LITTERATURE CONTEMPORAINE

Cendrillon & moi, la belle-mère parle enfin – Danielle Teller

Cendrillon & moi, la belle-mère parle enfin de Danielle Teller paru chez Pocket le 16.07.2020 – 448 pages – traduction Audrey COUSSY

Résumé :

C’est la marâtre la plus détestée de l’Histoire, celle dont on parle pour faire peur aux enfants désobéissants. Mais qui sait que la belle-mère de Cendrillon s’appelle en réalité Agnès, qu’elle a passé sa jeunesse à trimer comme bonne à tout faire, qu’elle a dû se battre comme une lionne pour accéder à un monde qui n’est pas le sien, que son époux était alcoolique et que sa belle-fille, petite princesse aux petons si délicats, est en réalité fort capricieuse ?
Agnès n’en peut plus des sornettes autour des pantoufles, des princes charmants et des citrouilles. Elle est bien décidée à rétablir la vérité, quitte à égratigner quelque peu la version officielle…

Mon avis :

Je l’avais vu passer au moment de sa sortie, il m’avait intriguée, le résumé m’avait donné envie de lire cette histoire qui promettait des révélations savoureuses sur la vraie personnalité de cette Cendrillon. Quand je suis retombée dessus lors d’un passage en librairie, je n’ai pas résisté et je ne l’ai pas laissé dormir longtemps dans la PAL.

Présenté comme une réécriture de conte avec un titre très accrocheur, cette histoire n’est pourtant pas celle qu’elle prétend être. Ce n’est pas la face cachée des relations entre Cendrillon et sa marâtre de belle-mère, celle où la belle-mère balance sur la princesse adulée qu’on a toutes aimées dans notre jeunesse.

Cette histoire est bien plus belle que ça. C’est l’histoire d’Agnès qui, à 10 ans, doit quitter sa famille qui n’a pas les moyens de la nourrir pour aller gagner sa croûte comme domestique dans un manoir et qui, durant toute sa vie, devra se battre pour survivre et faire reconnaître sa valeur en tant que femme dans un monde où les hommes font la loi.

Dans une ambiance très Downton Abbey, on suit Agnès dans toutes les (mes)aventures qui vont la mettre à l’épreuve, elle est une jeune fille puis une femme battante qui n’aura de cesse de réussir à tirer le meilleur de la vie malgré les affronts qu’elle aura à subir.

Alors oui le fond du conte est bien présent mais en filigrane et si les principaux éléments que l’on connaissait de la vie de cette horrible marâtre sont bien retranscrits, le sentiment qui domine à l’égard d’Agnès relève beaucoup plus de l’empathie, de l’admiration et de l’émotion une fois refermée la dernière page de ce roman.

J’ai énormément aimé cette histoire, je me suis attachée à Agnès, j’ai aimé sa force de caractère et son intelligence pour mener sa barque dans ce monde où la condition féminine n’était pas joyeuse. Plus qu’un conte, c’est une véritable histoire de courage et de force d’une femme que la vie n’a pas épargnée.

Une très belle lecture, émouvante, le combat d’une femme pour vivre tout simplement la vie dont elle avait envie.

LITTERATURE CONTEMPORAINE

L’aveuglement – José Saramago

L’aveuglement de José Saramago paru chez Points en 1995 – 384 pages – traduit par Geneviève Leibrich

Résumé :

Un homme devient soudain aveugle. C’est le début d’une épidémie qui se propage à une vitesse fulgurante à travers tout le pays. Mis en quarantaine, privés de tout repère, les hordes d’aveugles tentent de survivre à n’importe quel prix. Seule une femme n’a pas été frappée par la « blancheur lumineuse. » Saura-t-elle les guider hors de ces ténèbres désertées par l’humanité ?

Mon avis :

Je ne connaissais pas du tout cet auteur et c’est complètement par hasard que je suis tombée sur ce roman dans une boîte à lire. La lecture du résumé m’avait plu et convaincu de tenter l’aventure.

Mais il y a parfois un décalage entre la lecture qu’on avait imaginée à la lecture du résumé et la réalité de ce qu’on lit et c’est malheureusement ce qui s’est passé pour moi avec L’aveuglement.

Un homme tranquillement assis dans sa voiture, attendant que le feu passe au vert, devient subitement aveugle. C’est le début d’une épidémie qui se propage à toute vitesse et le gouvernement décide de confiner les aveugles dans un ancien hôpital psychiatrique, entassés dans des dortoirs.

