THRILLER

Partner – John Grisham

Partner de John Grisham publié chez JC Lattes en 2016 et à la suite de L’insoumis chez Le Livre de poche en 2017

Résumé :

Dans cette nouvelle qui précède L’Insoumis, John Grisham raconte l’histoire de Partner, le complice et garde du corps de Sebastian Rudd.
Sebastian Rudd est l’avocat insoumis. Il accepte les clients que personne ne veut défendre. Pour mener à bien ce travail dangereux, Sebastian Rudd fait appel aux services de Partner, qui est à la fois son garde du corps, son assistant juridique et son seul ami. Pourquoi Partner lui est-il si fidèle alors que Sebastian traîne la pire des réputations ? Comment se sont-ils rencontrés ? Et quelle est la véritable histoire de cet homme peu loquace qui manie aussi bien les armes que la loi ?

Mon avis :

Partner est une nouvelle de 60 pages, prequel de L’insoumis. Initialement disponible uniquement en ebook, elle a été intégrée à la suite de L’insoumis dans la version publiée par Le Livre de poche.

Dans cette nouvelle qui peut très bien être lue indépendamment, avant ou après L’insoumis, John Grisham raconte comment Partner est devenu le complice et garde du corps de Sebastian Rudd, cet avocat peu conventionnel qui accepte les clients que personne ne veut défendre.

Il y est question d’une sombre histoire dans laquelle un jeune noir est accusé de meurtre sur un policier à l’occasion d’une arrestation dans un quartier bien connu pour son trafic de drogue.

Comme à son habitude, John Grisham décortique le fonctionnement de la justice et ce nouveau procès contre un tueur de flic présumé est l’occasion de mettre une fois encore en avant le fonctionnement de la justice américaine et de dénoncer ses coups bas.

Ca se lit très vite puisque cette courte histoire ne fait que 60 pages. J’ai bien aimé cette histoire qui m’a appris de nouvelles choses comme la possibilité de témoigner sous couvert d’anonymat mais  je regrette toutefois que cela eut été aussi court. Certains aspects ne sont qu’évoqués ou survolés et un peu plus d’approfondissement aurait pu être intéressant notamment sur la protection des témoins.

Bref, c’est une sympathique histoire qui se lit vite, qui n’est pas dénué d’intérêt mais qui aurait mérité, selon moi, plus de développements.

LITTERATURE CLASSIQUE

Les aventures d’Arthur Gordon Pym de Nantucket – Edgar Allan Poe

Les aventures d’Arthur Gordon Pym de Nantucket d’Edgar Alla Poe publié en 1858 aux éditions Michel Levy

Résumé :

Un jeune Américain de seize ans, Arthur Gordon Pym, se lie d’amitié avec Auguste Barnard, fils d’un capitaine de navire, et tous les deux prennent l’habitude de s’embarquer pour de folles équipées sur un canot à voile. Un soir, tandis qu’ils sont couchés, mais non dégrisés de l’alcool qu’ils ont bu, Auguste décide que l’on ne peut dormir quand souffle une si belle brise, et, cette nuit-là, le canot heurte un baleinier. Bien d’autres aventures suivront, plus lointaines et envoûtantes.

Mon avis :

Les aventures d’Arthur Gordon Pym de Nantucket est l’unique roman achevé par Edgar Allan Poe, publié en 1838 aux États-Unis et en Angleterre et traduit par Charles Baudelaire en 1858, il s’agit du troisième volume des traductions d’œuvres d’Edgar Poe qu’entreprend Charles Baudelaire.

On y découvre Arthur Gordon Pym qui avec son meilleur ami Auguste Barnard, le fils d’un capitaine de baleiniers, sont passionnés de voyage en mer. Malgré une première tentative qui s’est soldée par un bain forcé dont ils n’ont été sauvés que grâce au baleinier qui avait heurté leur canot, nos deux protagonistes n’en démordent pas, ils veulent naviguer et partir à travers le monde. En cachette de ses parents, le jeune Pym devient passager clandestin du baleinier dont le père d’Auguste vient de prendre le poste de capitaine. Et c’est là que sa vie bien tranquille va basculer.

Photographie

Comme dans des montagnes russes alternant montées tranquilles, loopings, et descentes vertigineuses, le lecteur se retrouve embarqué aux côtés du jeune Pym. Grâce au pouvoir évocateur des mots choisis, à la finesses des descriptions, on a vraiment l’impression de vivre ce que vit le jeune Pym et qu’on ne voit qu’à travers ses yeux. C’est très agréable à lire, il y a de nombreux rebondissements qui donnent du rythme à cette lecture. On ne s’ennuie jamais, on suit tous les évènements avec attention, on cherche à savoir où l’auteur veut nous conduire, comment il va sortir son héro de là.

