nous offre une histoire très dense et détaillée sur les relations humaines et la vision qu’on peut avoir de certaines personnes.

C’est un excellent thriller psychologique qui vous plonge au cœur d’un scandale anglais et dont je vous recommande chaudement la lecture.

Je remercie vivement la plateforme Netgalley et les éditions Préludes pour leur confiance

Pour finir un petit mot sur l’auteure :

Sarah Vaughan

Après des études d’anglais à Oxford, Sarah Vaughan s’est consacrée au journalisme. Elle a travaillé pendant onze ans au Guardian avant de publier « La meilleure d’entre nous », son premier roman, puis, en 2017, « La ferme du bout du monde ». Elle vit près de Cambridge avec son époux et leurs deux jeunes enfants. Anatomie d’un scandale est son troisième roman.

THRILLER

Léona – Les dés sont jetés – Jenny Rogneby


leona les dès sont jetés

Léona – Les dés sont jetés – Jenny Rogneby – Editions Pocket – traduction Lucas Messmer – 9 mars 2017 – 512 pages – 7.90 €

Résumé :

Stockholm, un jour de septembre. Une petite fille de sept ans, nue et recouverte de sang, braque une banque du centre de la ville avec pour seules armes un ours en peluche et un magnétophone. La fillette disparaît ensuite avec l’argent. La trouble et manipulatrice Leona Lindberg s’arrange pour récupérer l’affaire avant ses confrères de la police judiciaire. Christer Skoog, lui, est journaliste. Il dispose d’embarrassantes informations au sujet de Leona ; des informations qu’il est prêt à taire si cette dernière accepte de l’aider à résoudre une enquête qui l’obsède depuis des années…

Mon avis :

Leona les dès sont jetés est un thriller original porté par une héroïne détestable mais attachante. L’intrigue est bien construite, le rythme est bon et on se laisse prendre au jeu de ce récit inhabituel.

C’est à l’origine sur le second roman de l’auteure que j’avais craqué dans les rayons de la médiathèque, mais comme il s’est avéré être le tome 2 des aventures de Leona Lindberg, il me fallait découvrir en premier le tome 1. Et ce fût, malgré quelques longueurs et perturbations au début, une belle découverte.

Ce thriller est très dérangeant au départ car on ne voit pas du tout où l’auteur veut en venir. Ca démarre bien avec l’enquête sur le braquage perpétré par une petite fille de 7 ans que Leona tient absolument à suivre… C’est bien écrit, on apprend à découvrir cette policière un peu particulière dont on a beaucoup de mal à cerner la personnalité. On sait qu’il y a une deuxième intrigue qui se greffe sur la première par l’introduction du journaliste Christer Skoog, mais finalement cette intrigue parallèle reste assez lointaine. On a l’impression d’un mauvais équilibre entre les deux. Et puis, très vite – trop vite – l’auteur nous offre un twist qui interpelle, qui dérange. Pourquoi maintenant ? quid du suspens? le lecteur est perturbé…les pages suivantes sont longues, on a vraiment beaucoup de mal à accrocher… Mais il faut se laisser porter par cette lecture, accepter qu’elle soit différente des autres, apprécier l’originalité du récit et se laisser promener par l’auteure. Parce que l’auteure nous balade et réussit à donner un second souffle à cette lecture qui se révèle finalement prenante et captivante.

Leona est un personnage atypique, elle n’est pas une femme comme les autres. Elle est maman mais n’a aucune fibre maternelle, elle est policière mais elle n’est pas une policière comme les autres. C’est le personnage central de ce thriller, on la suit dans sa vie personnelle et dans son enquête mais on n’arrive absolument pas à la cerner. Bref elle dérange, on ne l’aime pas.  Mais l’auteure a su malgré tout nous attacher à cette histoire, nous donner envie de savoir comment tout cela va finir.

L’écriture est fluide, les chapitres sont assez courts et l’alternance vie personnelle/ enquête se fait sur un bon rythme qui dynamise le récit dans sa seconde partie et redonne à cette lecture un attrait quelque peu atténué en première partie.