Tout avait bien commencé. Même s’il m’a fallu m’habituer à la construction en pavé compact avec des dialogues intégrés dans le texte signalés par des majuscules après des virgules qui rendaient cette lecture peu fluide et pas forcément agréable à lire, j’ai réussi à passer outre et j’ai apprécié la mise en place de l’histoire.

Toute la première moitié est très intéressante. On vit avec le petit groupe d’aveugles constitué du premier contaminé, de sa femme qui voit mais qui a menti pour ne pas être séparée de lui et ceux qui ont été en contact avec lui et se retrouvent aveugles à leur tour. Tout est bien amené, on voit bien la chaîne de contamination et ce qu’ils vivent dans ces dortoirs est absolument horrible. On y voit des humains qui restent des humains et montrent toute la cruauté, l’égoïsme dont ils sont capables même dans une telle situation. C’était angoissant, oppressant, un huis-clos hyper tendu où l’horreur régnait à tous les instants. Et c’était bien.
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Mais voilà, ça n’a pas duré…sur la quatrième de couverture, on annonçait mille aventures de ces personnages livrés à eux-mêmes dans la ville, des hordes d’aveugles qui devront faire face à ce qui en l’homme est le plus primitif : la volonté de survivre à n’importe quel prix…du coup j’attendais avec impatience la partie sur la ville….et là ça a été la déconvenue la plus totale. Un calme plat qui n’a fait que descendre en flèche mon intérêt jusqu’à l’ennui total sur les dernières pages que j’ai lues en diagonale tellement j’en avais marre. Et la fin 😩

Je comprends quel était le but de l’auteur en nous racontant cette histoire. Télérama l’a d’ailleurs bien décrit :

 » José Saramago nous raconte qu’il faut parfois devenir aveugle pour réussir à voir la face cachée et essentielle des choses. Un beau livre plein d’espoir. « 

Mais c’est un élément que je n’avais pas en lisant la quatrième de couverture de mon exemplaire et du coup, certainement « polluée » par des films tels que Je suis une légende, World War Z, je suis passée complètement à côté de la seconde moitié de ce roman dont je m’étais fait un autre scénario dans ma tête.

Cette lecture fût donc une demi-réussite mais je vous le conseille quand même ne serait-ce que pour la première moitié qui est très édifiante sur le comportement humain.

COUP DE COEUR·LITTERATURE CONTEMPORAINE

Graveney Hall – Linda Newberry

Graveney Hall de Linda Newberry paru chez Phébus le 14.02.2013 et au Livre de poche le 29.01.2014 – 304 pages – traduction de Joseph Antoine

Résumé :

Quand Greg, un adolescent féru de photographie, découvre les ruines de l’ancienne demeure de Graveney Hall, il sait tout de suite qu’il tient un beau sujet. Épaulé par Faith, la fille d’un bénévole restaurant la propriété, il va tenter de percer le secret de cette mystérieuse bâtisse et de son dernier habitant, Edmund Pearson, disparu dans d’étonnantes circonstances pendant la Première Guerre mondiale. Une enquête qui va révéler bien plus de choses sur lui-même qu’il n’aurait pu l’imaginer.

Mon avis :

Graveney Hall dormait dans ma PAL depuis 2014, plusieurs fois je l’ai pris, en ai relu le résumé et puis l’ai reposé pour lui préférer un plus récent. Et puis dernièrement, une envie plus forte de sortir les vieux de ma PAL m’a fait lui donner sa chance…et mon Dieu qu’est-ce que j’ai bien fait !!!! Cette lecture est une pépite💕💕💕💕💕
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La plume de l’auteure est sublime. Douce, poétique, travaillée mais fluide et très agréable à lire, elle donne une profondeur à l’histoire, une histoire émouvante, bouleversante, forte et tellement riche.
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On suit deux jeunes garçons à deux époques bien différentes. Edmund en 1917, pendant la première guerre mondiale, dans une société anglaise très puritaine, qui a mystérieusement disparu pendant l’incendie de la propriété familiale, Graveney Hall, aujourd’hui une ruine en cours de rénovation où évolue Greg, un tout aussi jeune adolescent féru de photographie qui va chercher à comprendre, avec Faith, une jeune fille très croyante, qui était Edmund et à percer le mystère de cette disparition.