La fin arrive bien trop vite et surtout elle surprend par son côté très inattendu, précipité. On ne s’y attend tellement pas qu’après avoir attendu le dénouement de cette aventure pendant aussi longtemps, on ressent un léger sentiment de frustration.

C’est une lecture très plaisante à lire qu’il faut prendre pour ce qu’elle est : un récit d’aventures dont la fin est ce qu’elle est même si ce n’est pas celle qu’on attendait.

Lecture faite dans le cadre du programme de Coach Zola que je ne peux que vous recommander (cliquez ici)

THRILLER

L’insoumis – John Grisham

L’insoumis de John Grisham publié le 29.03.2017 aux éditions Le livre de poche

Résumé :

Son numéro est sur liste rouge. Il porte une arme. Son bureau est un van blindé. Il a un chauffeur qui est aussi son garde du corps, son assistant juridique et son unique ami. Il accepte les clients dont personne ne veut : un junkie accusé d’avoir tué deux petites filles, un chef mafieux dans le couloir de la mort, un homme qui a levé le feu sur les forces de police alors qu’elles se trompaient de cible…
S’il vous arrive de gros ennuis, c’est Sebastian Rudd qu’il faut choisir comme avocat.
Avec L’Insoumis, John Grisham montre une face plus grave et plus poignante de son talent. Son personnage haut en couleur, outrancier, mais définitivement humain, lui permet de livrer un vif combat contre les travers de la justice américaine.

Mon avis :

John Grisham est le spécialiste des thrillers judiciaires et L’insoumis ne déroge pas à la règle même s’il est quelque peu atypique.

Justice: Pour la première fois, un tribunal américain veut juger ...

Sebastian Rudd n’est pas un avocat classique. Il n’a pas de joli bureau en acajou et cuir partout, il n’appartient pas à un grand cabinet, ni prestigieux, ni rien. Il est mal vu au Barreau. Il est un solitaire, un franc-tireur, un insoumis qui combat le système et déteste l’injustice. Au gré des affaires qu’il nous raconte, on découvre sa personnalité et son talent pour tenter de sauver ses clients des situations désagréables dans laquelle ils se retrouvent embarqués. Victimes ou prévenus, tous ont intérêt à être défendus par cet avocat retors, teigneux et talentueux.

Construit au départ comme un recueil de nouvelles constituées par les affaires qui se présentent à Sebastian, le fil conducteur, montrant tout à tour les arcanes du système judiciaire américain, du procès à la prison, dénonçant les vices des composantes de ce système, procureurs aux dents longues ou policiers à la gâchette facile, ce roman évolue vers une intrigue plus complexe, mettant en scène plusieurs protagonistes, gentils ou voyous, flics ou procureurs, victimes ou prévenus avec toujours en son centre, Sebastian Rudd qui devra faire preuve de tout son talent pour sortir de cette situation difficile tant pour lui que pour ses proches.

Le Juge, un film de David Dobkin : Critique | LeMagduCine
Film Le Juge de David Dobkin – 2014

Le panel des personnages est très représentatif de toutes les populations et notre avocat n’a aucun scrupule, gentils ou voyous, il défend tout le monde…ou presque.

Un petit bémol avec la fin un peu abrupte qui laisse certaines questions en suspens mais finalement on se dit que la vie de Sebastian Rudd a commencé bien avant ce roman et continuera aussi après, comme si l’auteur nous avait juste montré un court épisode de la vie d’un avocat.

Ca faisait très longtemps que je n’avais pas lu cet auteur et ce fût un vrai plaisir de retrouver son univers si instructif et passionnant sur le système judiciaire américain. Ca se lit bien et comme toujours on en apprécie la lecture.

LITTERATURE CLASSIQUE

La ferme des animaux – George Orwell

La ferme des animaux de George Orwell publié en 1981 aux éditions Champ Libre

Résumé :

Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : « Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d’alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux. » Le temps passe. La pluie efface les commandements. L’âne, un, cynique, arrive encore à déchiffrer : « Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d’autres. »

Mon avis :

La ferme des animaux est un court roman, publié en 1945 en Angleterre et en 1981 en France, très plaisant à lire.