C’est un thriller inhabituel mais qui finalement s’est révélé être une belle découverte et c’est avec plaisir que je lirai le tome 2 – la fin justifie les moyens – très prochainement.

Pour finir un petit mot sur l’auteure :

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Née en 1974 en Éthiopie, la Suédoise Jenny Rogneby a étudié la criminologie à Stockholm. Elle a travaillé pendant sept ans dans la police, à Stockholm, comme criminologue, avant de se lancer dans l’écriture de son premier roman, « Leona : Les dés sont jetés », devenu dès sa sortie un best-seller en Suède, et qui a été traduit dans une dizaine de pays. « Leona : La fin justifie les moyens » est son second polar avec comme héroïne l’inspectrice Leona Lindberg.

THRILLER

La femme du monstre – Jacques Expert

la femme du monstre

La femme du monstre – Jacques Expert – Editions Le livre de poche – 7 octobre 2009 – 224 pages – 7.30 €

Résumé :

Quand elle a épousé le monstre, elle n’avait que vingt-deux ans. elle admirait sa force, son charme, n’en revenait pas qu’il ait pu la choisir, elle qui n’était pas belle, que personne n’avait jamais remarquée. Quand la police est venue arrêter le monstre, le pays tout entier s’est soudain intéressé à elle, une femme de trente-huit ans, ordinaire. Mais, entre les deux, il y a seize années de vie de couple, seize années durant lesquelles elle a été une mère dévouée, une épouse loyale, une bonne voisine, une femme sans histoire qui ne pouvait pas se douter. A moins que…

Mon avis :

La femme du monstre est un thriller psychologique qui dérange. Cette femme est antipathique à souhait et l’écouter nous raconter sa vie avec le monstre et le procès de son mari fait froid dans le dos. C’est bien fait, ca se lit très bien, on ne s’attache pas à cette femme mais on a envie de savoir…une très bonne lecture.

Dès qu’une affaire de meurtrier où il est question d’un homme marié sans histoire défraie la chronique, la question que tout le monde se pose est celle de savoir comment la femme dudit meurtrier pouvait ignorer les crimes de son mari. Et c’est ce que l’auteur nous offre ici, une plongée au coeur de la vie de cette femme, de son âme, de ce qu’elle a vécu pendant toutes ces années aux côtés d’un homme dont aujourd’hui on sait ce qu’il a commis.

C’est une lecture oppressante, angoissante et terrifiante. La personnalité de l’épouse dérange, on ne l’aime pas, elle est antipathique à souhait. En tous cas moi je ne l’ai pas aimé, cette femme docile, soumise à un mari colérique, mystérieux.

Alternant des chapitres sur le procès de ce monstre et d’autres sur leur vie de couple pendant les 16 dernières années, au gré des déménagements, des interrogations de Madame, des situations tendues, l’auteur décortique la vie et les sentiments de cette femme dont on a énormément de mal à cerner la personnalité. Derrière le masque de la docilité ne se cacherait-il pas un fort pouvoir de manipulation? Toute l’ambiguïté repose sur cette question qui taraude le lecteur tout au long de cette lecteur: madame savait-elle ce que faisait son mari?

L’histoire est très bien construite et tient le lecteur en haleine du début à la fin. Le rythme est dynamique, les chapitres courts, les pensées des protagonistes sont bien amenées, du seul point de vue de cette femme froide et distante. Elle est la narratrice qui raconte, celle qui s’adresse parfois directement au lecteur comme à l’occasion d’une conversation. C’est par ses yeux que nous voyons tout.

Bref, c’est un thriller psychologique intime très angoissant que j’ai beaucoup aimé.

Pour finir un petit mot sur l’auteur :

Jacques Expert

Jacques Expert est journaliste à Radio Caraïbes International en 1981, puis grand reporter à France Inter et France Info couvrant notamment l’affaire Grégory. En 1994, il devient rédacteur en chef de Coyote. En 1998, il devient directeur des magazines de M6 et directeur des programmes de Paris Première en 2001. En 2012, il est nommé directeur des programmes de RTL.