Des commentaires sur Livraddict avaient un peu refroidi l’enthousiasme de la non-croyante que je suis, mais cette lecture m’a emportée complètement. L’équilibre entre les deux époques est parfaitement maitrisé, on prend plaisir à lire chacune d’elles et à suivre nos deux jeunes hommes dans leurs vies d’adolescent en recherche de qui ils sont

C’est vrai il n’était pas tout à fait lui-même : ce lui-même qu’elle connaissait. Mais peut-être commençait-il à devenir lui-même justement: le vrai lui-même.

Il y est question d’amour, pur, celui qui a un sens, « trop important pour être galvaudé » et quelque soit l’autre.

« J’ai un rêve – un fantasmé. Passer une nuit dehors, au bord de la mer, avec quelqu’un d’autre. Une nuit chaude, paisible, sous un ciel vraiment clair. On resterait couchés là à regarder les étoiles, à écouter les vagues, puis ce serait l’aube et on irait dans l’eau, nager. Ce serait assez parfait pour durer toute ma vie. Les étoiles, l’obscurité, l’espace, le sable, les vagues, l’eau, la lumière« .

Les questionnements sur Dieu jalonnent cette histoire, tant avec Edmund qu’avec Greg et c’est bouleversant.

« On ne sait pas pourquoi les choses arrivent, alors on invente un Dieu omniscient qui sait, et comme pour toi il faut que ce soit un dieu bon, il doit exister une bonne raison à tout évènement, si affreux soit-il »… »Si tu Lui ouvres ton cœur, Il te montrera Son amour et Sa vérité. Ca ne peut pas se produire autrement. Ca ne passe pas par la raison ni par la logique ni par l’argumentation ».

Il n’y a que de belles phrases et de belles réflexions qui inspirent et font réfléchir.

Nous ne pouvons pas nous contenter d’être. Nous voulons plus que ce qui nous est imparti ; nous voulons des voitures, des cinémas, des piscines, des vacances sur le continent et ce n’est pas tout, nous considérons comme acquis le fait d’y avoir droit. Si on pouvait se contenter d’être, de vivre de ce que la terre a les moyens de nous donner au lieu de prendre et de prendre encore, les forets tropicales pousseraient et l’atmosphère serait propre et la terre trouverait son propre équilibre.


Je n’ai jamais autant noté de phrases qui me touchaient dans une lecture. Celle-ci a été d’un bout à l’autre un pur moment de bonheur livresque tant j’ai apprécié la plume de l’auteure mise au service d’une histoire magnifique, d’une profondeur immense qui m’a envoûtée.

Un énorme COUP AU COEUR dont je vous recommande vivement la lecture

COUP DE COEUR·LITTERATURE CONTEMPORAINE

Le soleil des Scorta – Laurent Gaudé

Le soleil des Scorta de Laurent Gaudé paru en 2004 aux éditions Actes Sud

Résumé

Parce qu’un viol a fondé leur lignée, les Scorta sont nés dans l’opprobre. A Montepuccio, leur petit village d’Italie du sud, ils vivent pauvrement, et ne mourront pas riches. Mais ils ont fait vœu de se transmettre, de génération en génération, le peu que la vie leur laisserait en héritage. Et en dehors du modeste bureau de tabac familial, créé avec ce qu’ils appellent “l’argent de New York”, leur richesse est aussi immatérielle qu’une expérience, un souvenir, une parcelle de sagesse, une étincelle de joie. Ou encore un secret. Comme celui que la vieille Carmela – dont la voix se noue ici à la chronique objective des événements – confie à son contemporain, l’ancien curé de Montepuccio, par crainte que les mots ne viennent très vite à lui manquer.
Roman solaire, profondément humaniste, le nouveau livre de Laurent Gaudé met en scène, de 1870 à nos jours, l’existence de cette famille des Pouilles à laquelle chaque génération, chaque individualité, tente d’apporter, au gré de son propre destin, la fierté d’être un Scorta, et la révélation du bonheur.

Mon avis :

Le soleil des Scorta est le troisième roman de Laurent Gaudé pour lequel il a reçu le prix Goncourt en 2004. Il est traduit dans trente quatre pays.