Tout commence quand Sage l’ancien, un vieux cochon qui a fait un rêve, s’adresse aux animaux en ces termes :
« Quelle est donc, camarades, la nature de notre existence ? Regardons les choses en face : nous avons une vie de labeur, une vie de misère, une vie trop brève. Une fois au monde, il nous est tout juste donné de quoi survivre, et ceux d’entre nous qui ont la force voulue sont astreints au travail jusqu’à ce qu’ils rendent l’âme. Et dans l’instant que nous cessons d’être utiles, voici qu’on nous égorge avec une cruauté inqualifiable. Passée notre première année sur cette terre, il n’y a pas un seul animal qui entrevoie ce que signifient des mots comme loisir ou bonheur. Et quand le malheur l’accable, ou la servitude, pas un animal qui soit libre. Telle est la vérité. Et doit-il en être tout uniment ainsi par un décret de la nature ? Notre pays est-il donc si pauvre qu’il ne puisse procurer à ceux qui l’habitent une vie digne et décente ? Non, camarades, mille fois non ! (…) Tout tient en un mot : l’Homme. Car l’Homme est notre seul véritable ennemi. Qu’on le supprime, et voici extirpée la racine du mal. Plus à trimer sans relâche ! Plus de meurt-la-faim ! (…) L’Homme est la seule créature qui consomme sans produire. Il ne donne pas de lait, il ne pond pas d’oeufs, il est trop débile pour pousser la charrue, bien trop lent pout attraper un lapin. Pourtant le voici suzerain de tous les animaux. Il distribue les tâches entre eux, mais ne leur donne en retour que la maigre pitance qui les maintient en vie. Puis il garde pour lui les surplus. Qui laboure le sol ? Nous ! Qui le féconde ? Notre fumier ! Et pourtant pas un parmi nous qui n’ait que sa peau pour tout bien. »


Ce discours (qui raisonne encore aujourd’hui de vérité dans les relations Gouvernement-patrons / « petit peuple » -salariés de notre époque actuelle) aura pour conséquence de fédérer l’ensemble des animaux de la ferme. Épris de liberté et voulant être les maîtres de leurs vies ils espèrent vivre tous ensemble, à égalité et ne plus être exploités. Ils se révoltent et virent le fermier.


L’auteur transpose ainsi la société animale à la société humaine, le tout avec beaucoup d’humour dans les descriptions de situations, dans les dialogues, dans tout le récit d’ailleurs. Tous les animaux sont des personnages représentant une catégorie de personnes, ceux qui croient aveuglément en tout ce que le chef dit, ceux qui cherchent à comprendre, ceux qui réfléchissent. C’est extrêmement bien fait, ce d’autant plus que la plume de l’auteur est très agréable et accessible. Teintée de poésie, on découvre des vers dans les phrases ce qui donne un côté chantant à cette histoire et la rend très sympathique à lire.


L’auteur décortique le fonctionnement de la société, la façon dont les belles promesses sont mises en œuvre et détournées et où la satisfaction personnelle finit toujours par l’emporter sur le bonheur collectif. L’auteur nous montre que finalement le pouvoir est un mal qui trouve toujours un chemin.


C’est une lecture que j’ai énormément appréciée tant pour la plume de l’auteur teintée de poésie que pour l’histoire très incisive, drôle et à la conclusion très bien amenée.

Lecture faite dans le cadre du programme de Coach Zola que je ne peux que vous recommander (cliquez ici)

LITTERATURE CLASSIQUE

Le meilleur des mondes – Aldous Huxley

Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley publié en 1932 aux éditions PLON

Résumé :

Bienvenue au Centre d’Incubation et de Conditionnement de Londres-Central. À gauche, les couveuses où l’homme moderne, artificiellement fécondé, attend de rejoindre une société parfaite. À droite : la salle de conditionnement où chaque enfant subit les stimuli qui plus tard feront son bonheur. Tel fœtus sera Alpha – l’élite – tel autre Epsilon – caste inférieure. Miracle technologique : ici commence un monde parfait, biologiquement programmé pour la stabilité éternelle… La visite est à peine terminée que déjà certains ricanent. Se pourrait-il qu’avant l’avènement de l’État Mondial, l’être humain ait été issu d’un père et d’une mère ? Incroyable, dégoûtant… mais vrai. Dans une réserve du Nouveau Mexique, un homme Sauvage a échappé au programme. Bientôt, il devra choisir : intégrer cette nouvelle condition humaine ou persister dans sa démence..