« La Femme du monstre » (Prix des Romancières 2008), fruit d’une longue enquête, est son premier roman, paru en 2007. Suivront notamment « La théorie des six » (2008), « Ce soir je vais tuer l’assassin de mon fils » (2010) ( lu est apprécié) qui a été adapté à la télévision par Pierre Aknine en 2013, « Adieu » (2011), « Qui ? » (2013) (lu et apprécié) ou encore « Hortense » (2016) (lu et adoré)

THRILLER·YOUNG ADULT

Emmurées – Alex Bell

emmurées

Emmurées – Alex Bell – Editions Milan – illustrations Guillaume Morellec – traduction Lauriane Crettenand – 4 avril 2018 – 352 pages – 15,90 €

Résumé :

Je passe mes vacances dans un lieu de rêve :
un vieux manoir écossais.
Un vieux manoir qui était auparavant une école pour filles
où ont eu lieu de tragiques « accidents ».

Mes cousins sont charmants :
Cameron est taciturne,
Piper est un peu trop parfaite,
Lilia a une étrange phobie des os, même des siens.

Et puis il y a Rebecca.
Rebecca dont la chambre est remplie de vieilles poupées.
Rebecca qui est morte.

Rebecca qui est de retour par ma faute.

Venez jouer à la poupée… au péril de votre vie.

Mon avis :

Coup de cœur 💞💞💞💞

Emmurées est un pur thriller d’horreur, catalogué ado il a su captiver la quadra que je suis. L’histoire est diaboliquement passionnante, l’intrigue extrêmement bien menée est flippante à souhait, bref c’est un régal livresque que nous offre l’auteure.

Quand une simple application de téléphone est le début d’une histoire flippante !!! je vous avoue d’entrée de jeu que maintenant je surveille les barbies de ma fille, on ne sait jamais …

Sophie et sont meilleur ami Jay jouent avec l’application téléchargée par Jay sur son téléphone, une planche Ouija. Quand il faut trouver un mort à invoquer, Sophie décide d’appeler sa cousine Rebecca décédée il y a quelques années et c’est le début des ennuis pour Sophie.

L’auteure a su parfaitement situer l’intrigue dans un environnement propice aux mystères. Un vieux manoir auparavant une école de filles où bien des malheurs se sont produits, situé sur l’île de Skye, une île écossaise battue par les vents, assez désertique et escarpée où les voisins sont inexistants…, des cousins un peu bizarres, tous les ingrédients sont là pour donner une ambiance glauque. Et l’intrigue est très bien menée, l’auteure a su m’accrocher au fur et à mesure et il m’a été impossible de lâcher ce roman. L’enquête de Sophie sur ce qui a pu se passer tant dans le passé quand le manoir était une école de filles que pour sa cousine Rebecca tout en devant rester sur ces gardes dans cet environnement particulièrement dérangeant et mystérieux est très prenante.  Il y a des rebondissements, les évènements s’enchaînent bien, les mystères aussi et l’ensemble donne un excellent thriller passionnant et flippant.

Et même la fin est une belle réussite. J’avais peur de cette fin que je m’étais imaginée classique du genre ado pour ce genre de lecture. Et bien pas du tout.. L’auteure a parfaitement maîtrisé la fin de son roman. Très bien amenée, surprenante cette fin est la cerise sur le gâteau et c’est ce qui a fait de cette lecture un coup de cœur.

Bref, Emmurées est un thriller très abouti, passionnant et bien construit. A lire absolument !!!

Pour finir un petit mot sur l’auteure :

Alex Bell

Née en 1986, Alex Bell est l’auteur de plusieurs romans d’épouvantes pour adultes et adolescents. Elle vit actuellement en Angleterre où elle pratique son activité d’avocate, en parallèle de sa passion pour l’écriture.