Le soleil des Scorta met à l’honneur tant un pays, l’Italie, qu’une famille, les Scorta. De 1870 à nos jours, l’auteur retrace le parcours de cette famille pour qui tout n’avait pas commencé sous les meilleurs auspices mais qui fera preuve d’énormément de courage et de volonté.
Tout se déroule à Montepuccio, un petit village au Sud de l’Italie où Rocco, le premier des Scorta commença sa vie bien difficilement. Né d’un viol il réussira à retourner la situation à son avantage en bâtissant sa fortune par le crime et les vols mais décidera à sa mort de tout léguer à l’église afin que sa famille connaisse le prix de la sueur. On va ensuite suivre la vie de ses 3 enfants, Carmela, Giuseppe, Domenico, laissés dans la misère et qui devront se battre pour s’en sortir. Il y aura aussi Raffaele, un de leurs plus proches amis qui deviendra un Scorta par choix.

C’est une histoire de famille. « Chaque génération essaie. Construire quelque chose. Consolider ce qu’on possède. Ou l’agrandir. Prendre soin des siens. Chacun essaie de faire au mieux. Il n’y a rien d’autre à faire que d’essayer ». La famille est vraiment le pilier de cette histoire. On suit tous les personnages très attachants qui devront affronter la vie. Chacun aura sa croix à porter. Ils sont très attachés à leur village. « Nous l’aimons trop, cette terre. Elle n’offre rien, elle est plus pauvre que nous, mais lorsque le soleil la chauffe, aucun d’entre nous ne peut la quitter. Nous sommes nés du soleil…sa chaleur, nous l’avons en nous ». On vit avec eux les joies, les peines, les bons moments, les drames jusqu’à la fin de leur vie.

Glissés parmi le déroulement de cette vie, des chapitres écrits en italique où de la bouche de Carmela qui se confesse au Curé de la paroisse, sortent des morceaux de son histoire qui donnent un éclairage nouveau à certains passages.

Porté par une plume envoûtante, douce et poétique, très immersive, Laurent Gaudé nous emmène au pays des olives, sous un soleil de plomb dans une famille simple, touchante, aux fortes valeurs de travail et de persévérance car « quand tu te bats pour quelque chose, quand tu travailles jour et nuit comme un damné, quand tu sues pour construire ce que tu désires, tu vis les plus beaux moments de ta vie ». Il en profite également pour évoquer certains thèmes de l’histoire, la guerre, l’immigration en provenance de l’Albanie.

J’ai adoré passer, en quelques heures de lecture, toutes ces années aux côtés des Scorta, tous aussi attachants les uns que les autres. C’est un véritable coup de cœur tant pour la plume de l’auteur que pour l’histoire en elle-même. Une magnifique fresque familiale qui m’a emportée dès les premières lignes et tout comme les Scorta, je n’ai pas pu quitter le village de Montepuccio avant le point final.

LITTERATURE CONTEMPORAINE

Le mystère Henri Pick – David Foenkinos

le mystère henri pick

Le mystère Henri Pick – David Foenkinos – éditions Folio – 4 janvier 2018 – 336 pages – 7.90 €

Résumé:

En Bretagne, un bibliothécaire recueille tous les livres refusés par les éditeurs. Parmi ces manuscrits, une jeune éditrice découvre une pépite écrite par un certain Henri Pick. Elle part à sa recherche et apprend qu’il est mort deux ans auparavant. Mais selon sa veuve, il n’a jamais écrit autre chose que des listes de courses… Aurait-il eu une vie secrète? Auréolé de ce mystère, le livre de Pick aura des conséquences étonnantes sur le monde littéraire.

Mon avis :

« Chacun peut adorer la lecture, à condition d’avoir en main le bon roman, celui qui vous plaira, qui vous parlera, et dont on ne pourra pas se défaire«  (p18). Je n’avais pas lu cet auteur depuis 2011, certainement parce que ma lecture à l’époque de son roman Les souvenirs ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable (j’ai du retourner sur mon premier blog pour me souvenir de ce que j’en avais pensé !!!).  Ce roman n’était pas le bon pour me faire apprécier l’auteur…. Ma sœur m’a offert Le mystère Henri Pick pour mon anniversaire l’année dernière et il dormait bien sagement dans ma PAL. C’est en lisant l’avis d’une instagrammeuse que j’ai eu envie de le lire. Et j’ai eu bien raison car j’ai adoré cette lecture.

On y découvre une histoire mystérieuse d’un roman trouvé dans une bibliothèque de livres refusés par les éditeurs…un auteur improbable…. un succès fou… des conséquences divertissantes… une enquête… des soupçons….et puis la révélation finale qui emporte… la magie du processus éditorial, de ce qui fait le succès d’un roman…c’est bien écrit, c’est drôle, attendrissant, émouvant et captivant. Bref j’ai adoré.