Mon avis :

Le meilleur des Mondes est un roman qui, bien qu’écrit et publié il y a fort longtemps, semble bien actuel de part la réflexion qu’il provoque sur la condition humaine et sur la question du bonheur.

Dans son monde, tout est aseptisé, lisse, les gens sont classés dans des catégories bien déterminées et conçus génétiquement pour coller parfaitement à la catégorie qu’on leur a assignée. Tous les membres de la même catégorie sont des «jumeaux» dont on a fabriqué « chimiquement » le caractère, la personnalité ou plutôt l’absence de personnalité dans les fioles dans lesquelles ils sont « nés ». Toute sensation dérangeante, toute difficulté, toute question qui viendraient troubler les membres de cette civilisation et qui pourraient les amener à réfléchir sont tuées dans l’oeuf par le Soma, une drogue que chacun prend dès qu’il a un problème.
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Par les personnages de Bernard, Lénina et le Sauvage, l’auteur nous montre ce qu’il en est de la vie dans le Meilleur des mondes.

Lénina est l’image même du « citoyen » parfait du monde. Elle est belle, elle se cantonne à sa position, elle respecte les règles même si son côté « monogame » ne semble pas être en accord avec la norme de ce monde où il est courant de fréquenter plusieurs hommes en même temps. Bernard dénote un peu dans le paysage du Monde. C’est un homme de petite taille, gros et sans charme. On sent bien qu’il connaît les règles mais on sent aussi qu’il a du mal à accepter les choses telles qu’on les lui présente. Il n’est pas dénué de caractère finalement et semble enclin à la réflexion. Le sauvage, John, est à l’opposé de tout cela. Conçu « normalement » et vivant en dehors de la civilisation créée artificiellement, il est maître incontesté de sa vie, de ses pensées. Il a son propre libre arbitre et entend bien le conserver malgré tout ce qu’on peut lui vanter de la civilisation fordienne. La rencontre de ces 3 personnages va provoquer une cascade d’évènements qui n’étaient certainement pas anticipés et qui vont remettre les choses en question.

Mais finalement, la vie est-elle meilleure quand tout est calculé, organisé, ne laissant aucune place à l’initiative ou à la réflexion personnelles ? Quid d’une vie faite d’aléas, de désordres ? d’une vie où chacun est libre de ses choix? La difficile question de la recherche du bonheur et d’une société idéale ou tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes possible comme l’enseignait le Docteur Pangloss au jeune Candide (mon roman préféré de Voltaire).

Je remercie vivement Coach Zola et son programme de lecture qui m’a permis de découvrir ce roman que je n’aurai pas choisi de moi-même et dont la lecture s’est révélée fort intéressante. Je ne peux que vous inviter à vous lancer dans ce programme (cliquez ici), vous y ferez certainement de belles découvertes livresques.

A l’heure où j’écris cette chronique je suis en train de lire La ferme aux animaux de George Orwell et je me régale

COUP DE COEUR·HISTORIQUE

La plantation – Leila Meacham

La plantation – Leila Meacham paru aux éditions Charleston le 18 avril 2014
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Elisabeth Luc
528 pages – 22,50 euros

Résumé :

Caroline du Sud, 1835. Privé de son héritage, Silas Toliver veut partir avec sa bien-aimée Lettie vers un nouveau territoire portant le nom de Texas pour y établir sa plantation. Sans argent, il ne peut réaliser son rêve. Fille d’un riche propriétaire terrien, Jessica Wyndham a caché un esclave fugitif. Pour laver l’honneur de sa famille, son père propose un marché à Silas : il financera son expédition vers l’Ouest s’il accepte d’épouser Jessica, et de partir avec elle.

Mon avis :

Leila Meacham a connu un énorme succès avec Les Roses de Somerset, son premier roman. Publié dans vingt-cinq pays, il a été un best-seller du New York Times. Quand est venu le temps de nous offrir un second roman, elle a choisi de raconter comment les familles découvertes dans Les roses de Somerset étaient arrivés au Texas. Ainsi est né La Plantation, une fresque familiale époustouflante, passionnante qui emporte dès les premières pages.

On y découvre Silas, le cadet d’une famille de Caroline du Sud qui rève d’une plantation de coton dont il a déjà imaginé les moindres détails. Déshérité par son père qui a choisi de léguer le domaine familial à son frère aîné, il n’imagine pas rester et veut absolument offrir une vie meilleure à sa fiancée, la belle Lettie. On y découvre aussi Jessica Wyndham, une jeune fille de bonne famille qui défend férocement la cause des esclaves, jetant la honte sur sa famille. Pour sauver l’honneur de sa famille, son père décide de la faire partir. Il manigance la déchéance de Silas qui se retrouve contraint d’épouser Jessica pour pouvoir accomplir son rêve. C’est ainsi qu’avec son meilleur ami Jérémy Warwick, Silas Toliver et sa nouvelle épouse partent avec d’autres familles vers le Texas.

Ce voyage sera le début d’une aventure bouleversante et forte en émotions tant pour les personnages tous aussi attachants les uns que les autres que pour le lecteur qui suivra leurs vies jusqu’en 1900 et vivra avec eux l’amour, la haine, les tragédies, le bonheur, la guerre, les espoirs et bien des bouleversements marquants de cette époque. De l’arrivée sur la terre promise, on suivra avec eux la naissance de la petite ville qu’ils fondent Howbutker, son développement et sa résistance face aux évènements. C’est très prenant, l’écriture fluide et les chapitres courts donnent un rythme soutenu à cette lecture, on n’a absolument pas envie de quitter Silas et Jessica, on veut voir comment leurs relations vont évoluer, ce qu’ils vont faire de leur vie. Il n’y a aucune longueur et l’auteure arrive parfaitement à garder l’attention du lecteur. C’est un vrai plaisir.

Le contexte historique est très bien travaillé, l’auteur a dépeint avec beaucoup de réalisme la vie de l’époque. On est vraiment plongé au coeur de la ségrégation, à cette époque où les noirs n’avaient aucun droit et étaient considérés comme des objets appartenant à leurs maîtres. Les relations entre les maîtres et leurs esclaves est habilement décrite par l’auteur qui nous montre bien les différents comportements ; entre les esclavagistes féroces, les maîtres respectueux des traditions mais plus modérés et les fervents défenseurs des droits des esclaves, l’auteur dresse le portrait assez concret de la société de cette époque. On y découvre aussi le fonctionnement du Chemin de fer clandestin et les conséquences pour ceux qui y participent. Au fil des pages et des années qui s’écoulent, on vit aussi la montée en puissance du conflit Nord Sud jusqu’à ce qu’arrive inéluctablement la guerre et ses tristes conséquences. L’auteure arrive à maintenir un très juste équilibre entre Histoire et histoire et c’est très agréable de pouvoir être plongé dans une histoire captivante, intéressante et instructive.

J’ai adoré cette lecture qui a su combler toutes mes attentes de lectrice : une histoire forte, pleine d’émotions, au dynamisme constant et dont il est impossible de sortir avant la fin. J’ai maintenant hâte de pouvoir lire Les roses de Somerset.

THRILLER

Criminal Loft – Armelle Carbonel

Résumé

Huit condamnés à mort ont été sélectionnés pour un show de télé-réalité. Chaque semaine, en direct, vous avez le pouvoir de les éliminer.

Un lieu : le sanatorium de Waverly Hills, aux États-Unis.
Entre ses murs doit se dérouler le show de télé-réalité le plus extrême de l’histoire.
Huit criminels y sont enfermés. Surveillés nuit et jour, ils sont prêts à tout, surtout au pire, pour convaincre des millions de téléspectateurs qu’ils méritent de vivre. Leur sort est entre vos mains…

Mon avis :

Criminal Loft est le jeu de télé réalité le plus machiavéliquement passionnant auquel je vous recommande vivement d’assister ❤️❤️❤️❤️❤️.


L’auteur nous met derrière les yeux de John Natas, dit John T, un tueur sadique, un des 8 candidats sélectionnés parmi les plus redoutables criminels patientant dans le couloir de la mort pour participer à Criminal loft, un jeu de télé réalité qui se passe dans un ancien hôpital psychiatrique abandonné. C’est avec lui et de son seul point de vue qu’on vit son « aventure ».

Il n’est pas gentil, bien au contraire, on sent bien son côté psychopathe, d’autant plus qu’on découvre ses crimes, mais bizarrement il m’a plu, je me suis attaché à lui. Au fil des jours qui passent et des « missions » que la Voix confie aux participants, la tension monte crescendo, on est complètement happé dans l’histoire, on se pose pleins de questions, on émet pleins d’hypothèses, on croit savoir et finalement on se prend le final en pleine face qu’on n’avait pas vu venir et c’est un kiffe total.

Bref, j’ai adoré ma première découverte de la plume de l’auteure et c’est avec grand plaisir que je récidiverai