La lecture est une question de ressenti et les lecteurs ont chacun leurs propres attentes et  peuvent avoir des ressentis différents à la lecture d’un même roman. Un livre refusé par un éditeur ne signifie pas forcément qu’il est mauvais, cela signifie juste qu’il n’a pas su toucher et combler les attentes du lecteur ou des lecteurs désigné(s) pour décider de l’avenir du manuscrit soumis à la maison d’édition. La bibliothèque des livres refusés de ce petit coin reculé de la Bretagne a été créée par un amoureux des mots, Jean-Pierre Gourvec pour qui « la question n’était pas d’aimer ou de ne pas aimer lire, mais plutôt de savoir comment trouver le livre qui vous correspond…en détaillant l’apparence physique d’un lecteur, il était capable d’en déduire l’auteur qu’il lui fallait« . Après sa mort, Magali, son assistante a continué à tenir la bibliothèque qui avait évolué et dont les étagères contenant les livres refusés se sont retrouvés délaissés… jusqu’à ce que Delphine, une jeune éditrice de passage chez ses parents découvre ce lieu surprenant et ce manuscrit qui va changer la vie de bien des personnes.

Au travers de ce récit très bien construit, mystérieux et très agréable à lire, l’auteur décortique habilement et avec subtilité tout le processus éditorial, la communication autour de la sortie d’un roman, ce qui fait que les lecteurs achètent ou non le roman. Tout en associant le lecteur à l’enquête pour savoir qui était ce Henri Pick et surtout comment ce pizzaiolo avait pu écrire un tel roman, l’auteur nous divertit avec les conséquences d’un tel succès, qu’elles soient bonnes ou mauvaises.

Les personnages sont tous aussi attachants les uns que les autres et c’est un vrai plaisir de lire ce qui leur arrive à la suite de cette découverte et comment ils affrontent les situations qui se présentent.

Le tout donne un roman captivant dont on tourne les pages avec frénésie pour connaître le fin mot de l’histoire qui est à la hauteur de la tension progressive qui se dégage de cette lecture. Les cinquante dernières pages sont rudes pour toute autre activité que la lecture car on ne peut pas se sortir de ce roman avant de découvrir la résolution finale.

Une lecture passionnante, une comédie qui prend des airs de thriller, un petit bijou à lire pour percer le mystère!!

MES LIVRES EN VUE

Mes livres en vue n°1

Alors il y a des jours comme ça où en surfant sur le net (et en particulier sur FB) on a l’œil attiré par un partage, une publication, on clique et bim un nouveau livre arrive dans la wish list… Vous connaissez cette situation ? et bien c’est ce qui vient de m’arriver là il y a tout juste 2 minutes et je m’empresse de venir vous en parler au lieu de profiter de ma pause déjeuner pour lire, c’est dire si c’est important.

Tout a commencé par la lecture de l’interview de Emmanuelle Allibert publiée par Clémence Roux de Luze sur le site Monbestseller.com :

emmanuelle-allibert_monbestseller.com_

Emmanuelle Allibert, attachée de presse aux éditions JC Lattès (ex éditions Plon) parle du milieu de l’édition mais aussi de son livre « Hommage de l’Auteur absent de Paris » publié chez les éditions Léo Scheer et en lisant cette interview pleine d’humour et de réflexions pertinentes j’ai eu une irrésistible envie de rajouter ce roman sur ma wish list.

 hommage« Au commencement était le Verbe, et le Verbe s’est fait chair  ; il est devenu Auteur, et c’est là que les ennuis ont commencé. 

L’Auteur écrit pour passer à la postérité. Il souhaite que son œuvre soit remarquée, ovationnée et qu’elle s’inscrive dans l’histoire de la littérature – de son vivant, cela va de soi. Mais qu’est-ce qui le distingue des autres êtres humains  ?
À partir des multiples situations qui forment le lot quotidien de cette existence particulière, succession d’instantanés pris depuis une maison d’édition, Hommage de l’Auteur absent de Paris dévoile, avec un humour ravageur, les coulisses de ce milieu professionnel aux codes très précis. Et si de l’extérieur, l’Auteur occupe une position enviée par beaucoup, l’envers du décor est, lui, nettement moins reluisant. On pourrait le résumer ainsi  : l’Auteur se pense le roi de la fête, il est souvent le dindon de la farce. »

Je ne peux que vous inviter à aller lire l’interview qui vous donnera envie, comme à moi, de découvrir la plume de cette nouvelle auteur.